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L'équation de Frank Donald Drake

Frank Donald Drake (docteur) (1930)

Drake naît le 28 mai 1930 à Chicago. Toujours intéressé par la science, il passe des heures avec ses amis à mener des expériences avec des moteurs, des radios, et du matériel de chimie. A mesure qu'augmente sa compréhension de l'astronomie et de la véritable taille de l'univers, Drake commence à se poser la question de l'existence d'autres planètes et de la vie sur celles-ci. L'idée lui semble raisonnable. Cependant, de par les convictions religieuses de ses parents et de ses professeurs, il n'est jamais à l'aise pour évoquer le sujet de la vie extraterrestre.
Après le collège Drake entre à Cornell pour étudier l'électronique. C'est là qu'il se passionne vraiment pour l'astronomie et finit par trouver quelqu'un d'autre qui examine la possibilité de la vie sur d'autres planètes. En 1951, il assiste à une conférence de Otto Struve, à la fin de laquelle ce dernier qu'il y a des indices probants que des systèmes planétaires se soient formés autour de la moitié des étoiles de la galaxie. Struve en vient à considérer que la vie peut certainement exister sur d'autres planètes. Drake, enfin, à trouvé quelqu'un qui partage ses idées : En l'espace de quelques moments dans une salle de conférence, Struve avait élevé le nombre de planètes dans la Galaxie que nous connaissons à plus de 99 milliards environ.
Après le lycée il passe 3 ans dans la Marine pour rembourser ses études. Grâce à son diplôme d'électronique il finit comme officier en électronique sur l'USS Albany où il acquiert une expérience incompable de l'utilisation et la réparation des derniers équipements électroniques de pointe.
Drake à Green Bank en 1960
Après son passage à la Marine, Drake entre à Harvard pour étudier l'astronomie optique. Cependant, la seule place disponible cet été-là est en radio-astronomie. Drake y est finalement particulièrement adapté car capable de réparer et adapter les équipements nécessaires. Il y reste jusqu'en 1958, où il obtient sa licence. Cette année-là il trouve une place au NRAO, où 2 ans plus tard, de avril à juillet 1960, il mène son projet OZMA, la première recherche de signal extraterrestre.
http://www.rr0.org/DrakeFrankD.html
L’ équation de Drake
 
Pour trouver une estimation raisonnable du nombre de civilisations intelligentes dans notre galaxie, l’astronome américain Frank Drake, né le 28 mai 1930 à Chicago, a mis au point une équation comportant de nombreuses inconnues sur lesquelles les chercheurs débattent encore aujourd’hui. L’histoire de cette équation extraordinaire commence en 1959 lorsque deux physiciens publièrent un article dans la prestigieuse revue scientifique britannique Nature. Cet article, intitulé « Searching for Interstellar Communications », exposait l’idée audacieuse que des radiotélescopes suffisamment sensibles pouvaient sûrement être en mesure de capter des signaux radio en provenance d’éventuelles civilisations intelligentes situées dans de lointains systèmes stellaires. Les deux physiciens suggéraient que ces messages venus des profondeurs du cosmos pourraient être émis sur la longueur d’onde bien spécifique de 21 centimètres (1400 mégahertz). Cette longueur d’onde de 21 centimètres n’avait pas été choisie au hasard, elle caractérise, en effet, l’émission de l’hydrogène neutre qui est l’élément le plus répandu dans l’Univers. Dans le cadre de ces idées novatrices en matière de communication entre civilisations éloignées, il semblait logique de penser que ces civilisations utilisaient ce point (appelé aussi “le point d’eau”- voir le livre d’Emmanuel Davoust ) de repère universel du spectre radio. Décidé à vérifier l’exactitude de l’hypothèse des deux physiciens, le radioastronome Frank Drake devint, en 1960, le premier scientifique à effectuer une recherche systématique de signaux intelligents en provenance d’autres systèmes stellaires.

Utilisant le radiotélescope de 26 mètres de diamètre de l’Observatoire National de Radioastronomie de Green Banks, Drake écouta deux étoiles proches similaires au Soleil : Epsilon Eridani et Tau Ceti. Située à 10.5 années-lumière du Soleil dans la constellation de l’Eridan, de Type K2 et de magnitude apparente de 3.7, Epsilon Eridani est une étoile naine de couleur orangée. Le satellite IRAS a détecté de grandes quantités de poussières autour de cette étoile, ce qui semble être l’indice qu’il existe un système planétaire en formation. Plus récemment (août 2000), une planète de la taille de Jupiter a été détectée à une distance de 3.2 UA (480 millions km) de l'étoile. Rappelons que l’UA, ou Unité Astronomique, correspond à la distance qui sépare la Terre du Soleil, soit environ 150 millions de kilomètres. ( à droite : Frank Drake )
Située dans la constellation de La Baleine (Cet), à 11,9 années-lumière du Soleil, de magnitude apparente 3,49, Tau Ceti est la vingtième étoile la plus proche. Elle est aussi terriblement attrayante puisque, malgré un éclat absolu de moitié inférieur à celui du Soleil, elle partage avec notre étoile de nombreuses caractéristiques. Avec l’écoute de ces deux étoiles proches était né le projet Ozma (d’après le personnage principal du livre Ozma of Oz, de L. Frank Baum’s). Comme il fallait s’y attendre, le Projet Ozma ne fournira aucun indice d’une présence étrangère dans ces deux systèmes stellaires, mais il marque le début de la passionnante aventure de la recherche de civilisations extraterrestres dans notre Galaxie. Après l’expérience infructueuse d’Ozma, Drake organisa une réunion avec un groupe de scientifiques de haut niveau pour débattre des perspectives et des inconnues propres à la recherche d’une forme de vie extraterrestre intelligente. En novembre 1961, un petit groupe de passionnés composé de radio-techniciens, d’astronomes et de biologistes, se réunirent pendant deux jours à Green Banks.
Curieusement, Drake n’a jamais admis la réalité des ovnis et encore moins l’idée qu’ils pourraient être des vaisseaux spatiaux fabriqués par ces civilisations évoluées avec lesquelles il cherche justement à communiquer. Malgré tout, nous reconnaissons que l’équation de Drake est d’une certaine façon fascinante. En cassant une grande inconnue (N) en une série d’inconnues plus petites, cette formule mathématique a donné à la recherche de signaux radio extraterrestres une base scientifique sérieuse.
Introduction
La recherche de formes de vies extraterrestres est devenu un sujet d’actualité autant pour les scientifiques que pour les hommes du monde entier.
En 1960, le physicien Francis Drake, proposa une équation mathématique visant à évaluer, plutôt que calculer, le nombre de civilisations intelligentes et en mesure de communiquer, dans une Galaxie donnée. Cette équation est en relation directe avec le paradoxe de Fermi, qui tente de comprendre pourquoi, au vu de la relative jeunesse de notre étoile, le Soleil comparé à d’autres existant dans l’Univers, nous n’avons toujours pas eu de contact avec des civilisations extraterrestres.
Le but de l'équation.
Cette équation est destinée à donner une idée des chances de succès du projet SETI. Elle permet en effet de déterminer le nombre de civilisations intelligentes et en mesure de communiquer se trouvant dans notre Galaxie.
Elle permet notamment d'aider les personnes présentes à la conférence de 1961 à déterminer les questions fondamentales auxquelles il convient de donner des réponses quant au succès de SETI. Il s'agit en grande partie d'idées déjà abordées par Cocconi et Morrison en 1958.
L'équation de Drake est telle que :
N = R* x fp x ne x fl x fi x fc x L
Les termes de l'équation.
N représente le nombre de civilisations "observables", intelligentes, et en mesure de communiquer, présente dans la Galaxie, à savoir, pour nous, la Voie Lactée.
R* représente le nombre d'étoiles naissant chaque année dans la Galaxie. Il s'agit du terme le moins discuté.
fp est la fraction de ces étoiles possédant un système solaire, soit des planètes gravitant autour d'elles.
ne est le nombre moyen de ces planètes potentiellement aptes à abriter des formes de vies, donc similaires à la Terre.
Ce terme dépend principalement de nos connaissances des étoiles et des zones propices à la vie, il n'est donc pas évident de le déterminer.
fl est la fraction de ces planètes ayant pu développer une forme de vie.
Nous n'avons à ce jour qu'un seul exemple de planète où les conditions pour que la vie puisse se développer ont été réunies. Il est cependant probable que Mars ait développé une forme de vie primitive des milliards d'années auparavant .
fi est la fraction de ces planètes ayant pu développer une forme de vie intelligente.
fc est la fraction de ces formes de ces planètes capables de communiquer.
Soit le nombre d'espèces intelligentes qui developperont une technologie les rendant à même d'en contacter d'autres.
L est la durée de vie moyenne d'une civilisation.
Les différents résultats.
Les valeurs utilisées par Drake en 1961 sont :
R* = 10/an fp = 0.5 ne = 2 fl = 1 fi = fc = 0.01 L = 50 années On obtient alors :
N = 10 * 0.5 * 2 * 1 * 0.01 * 0.01 * 50 = 0.05
Les scientifiques, de nos jours, sont souvent en désaccord sur les valeurs possibles des paramètres de l'équation.
On peut obtenir des valeurs de N supérieures en acceptant que 10% des civilisations seront un jour capable de communiquer, que leur durée de vie sera de 100 000 ans, ce qui représente une très courte durée comparée à celle de leur système planétaire.
R* = 20/an fp = 0.1 ne = 0.5 fl = 1 fi = 0.5 fc = 0.1 L = 100 000 années
N = 20 * 0.1 * 0.5 * 1 * 0,5 * 0.1 * 100 000 = 5000
Avec des raisonnements différents, on peut aussi obtenir des résultats particulièrement intéressants.
Si l’on considère par exemple que :
R* = 20/an fp = 0.5 car environ la moitié des étoiles forment un système planétaire ne = 1 car dans notre système, nous n’avons comme exemple que la Terre fl = 0.2 ce qui représente une planète sur 5 fi = 1 sachant que la sélection naturelle tend vers une complexification de la vie et implique que les espèces douées de la plus grande faculté d’adaptation survivront fc = 0.5 valeur choisie arbitrairement, sachant que jusqu’à présent, l’Homme ait été le seul à mettre en place une technologie de communication
On obtient alors :
N = 20 * 0,5 * 1 * 0,2 * 1 * 0,5 * L
Soit N=L.
En ces termes, le nombre de civilisations extraterrestres est égal au nombre d’années durant lesquelles une civilisation peut survivre.
Conclusion
En appliquant à chacun de ses termes différents raisonements, donc différentes valeurs, on peut obtenir au pire des valeurs de N allant de 1 à 10^9 (un milliard) civilisations extraterrestres, et cela seulement pour la Voie Lactée. Notre seule présence réfute toute valeur de N inférieure à 1, voire nulle.
Plusieurs variables ont été mieux comprises, donc évaluées avec plus de précision, au cours du temps, mais beaucoup demeurent approximatives. Jusqu'ici, cette énigme n'a toujours pas été résolue avec certitude. L'équation de Drake permet néanmoins de diviser une grande inconnue en une série de plus petites, ce qui permet de mieux se focaliser sur chacun des facteurs.L'équation de Drake n'est donc pas une loi, ni même précisément une théorie, mais plutôt une piste de réflexions.
http://www.supinfo-projects.com/fr/2005/equation_drake/conclusion/
source: http://ovniinvestigation.free.fr/LES%20DOSSIERS.htm
Le paradoxe de Fermi:
le paradoxe de Fermi est juste une indication de plus que les Ovnis sont en bel et bien d'origine extraterrestre

Dans son interprétation populaire, le paradoxe de Fermi déclare fondamentalement que s'il y avait une vie intelligente ailleurs que sur cette terre, ils devraient être déjà parmi nous, étant donné l'âge de la galaxie qui aurait laissé le temps à plusieurs civilisations extraterrestres d'en développer la technologie. Le paradoxe de Fermi pose cette question simple : "Mais où sont-ils ?". C'est Fermi qui le premier a eu l'audace de poser le débat dans un contexte scientifique. Pour résumer le paradoxe en quelques mots, on peut montrer que la Galaxie devrait déjà être entièrement colonisée à l'heure actuelle et donc 'ils' devraient être ici ! Les sceptiques utilisent cet argument d'une manière très curieuse: "Les OVNIS ne peuvent pas être extraterrestres, parce que le paradoxe de Fermi nous indique que s'il y avait une vie intelligente ailleurs, des extraterrestres devraient visiter notre planète en ce moment." Cette page explore donc le paradoxe du paradoxe de Fermi, en bref: le paradoxe de Fermi est juste une indication de plus que les OVNIS sont en bel et bien d'origine extraterrestre.

Enrico Fermi
Enrico Fermi (né le 29 septembre 1901 à Rome et décédé le 28 novembre 1954 à Chicago) est un célèbre physicien italien récompensé d'un prix Nobel de physique en 1938 pour ses travaux en physique nucléaire. Ses recherches serviront de socle à l'exploitation de l'énergie nucléaire par la suite. Il fut également lauréat de la médaille Hughes en 1942, de la médaille Franklin en 1947 et du prix Rumford en 1953.
Biographie

Enrico Fermi dans les années 1940
Enrico Fermi naît le 29 septembre 1901 à Rome. Il est le troisième enfant d'une famille originaire de Plaisance. Bon élève, il se passionne très vite pour la physique et les mathématiques et commence à étudier divers ouvrages qu'il achète et qui traitent de mécanique, d'optique, d'astronomie et d'acoustique. Un ami de son père, l'ingénieur Adolfo Amidei, qui prend conscience des qualités hors du commun du jeune Fermi, lui prête divers ouvrages traitant de mathématiques. Ainsi Fermi à 17 ans maitrise la géométrie analytique la géométrie projective, le calcul infinitésimal et intégral, et la mécanique rationnelle. Fermi intègre l'École Normale Supérieure de Pise.

A partir d'octobre 1918, Fermi étudie à l'Université de Pise au sein de l'Ecole Normale Supérieure de Pise. Comme à son habitude, il étudie seul divers problèmes de physique mathématique et consulte à ce soin des ouvrages de Poincaré, de Poisson ou de Appel. À partir de 1919 Fermi s'intéresse aux nouvelles théories comme la relativité ou la physique atomique, ainsi acquiert une grande connaissance de théories tels : la relativité restreinte, le corps noir ou encore le modèle de l'hydrogène de Bohr. Ainsi Fermi le seul à l'université au fait de ces théories en arrive sur l'insistance de ses professeurs à donner des conférences où ils exposent aux professeurs et aux assistants les dernières découvertes de physique atomique.
En janvier 1922 après 4 ans passés à l'université, Fermi publie son premier article qui traite de la relativité générale. Dans une communauté scientifique italienne hostile aux travaux d'Einstein, Fermi est l'un des rares avec Levi-Civita à défendre la théorie de la relativité.
En 1922, Fermi obtient son diplôme de fin d'étude après avoir présenté un mémoire sur la diffraction des rayons X.
Il fréquente ensuite divers physiciens de haut rang dans l'Italie de l'époque, avant de devenir pendant deux ans conférencier à l'université de Florence. Il devient par la suite professeur de physique théorique en 1926 à Rome. C'est durant cette période qu'il développera la théorie statistique quantique que l'on appellera plus tard la statistique de Fermi-Dirac.
À partir de 1932 il se tourne plus précisément vers la physique nucléaire, et c'est cette même année qu'il rédige un article sur la radioactivité β. En 1934, il développe sa théorie sur l'émission de rayonnement bêta et s'oriente vers la création d'isotopes radioactifs artificiels par bombardement de neutrons lents.
Avec le début de la Seconde Guerre mondiale, Fermi émigre au États-Unis le 2 janvier 1939 avec toute sa famille et enseigne à Columbia avec son collègue Leó Szilárd. Ils travaillent ensuite ensemble à l'université de Chicago à l'élaboration d'une pile atomique. C'est là que le 2 décembre 1942 est réussie la première réaction en chaîne contrôlée de fission créée par l'homme. C'est l'avènement du premier réacteur nucléaire. Il travaille ensuite au Laboratoire national de Los Alamos jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale au sein du projet Manhattan. Il sera nommé citoyen états-unien en 1945 en récompense de ses travaux sur la bombe atomique.
En 1946 il accepte le poste de professeur au sein de l'INS (Institute for Nuclear Studies) qui deviendra plus tard l'institut Enrico-Fermi créé par l'université de Chicago. C'est en son honneur que sera créée la récompense Enrico-Fermi, qui sera décernée à partir de 1954 certaines années en récompense de travaux ou d'avancées exceptionnelles dans le domaine énergétique. Il passera le reste de sa vie à Chicago. Il meurt le 28 novembre 1954 d'un cancer de l'estomac à l'âge de 53 ans.
Travaux
Statistique de Fermi-Dirac Théorie de la désintégration β Découverte des neutrons lents
Bibliographie
Biographies
Emilio Segrè ; Enrico Fermi, physicist, University of Chicago Press (1995), ISBN 0226744736. L'auteur, qui fut l'étudiant, puis le collègue et ami de Fermi, obtiendra le prix Nobel 1959. Laura Fermi ; Atoms in the family: my life with Enrico Fermi, University of Chicago Press (Réédition - 1995),ISBN 0226243672. Souvenirs de la femme de Fermi. Carlo Bernardini & Luisa Bonolis (Eds) ; Enrico Fermi: his work and legacy, Springer-Verlag (2004), ISBN 3540221417. Hommage à Fermi pour le centième anniversaire de sa naissance, commandé par la société italienne de physique.
Œuvres
Enrico Fermi ; Thermodynamics , Dover Publications (1937), ISBN 048660361X. Enrico Fermi ; Notes on Quantum Mechanics, University of Chicago Press (2ème édition - 1995), ISBN 0226243818. Enrico Fermi ; Nuclear Physics : A Course Given by Enrico Fermi at the University of Chicago, University of Chicago Press (édition révisée - 1974), ISBN 0226243656. Enrico Fermi ; Elementary Particles, Yale University Press (1951), ISBN 0300094744.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Enrico_Fermi
Le paradoxe de Fermi présentation et discussion

Si les extraterrestres existent… alors, ils devraient être là ! « Mais où se cachent-ils ? »
s’interroge le fameux physicien Enrico Fermi au milieu du XX siècle, alors que la première « vague d’Ovnis » touche les Etats-Unis.
Le paradoxe de Fermi s'intéresse à la question de savoir pourquoi nous ne sommes pas déjà en contact avec des extraterrestres, vue la relative jeunesse de notre étoile, le Soleil, par rapport à toutes celles existant dans l'univers.
Naissance du paradoxe
Enrico Fermi (1901-1954), physicien italien, est connu pour son prix Nobel de physique en 1938, pour avoir produit la première réaction nucléaire en chaîne en 1944 mais avant tout pour cette histoire a priori anecdotique, que l'astronome Carl Sagan baptisa plus tard "le paradoxe de Fermi".
Pendant l'été 1950, Enrico Fermi travaillait au laboratoire national de Los Alamos. En se rendant à la cantine avec trois autres physiciens renommés, il discutait d'un dessin humoristique paru dans le New Yorker. Suite à une série de vols de poubelles à New York, le dessinateur avait représenté une soucoupe volante posée sur une autre planète avec des petits hommes verts tirant chacun un container de déchets.
Fermi demanda à Edward Teller, le père de la bombe H, une estimation de la probabilité que dans les dix prochaines années nous ayons la preuve de l'existence d'un objet se déplaçant plus vite que la vitesse de la lumière ? Il sous-entendait bien sûr que tout extraterrestre nous rendant visite aurait découvert le voyage supra-luminique. Teller hasarda : 1 sur 1 million. Fermi répondit que ce chiffre était bien trop faible, et que son estimation se portait à 10%. La question s'arrêta là. Ils prirent leur repas. Tout d'un coup Fermi se leva de table et s'écria "Mais où sont-ils ?"

Une représentation graphique du message Arecibo, première tentative humaine pour communiquer avec des civilisations extra-terrestres
Le problème
Sommes-nous la seule civilisation technologiquement avancée de l'Univers ? L'équation de Drake tente de quantifier leur nombre en faisant intervenir de nombreuses variables par ailleurs toutes inconnues sauf une. Enrico Fermi a fait la supposition de l'existence d'une seule civilisation extra-terrestre capable du voyage intersidéral (à une vitesse toutefois inférieure à la vitesse de la lumière). Il a supposé cette civilisation intéressée à la conquête de la Galaxie (quels qu'en soient les buts) et qu'elle progressait par bonds, colonisant une planète pendant quelques centaines ou milliers d'années, puis envoyant des dizaines de vaisseaux vers de nouvelles conquêtes.
Le problème est que - après seulement quelques centaines de milliers d'années – l'ensemble de la Galaxie est sous l'emprise de cette civilisation extra-terrestre (la faible vitesse de déplacement des vaisseaux est largement compensée par l'augmentation exponentielle du nombre de vaisseaux de colonisation). Enrico Fermi demande donc : « si les extraterrestres existent, mais où sont-ils donc ? ». Pourquoi n'avons-nous vu aucune trace d'une vie intelligente extraterrestre, par exemple des sondes, des vaisseaux ou des transmissions radios ?
Les distances sont-elles un argument ?
Estimons le temps que mettrait une civilisation à peine plus avancée que la nôtre pour coloniser toute la galaxie. En partant d'une population et d'un niveau technologique très faibles, il n'a pas fallu plus de 5 000 ans à l'humanité pour atteindre son point actuel, et le temps qu'il faudrait pour nous rendre à l'étoile la plus proche (distante de 4 années-lumière environ) est négligeable devant cette durée. Il n'est pas difficile d'imaginer un vaisseau spatial de quelques dizaines de milliers de tonnes, alimenté en énergie nucléaire, et capable de faire vivre une petite colonie aussi longtemps que nécessaire pour atteindre une planète accueillante (même plusieurs générations). On peut donc supposer que le front de colonisation de la galaxie avance au pire de 1 année-lumière en 1 000 ans. La Voie lactée faisant 100 000 années-lumière de diamètre, il faudrait donc au maximum 100 millions d'années pour la coloniser entièrement… et en réalité sans doute dix fois moins.
Des étoiles similaires au Soleil existaient en très grand nombre bien longtemps avant sa formation, donnant peut-être cinq milliards d'années d'avance à la vie pour s'y développer. Donc si on considère que l'apparition d'une civilisation technologique est suffisamment courante pour qu'il y en ait une ailleurs que sur Terre, dans la Voie lactée et en ce moment même, il faut accepter qu'il existe sans doute des civilisations depuis plusieurs milliards d'années qui auraient eu largement le temps de coloniser toute la galaxie.
Ils sont déjà parmi nous mais nous n'en savons rien.
Réponses possibles au paradoxe
Les réponses proposées à ce paradoxe sont nombreuses, et pas toutes exclusives entre elles. Elles peuvent être classées en quatre grandes catégories qui, elles mêmes, comportent plusieurs réponses de différents ordres :
Les civilisations extra-terrestres n'existent pas
La vie ne s'est développée que sur la Terre
La probabilité qu'une forme de vie technologiquement avancée puisse se développer ailleurs dans l'univers serait beaucoup plus faible qu'estimée initialement. Ce pourrait être parce que les facteurs permettant de développer la vie sont très nombreux (partant de la présence des éléments chimiques structurant la vie et d'une source d'énergie allant jusqu'à la présence d'une planète géante telle Jupiter pour aspirer les astéroïdes qui, autrement, détruiraient trop rapidement la vie en train de se former). Ce pourrait être aussi parce que, même ces facteurs réunis, les probabilités que les éléments chimiques se combinent pour former de la matière vivante sont si faibles que cet événement ne s'est produit qu'une fois dans toute l'histoire de l'univers, c'est, entre autres, pour tenter de trancher cette question que l'on recherche activement des traces de vie sur Mars et que l'on envisage d'en faire autant sur Europe (satellite de Jupiter, seul autre corps du système solaire, en dehors de la Terre, à posséder de l'eau liquide).
Le principe anthropique semble conforter cet argument : pourquoi observerions-nous un univers de cette taille si la vie avait pu apparaître dans un univers plus petit et donc moins improbable ? Objection possible : notre présence n'arrête pas pour autant l'actuelle expansion de l'univers. Que pourrait penser une possible civilisation (ne connaissant pas notre existence) dans 4 milliards d'années dans un univers encore plus grand ? Les hommes n'étant plus vivants tomberaient sûrement dans l'anonymat, ce qui pose bien sûr un problème pour les religions anthropocentristes. Réponse possible : l'univers serait plus étendu, mais pas plus grand au sens il ne contiendrait pas plus de matière après son expansion qu'avant, et donc pas plus de probabilité de donner la vie (voire moins en raison de l'extinction progressive de beaucoup d'étoiles par épuisement de son hydrogène).
La vie n'évolue pas nécessairement vers l'intelligence
L'anthropocentrisme humain tend à considérer le processus évolutif comme un processus linéaire amenant inexorablement vers sa niche écologique : une forme de vie intelligente (et d'autres ajouteront « qui peut vivre en harmonie sans vouloir s'entre-tuer »). L'intelligence fait partie des nombreux mécanismes d'adaptation permettant à des espèces de survivre, mais n'est pas pour autant le seul. Les cafards, les rats, les fourmis, les bactéries peuvent survivre dans de bien pires conditions. L'intelligence nous a bien réussi sur notre planète, qui possédait ses conditions spécifiques, mais chaque planète pouvant héberger la vie peut fort bien avoir des espèces dominantes ayant suivi d'autres voies ; d'ailleurs, même sur Terre, les dinosaures ont dominé pendant pratiquement 200 millions d'années sans évoluer vers une espèce capable de développer une civilisation technique.
La vie intelligente est vouée à l'autodestruction avant d'essaimer
Il y a au moins trois raisons qui peuvent soutenir cette hypothèse.
La première est que l'intelligence est directement liée à l'agressivité, et qu'elle en rend les effets de plus en plus graves. À l'extrême, elle peut s'auto-exterminer, et avec elle une bonne partie des formes vivantes de la planète. C'est le scénario brutal.
La seconde est que la vie animale est régulée et motivée par des systèmes émotionnels (douleur, angoisse, plaisir, etc.), que l'intelligence permet de modifier, court-circuiter. Si on donne à un rat la possibilité d'auto-stimuler ses centres nerveux associés au plaisir, il le fait, et il en meurt. Les drogués donnent un autre exemple similaire, et la façon dont les émotions naturellement associées à la reproduction (plaisir sexuel, émotions familiales) sont maintenant court-circuitées et obtenues sans reproduction (avec chute de la natalité sous le seuil de maintien de la population, dès que les techniques adéquates sont disponibles) est également très éclairante. Inversement, l'intelligence peut donner une angoisse existentielle face à une réalité vertigineuse, conduisant au suicide individuel. La perspective de voir une espèce intelligente disparaître « de bonheur » ou « d'angoisse » n'a rien d'inimaginable. C'est le scénario de la disparition en douceur.
La troisième est que sur le chemin des avancées technologiques menant à l'essaimage, il s'en trouve au moins une qui soit incontournable mais mène immanquablement à la perte. Par exemple une dont toute expérimentation a un résultat cataclysmique (vitrification de la planète), ou une très utilisée mais aux effets délétères découverts trop tard (endommagement irréversible de l'environnement ou de l'espèce). Dans ce cas nous serions voués nous aussi à provoquer notre perte.
Dans tous les cas, la vie intelligente peut disparaître avant de se diffuser ou de laisser des traces visibles. Sans aller jusqu'à l'extinction, elle peut aussi se retrouver suffisamment rare pour que chaque individu ait déjà assez à faire pour découvrir seulement la planète, et pour que les ressources importantes nécessaires à un voyage ou un signal spatial ne soient plus disponibles.
Les civilisations extra-terrestres existent, mais il leur est impossible de nous contacter
Limitations dues à la physique
Il se peut que l'expansion de l'univers jointe à des questions de lenteur de la lumière et de bilan énergétique interdise de façon durable des voyages suivis à l'extérieur d'un système solaire. Rappelons toutefois la remarque d'Arthur C. Clarke : « Lorsque nous sommes en orbite basse, nous sommes déjà énergétiquement à mi-chemin de n'importe quel autre point de la galaxie ». Reste la question de la limitation de vitesse à c, et de l'énergie nécessaire pour atteindre des vitesses qui en soient proches.
La récente découverte (1998) d'une accélération de l'expansion de l'univers donne un poids nouveau à cette hypothèse.
Communication impossible
Il se peut également que les civilisations extraterrestres soient différentes de nous à un point où nous n'aurions pas la possibilité de communiquer. Parmi les raisons possibles à une telle impossibilité, on peut citer :
des différences considérables d'échelle, y compris par exemple d'échelle de temps ;
des différences dans la façon de penser, à un point rendant toute communication non seulement inintéressante pour les deux parties mais également structurellement impossible (par exemple, il nous serait extrêmement difficile de communiquer avec une intelligence collective telle qu'une fourmilière) ;
une différence fondamentale d'essence (on pourrait imaginer par exemple une civilisation extraterrestre non constituée de matière, ou ne pouvant communiquer hors d'un substrat particulier, par exemple liquide) ; pour leurs télécommunications, une civilisation extra-terrestre n'utilise peut-être pas les ondes radio, mais une autre technologie qui nous est inconnue, auquel cas nos tentatives de contact comme SETI, ainsi que les leurs, s'avéreraient vaines ; etc.
Autre type de civilisations
Il est possible qu'une autre civilisation ne soit pas technique, soit par manque de matériaux, soit par manque de moyen de manipulation (comme les dauphins), soit du fait de l'inutilité de la technique (comme l'esclavage antique qui a empêché le développement du machinisme).
Sur une planète constamment entourée de nuages (à l'image de Vénus mais sans sa température élevée) une civilisation peut très bien se développer dans l'ignorance de l'existence du reste de l'univers, que ces nuages soient physiques ou figurés (tels ceux par exemple de quelque obscurantisme religieux, politique ou « philosophique »).
L'observation d'un phénomène ne signifie pas toujours qu'on soit capable de le comprendre et de l'interpréter correctement, comme le faisaient remarquer les frères Arcadi et Boris Strougatski dans Il est difficile d'être un Dieu (connu en France sous le titre du film Un Dieu rebelle).
Les civilisations extra-terrestres existent, ont développé la technologie pour nous visiter, mais ne l'ont pas fait [modifier]
« La meilleure preuve qu'il existe des êtres intelligents dans l'univers, est qu'ils n'ont jamais cherché à nous contacter. »
Démotivation
On peut considérer que, soit par hasard, soit pour des raisons éthiques, aucune des civilisations qui seraient apparues n'aurait souhaité s'étendre partout dans la galaxie, laissant à de nouvelles formes de vie le temps de se développer.
Ils peuvent également estimer que la probabilité d'une autre vie intelligente sur une autre planète est faible et ne nécessite pas une recherche sur le long terme.
Enfin, l'application du paradoxe de l'abondance, si leur société se trouvait avoir résolu la question du besoin et si leur psychisme avait une similitude avec le nôtre, peut avoir créé chez eux une importante passivité en éliminant toute recherche intellectuelle.
Blocage structurel
Nous entreprenons des projets pour en obtenir une satisfaction. Sans doute une société suffisamment avancée scientifiquement peut-elle facilement assurer cette satisfaction sans passer par les intermédiaires de la conception et de la réalisation de projets, ce qui conduit à la disparition de tout projet. Vision certes inquiétante, mais nullement impensable. Un tel état représente même un possible point fixe (attracteur) d'un processus de civilisation, et la Chine entre le XVe et le XVIIe siècle, figée dans sa parfaite stabilité d'institutions, en montre une réalisation possible sur notre planète même.
En effet, après les campagnes maritimes de l'amiral eunuque Zheng He qui ont exploré l'Océan Indien, certains prétendent même qu'il aurait reconnu la côte occidentale de l'Amérique du Nord, avec des navires beaucoup plus grands que les caravelles qui vont se répandre peu après lui de par le monde, la Chine se referme, persuadée que le monde périphérique n'a rien à lui apporter.
Les extraterrestres pourraient donc fort bien adopter une attitude de cocooning faisant qu'ils se passent très bien de nous et des complications d'un voyage pour venir nous voir.Le débat sur l'exploration spatiale sur notre propre Terre peut en être un exemple saisissant. Notre comportement humain pourrait être donc perçu de cette façon par une vie extraterrestre.
Les civilisations extra-terrestres existent et nous ont visités, mais ne signalent pas leur présence
Absence d'intérêt pour notre planète ou notre espèce
D'éventuels extraterrestres, même s’ils sont passés sur la planète, ne lui ont peut-être pas trouvé d'intérêt, et ont continué leur chemin (ou se sont abstenus de toute visite, compte tenu des informations collectées par leurs capteurs). Une civilisation capable de se déplacer entre systèmes solaires de la galaxie ne doit pas avoir de difficultés à s'approvisionner dans des endroits plus riches ou plus pratiques pour elle, ou tout simplement pour synthétiser la matière utile (au lieu de la transporter d'une planète à une autre, au prix d'efforts et surtout d'un délai exorbitant). Tout ce que nous aurions une chance de voir serait de temps à autres quelques routards galactiques égarés.
Même s'ils se sont aperçus de notre présence les extraterrestres n'ont peut-être pas plus de choses à nous dire que nous n'en avons à dire aux chimpanzés ou aux fourmis. Pire : ils pourraient nous juger inéduquables et ne pas souhaiter perdre leur temps avec nous.
On peut imaginer enfin que les extraterrestres, s'ils sont passés, l'ont fait il y a trop longtemps pour nous, avant notre apparition (Hypothèse du rendez-vous manqué).
Hypothèse du zoo
Des extraterrestres existeraient bien et s'intéresseraient à notre espèce :
Ils pourraient le faire de la même façon que nous nous intéressons aux animaux dans des réserves naturelles, par curiosité scientifique et en cherchant à interagir le moins possible avec eux. Les animaux d'un parc naturel ne savent jamais qu'ils sont dans un parc naturel. Et nous ne consacrons pas de ressources à essayer d'enseigner les équations différentielles à des bonobos sauvages, nous préférons les laisser vivre de façon traditionnelle. Star Trek réfère à cela par la Première directive (Prime Directive). Voir l'article l'hypothèse du zoo pour plus de détails.
Ils pourraient aussi être à l'origine de notre hominisation et nous avoir guidés du primate vers l'homme, en intervenant par exemple avec des masques humains ou par le biais des religions ("apparitions, miracles"). Eux-mêmes issus d'une telle évolution, ils auraient formé une civilisation avant l'homme et seraient entre temps devenus des êtres artificiels. Cette inconscience de nos origines nous aurait permis de nous éveiller à la conscience sans être transformés en « robots », ce qui nous serait advenu en cohabitant avec eux. Ces « parents cosmiques » attendraient alors de l'homme qu'il devienne à son tour "parent cosmique" en hominisant d'autres primates. Nous leur apporterions ainsi la preuve d'une conscience réelle acquise et de la réussite de leur propre expérience qu'aurait représenté notre hominisation. Ils ne se dévoileraient jamais à nous avant notre engagement à transmettre la vie et l'intelligence[1]. Cette hypothèse est apparentée à celle de la fiction La Sentinelle / 2001, l'odyssée de l'espace.
Hypothèse des « grands transparents »
Cette hypothèse relève plus du réalisme fantastique à la mode dans les années 1960 que d'une véritable supposition scientifique : des extraterrestres existeraient, et auraient entrepris de nous aider discrètement à trouver notre propre voie ainsi qu'à nous corriger de nos éventuels dysfonctionnements. Nous sommes là à la limite des points de vue scientifique et religieux. L'idée a néanmoins été exploitée par la science-fiction via divers médias populaires (romans, films, BD, ...). Hergé lui fait un clin d'œil par exemple sous les traits de Jacques Bergier dans Vol 714 pour Sydney.
Les civilisations extra-terrestres existent et nous visitent, les ovnis en sont une manifestation
Les civilisations extra-terrestres existent et nous visitent, les ovnis en sont une manifestation: cette possibilité avait été évoquée durant la discussion entre Fermi et ses collègues, mais a été rejeté à cause de l'absence de preuves en faveurs de l'HET (à noter que cela remonte historiquement au tout début du phénomène).
L'HET est aujourd'hui l'explication du phénomène ovni privilégiée par la majorité des ufologues, contrairement à la communauté scientifique qui privilégie à l'inverse le modèle sociopsychologique du phénomène ovni. Pour les ufologues, le paradoxe repose sur le rejet du phénomène ovni comme manifestation des ET. Le rejet peut provenir d'une discordance entre la prédiction de ce que serait la manifestation d'une civilisation ET et le comportement des ovnis qui ne manifestent pas une volonté de prise de contact. Il faudrait donc, selon ses ufologues, commencer par s'interroger sur la validité de nos attentes sur la forme que devrait prendre la manifestation d'une civilisation ET visitant la terre.
Si nous ne comprenons pas comment les voyages interstellaires sont possibles, la source d'énergie très puissante dont semble disposer les ovnis ainsi que nombre d'autres capacités affichées par ces engins, ne serait-il pas normal que cette incompréhension s'étende à la logique de leur manifestations? Ainsi, toujours selon les ufologues, le raisonnement qui présente la discordance entre le comportement des ovnis et ce qu'on attendrait d'une manifestation d'ET ne peut être un argument pour rejeter le phénomène ovni comme possible manifestation des ET. On peut néanmoins se demander si cette tout-puissance ne rapproche pas plutôt la croyance dans l'HET d'un phénomène religieux. Le mouvement sceptique contemporain Michael Shermer dit par exemple ironiquement à ce propos: Toute civilisation extraterrestre ayant une avance technologie infiniment supérieur à la nôtre ne peut pas être distinguée de Dieu.
Critique de l'anthropisme
Ne pas voir d'extraterrestres n'implique pas qu'ils n'existent pas.
La grande taille de l'univers est un argument en faveur de l'existence de vie extraterrestre évoluée. Quelle que soit la probabilité d'apparition naturelle de vie intelligente comme la nôtre, dès lors qu'elle n'est pas nulle, l'apparition est très probable. En effet, il faut tenir compte de la multiplicité des occasions de se réaliser. Soit p la probabilité d'apparaître en une occasion, la probabilité d'apparaître au moins 1 fois en n occasions est 1-(1-p)n ; et pour n très grand cette valeur tend vers 1. Même si p est extrêmement petit, avec un nombre d'occasions suffisamment grand, l'événement se produira avec quasi certitude.
C'est la justification mathématique de la loi de Murphy : "Tout ce qui peut aller de travers ira de travers". Plus exactement il faudrait dire, aussi petite que puisse être la probabilité de réalisation d'un événement, il se produira avec quasi certitude dès lors qu'on lui donne suffisamment d'occasions de se produire. On comprendra intuitivement que si on essaye simultanément toutes les combinaisons du loto on est certain de gagner. La probabilité de gagner avec une grille peut être extrêmement faible, si on essaie toutes les combinaisons, on est certain de gagner. Il en va de même pour l'apparition de la vie.
La probabilité d'existence d'au moins deux civilisations intelligentes comme la nôtre est de l'ordre du carré de cette probabilité très proche de 1; elle est donc elle aussi proche de 1. Dès qu'on admet que l'apparition de vie intelligente comme la nôtre est le fruit de processus naturels aléatoires, alors on doit admettre la possibilité de l'existence de multiples civilisations extra-terrestres.
La panspermie augmenterait la probabilité d'existence de vie extra-terrestre. Il faut supposer que l'apparition de la vie et de l'homme ne soit pas le fruit de processus aléatoires et que la probabilité d'apparition naturelle soit nulle pour pouvoir soutenir l'idée que l'homme serait seul dans l'univers. Dans ce cas il resterait à déterminer ce qui est à l'origine de l'apparition de la vie et de l'homme.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Fermi
LES ERREURS DANS LE PARADOXE DE FERMI TELS QUE LES SCEPTIQUES L'UTILISENT:

Voici comment on présente généralement le paradoxe de Fermi:
"Vous devez être au courant de deux théories associées: l'équation de Drake (équation de Greenbank dans Britannica) et le paradoxe de Fermi. L'équation de Drake est une méthode scientifique pour spéculer combien de civilisations intelligentes pourraient exister dans une galaxie particulière à n'importe quel moment. Le paradoxe de Fermi résulte de croire que l'équation de Drake fournit une solution supérieure à 1 pour notre galaxie: si au moins une civilisation nous précède de plus de cinq million d'années environ, alors elle a développé les voyages interstellaires, et il devrait y avoir une présence abondante de ses représentants dans nos cieux et aussi physiquement sue notre sol à ce jour. Or il n'y a rien de tel. C'est le coeur du paradoxe de Fermi. Si vous croyez que la vie intelligente est courante, alors vous devez expliquer où sont les extraterrestres. Considérant que l'absence de preuve n'est pas la preuve de l'absence, on se doit de constater que les extraterrestres n'abondent pas sur Terre et que donc, il n'y a pas de vie intelligente ailleurs que sur la Terre dans notre galaxie."
A partir de cette présentation consensuelle du paradoxe de Fermi, nous pouvons d'ores et déjà constituer une liste des croyances et présupposés qui s'y rattachent:
L'équation de Drake est supposée vérifiée. Mais elle ne l'est peut-être pas. Il n'y a à l'heure actuelle aucun moyen de vérifier cette équation, elle n'est qu'une astuce non encore mise à l'épreuve de l'expérience.
L'équation de Drake mentionne les chances de la présence de la vie dans une galaxie. Elle ne prétend pas évaluer les chances de la présence de l'intelligence dans les formes de vie de la galaxie. Il y a là encore une fois la confusion fréquente entre la vie et la vie intelligente. Par exemple, SETI ne recherche pas la vie dans l'univers, mais la vie intelligente dans notre galaxie. Il y a donc besoin d'une deuxième équation, distincte qui permettrait d'évaluer les chances d'évolution d'une forme de vie vers l'intelligence. Cette équation n'existe pas encore.
L'Equation de Drake traite des chances de l'apparition de la vie dans UNE galaxie à la fois. Il pourrait y avoir des Galaxies ou la vie pullule, et des galaxies sans vie. A aucun moment, l'équation de Drake ne permet d'affirmer que les chances de présence de la vie sont identiques dans TOUTES les galaxies.
Le paradoxe de Fermi se fonde sur la supposition que l'équation de Drake a un résultat de 1 ou plus pour notre galaxie. Le paradoxe de Fermi ne s'applique donc pas forcément, parce que ce résultat est hypothétique et est utilisé comme hypothèse. Ce n'est pas un résultat établi.
On présuppose que si une civilisation intelligente existe depuis quelques millions d'années, elle développera le voyage interstellaire. Mais nous pouvons également supposer qu'aucune civilisation ne dure aussi longtemps. Les civilisations humaines, les seules civilisations pour lesquelles nous avons des données historiques, a une histoire de répétitions de développements et de désastres. Sur l'échelle courte d'environ mille années, nous pourrions avoir l'impression d'un développement continu, mais à n'importe quelle échelle plus longue ou plus courte, nous voyons que des civilisations et des espèces apparaissent, puis disparaissent, que leurs acquis se perdent, et que de nouvelles civilisations repartent quasiment à partir de rien.
Si nous regardons nos accomplissement, nous ne pouvons que nous interroger: sommes nous sur le point de développer le voyage interstellaire, ou au bord de la destruction complète? Pour réaliser le voyage interstellaire, nous avons au moins trois obstacles principaux devant nous: le risque de surexploitation et de pollution de notre sphère écologique à un point où nous ne pourrons plus y survivre, le risque d'un accident nucléaire à grande échelle ou d'une guerre nucléaire, et le risque de destruction complète par la chute d'un astéroïde sur la Terre. Ces trois risques s'appliquent à n'importe quelle autre civilisation qui serait sur le point d'acquérir la capacité du voyage interstellaire, et il pourrait y avoir un grand nombre d'autres risques de disparition dont nous ne nous serions pas encore rendu compte. En d'autres termes, depuis que la vie existe sur Terre, l'intelligence aurait pu venir depuis longtemps aux espèces qui nous ont précédé, et ceci a été empêché.
On présuppose qu'une forme de vie intelligente extraterrestre poursuivrait le but du voyage interstellaire. Mais il pourrait y avoir un grand nombre de formes de vie intelligentes qui n'ont aucune notion de ce qu'est une étoile, ou aucun moyen physiologique de construire des machines, ou aucune curiosité. Est-ce vraiment déraisonnable de penser qu'une civilisation évoluée pourrait renoncer à la volonté d'explorer l'univers réel pour s'absorber plutôt le développement et les plaisirs des réalités virtuelles qu'ils mouleraient selon leur désirs pour atteindre le bonheur maximal?
Le paradoxe de Fermi tel qu'utilisé par les sceptiques se fonde sur l'idée qu'il devrait y avoir observation abondante de présence extraterrestre en nos cieux. C'est exactement ce que nous avons. Il y a réellement des signes abondants de la présence extraterrestre en nos cieux. Les personnes que les sceptiques qualifient de "croyant aux ovnis" sont précisément en train de nous dire qu'il y a des survols fréquents de la Terre par des engins volants extraterrestres. Nous devons donc inverser le raisonnement et les conclusions des sceptiques afin de revenir à la signification réelle du paradoxe de Fermi: il nous dit que les ovnis que nous voyons partout sont bel et bien d'origine extraterrestre.
Le paradoxe de Fermi tel que présenté par les sceptiques se fonde sur l'idée qu'il devrait y avoir observation abondante d'êtres extraterrestres également sur la terre. C'est également exactement ce que nous avons. Il y a réellement des signes abondants de la présence extraterrestre sur la terre et également sur la mer et sous la mer. Ce site web en traite. Il y a des millions de gens qui disent avoir été enlevés par des extraterrestres, des milliers de cas de mutilations de bétail, plus de 10,000 crop circles recensés, des milliers de récits de rencontre du troisième type tout autour du monde. Là encore nous devons retourner les conclusions des sceptiques: le paradoxe de Fermi serait alors une indication que toutes ces histoires passées et présentes de rencontres avec des aliens, d'enlèvements, de crop circles, de crash d'ovnis, de capture d'extraterrestres, d'autopsie d'extraterrestres sont tout simplement des faits réels.
Les sceptiques ne se satisfont cependant pas de ces cas, ils nous demandent une activité extraterrestre encore plus flagrante sur la Terre. Ils vous diront par exemple: d'après le paradoxe de Fermi, on devrait tous les jours sur Terre croiser des aliens qui nous apostropheraient en disant "Bonjour, je suis de la planète Gloups, et toi, d'oú viens-tu?"
Ils ignorent tout simplement un certain nombre de choses:
Premièrement, de tels récits existent. Il y a des cas où une ou plusieurs personnes racontent qu'un ou plusieurs êtres extraterrestres se sont présentés à eux et ont effectivement déclaré: "Bonjour, je suis de planète Glurps, d'où êtes vous?" ou encore "Excusez-moi, je suis en panne, sur quelle planète suis-je?" Il est bien sur légitime de remettre en cause la vérité de ce genre de récits, mais il n'est pas légitime de prétendre que de tels récits n'existent pas. Il y a en a en fait beaucoup.
Deuxièmement, ils présupposent que la plupart des extraterrestres qui nous visiteraient seraient capables de communiquer avec nous d'une façon aussi simple et naturelle. Mais le paradoxe de Fermi ne nous indique pas qu'une majorité d'étrangers parlerait au moins une de nos langues terrestres. Il ne nous indique pas à quoi une forme de vie intelligente et voyageuse devrait ressembler, ou s'ils doivent même avoir des corps que nous pouvons percevoir, ou s'ils doivent être suffisamment semblables à nous de sorte qu'ils puissent réellement communiquer avec nous, et ne mentionnons même pas que la notion même de l'intelligence chez des extraterrestre est totalement déterminée par ce que nous pouvons comprendre de nous-mêmes et appelons l'intelligence.
Troisièmement, ils présupposent que nous pouvons identifier une forme de vie extraterrestre nous rendant visite. Ce n'est pas le cas, si nous nous référons à des situations semblables qui se seraient produites pour l'humanité: Le peuple de Montezuma n'a pas perçu les envahisseurs espagnols comme des soldats de nature humaine qui ont traversé la mer et qui vont envahir leur terre, mais comme l'arrivée de leur dieu serpent à plume tel qu'annoncé dans les prophéties. Les peuples des îles isolées du Pacifiques n'ont pas décrit les premiers avions qui ont atterri chez eux comme des machines volantes construites par des humains plus avancés qu'eux technologiquement, mais comme des dieux qu'il fallait vénérer, d'ou l'apparition et le développement spectaculaire des "Cargo Cults".
Quatrièmement, on présuppose que des êtres extraterrestres seraient intéressé à serrer la main. Mais nous pourrions aussi bien présumer qu'une civilisation d'origine extraterrestre assez avancée pour le voyage interstellaire pourrait avoir des normes morales tout aussi avancées qui leur interdirait d'établir des contacts qui altéreraient totalement le cours normal de l'évolution humaine, ou même causeraient l'effondrement complet de la civilisation humaine, comme cela s'est produit sur Terre quand une civilisation entre en contact avec une autre civilisation, en dépit des similitudes globales. Rappelez-vous que les Indiens d'Amérique été presque totalement décimés juste en raison des germes de la grippe importés d'Europe. Après tout, nos propres astronautes, retournant de la Lune, ont été placés en quarantaine, bien que chacun à la NASA ait été convaincu qu'aucune vie n'existe sur la Lune. Imaginez les précautions si on avait pensé qu'il y a de la vie sur la Lune.
Cinquièmement, des personnes qui "croient aux ovnis" affirment que les extraterrestres sont bien entrés en contact avec des gouvernements de l'humanité, qu'ils ont noué des relations d'échanges technologiques, signé des traités, à l'heure actuelle et dans le passé. Naturellement, n'importe qui peut railler ces affirmations, mais un sceptiques qui voudrait rester logique et se baser sur le paradoxe de Fermi pour en conclure qu'il n'y a pas de vie intelligente dans le reste de l'univers ne peut pas se contenter de railler, il doit en toute rigueur inclure dans son raisonnement les preuves que ces récits ne sont que des fantaisies.
Il y a des centaines d'autres arguments et informations qui auraient leur place ici:
savez-vous par exemple que l'armée US expérimente déjà des tenues de combat qui confère l'invisibilité à son porteur? Peut on encore ignorer que nous avons des avions capable d'échapper aux radars? Peut-on éliminer la possibilité que des extraterrestres déambulent effectivement en grand nombre parmi nous sans que nous nous en rendions compte?
En tentant d'utiliser le paradoxe de Fermi comme une preuve qu'il n'y a aucune vie extraterrestre intelligente ailleurs dans notre galaxie, on ne doit pas oublier qu'on est dans le domaine du spéculatif, de l'hypothèse et de l'abstrait. On se doit de connaître, mentionner, prendre en compte, étudier, évaluer les nombreuses autres indications qui montrent, au contraire, qu'il y a la vie intelligente ailleurs dans l'univers, et que cette vie intelligente est entrée en contact avec nous. Voici un résumé de certaines de ces indications opposées, notez que l'ensemble de ce site web vous fournira plus de détails et bien d'autres informations qui ne sont pas présentées ici.
Que sont donc les objets volants au comportement intelligent et aux performances impossibles à réaliser avec la technologie humaine (accélérations de 40G par exemple) vus dans nos cieux, suivis par des témoins oculaires, enregistrés par des radars au sol, poursuivis par des chasseurs des armées de l'air, qui les visualisent également sur leurs radars, et confirmés par des études scientifiques des données recueillies? En appliquant le rasoir d'Okham, et en sans contredire fondamentalement le paradoxe de Fermi, l'explication la plus simple et la plus logique n'est-elle pas que ce sont des machines volantes d'origine extraterrestre?
Est-ce que les Forces Aériennes Chiliennes sont saisies de folie? Devons nous envoyer l'essentiel des hommes qui nous gouvernent à l'asile? Est-ce que les équipages des navettes spatiales devraient changer de modèle de caméras? Doit-on envoyer un bataillon de psychiatres vers la ville de Phoenix, en Arizona? Charles Halt mérite-t-il vraiment sa promotion au grade de général après avoir écrit ceci?
... et ainsi de suite. Visitez donc tout simplement le reste de ce site, et reprenez ensuite votre lecture de cette page.

Enrico Fermi in Rome, mid-1930s
Le paradoxe de Fermi attribue des intentions aux formes de vies étrangères: on suppose que s'il y a la vie intelligente dans la galaxie, elle doit être abondamment répandue parce que la galaxie est assez vieille pour qu'elles aient eu le temps de développer la technologie pour nous rendre visite, et ainsi ils doivent nous rendre visite. Mais comment pouvons-nous être si sûrs qu'ils doivent nous rendre visite?
Sommes-nous en quoi que ce soit intéressants? Ils verraient peut-être l'humanité comme très primitive et absolument sans intérêt. Ils pourraient être autant évolués par rapport à nous que nous sommes évolués par rapport aux escargots par exemple. Est-ce que nous essayons de faire savoir à la population respectable des escargots ce que nous sommes, ou nous considérons-nous que de par leur nature limitée par rapport à nous, ce serait une idées ridicule?
Si des êtres étrangers qui nous visiteraient étaient juste un peu plus évolués que l'humanité, ne serait-il pas dangereux pour eux comme pour nous qu'ils établissent un contact direct? Sommes-nous vraiment inoffensifs? Est-ce que Cortez fut inoffensif pour les Aztèques, et était-il si sûr qu'il n'avait rien à craindre de la puissance militaire des Aztèques?
Si une civilisation débute sur une planète, puis atteint une autre planète, peut-être très éloignée, et y rencontre une autre civilisation, que se passe-t-il? Est-ce que ils joignent leur effort et continuent de progresser ensemble? Se détruisent-ils mutuellement? Bloquent-ils l'expansion de chacun? Le plus fort détruit-il le plus faible? Est-ce qu'ils se fédèrent ou est-ce qu'ils établissent des frontières? Le fond de l'affaire est que si une civilisation particulière est capable de résoudre toutes ces grandes questions liées au contact à grande échelle avec nombreuses civilisations, ils sont également tellement avancés que s'ils atteignent la terre, ils peuvent agir sans limitations: ils peuvent nous ignorer, ils peuvent se rendre invisible, ils peuvent nous influencer, nous contrôler, ils pourrait même nous avoir créés.
Le point de vue de Patrick Gross:
L'équation de Drake et sa séquelle, le paradoxe de Fermi sont des constructions mathématiques théoriques qui ne sont pas conformes aux observations et ont besoin donc d'être remplacées par de meilleures théories.
Les observations que je mentionne sont:
Il y a une vie abondante sur la Terre, il y a de la vie sur Mars, il y en a probablement sur Europe, il n'y a aucune vie sur la Lune, de nombreuses découvertes et indications récente nous montrent que la vie pullule dès que certaines conditions existent.
La vie intelligente est probablement très rare, comme les recherches SETI semblent nous l'indiquer. L'espèce humaine est certainement la seule espèce vivante du système solaire douées d'intelligence et possédant une technologie.
Il y a un très grand nombre de preuves physiques que des engins volants pilotés par une intelligence et ne provenant pas de l'intérieur du système solaire nous survolent, et la seule explication autant que la plus simple explication est que ce sont des engins volants pilotés par des extraterrestres capable de voyages interstellaires.
Il y a un très grand nombre de phénomènes divers rapportés par une quantité impressionnante de témoins: des enlèvements par des extraterrestres, des mutilations de bétail, des trace au sol, les "crop circles", des crashes d'OVNIS, des captures d'extraterrestres, des autopsies d'extraterrestres, des objets et des constructions inexplicables etc. Le doute se doit de régner lorsqu'on est confronté à ces histoires, mais l'affirmation "aucune visite d'extraterrestre n'a eu lieu" est pour le moins audacieuse.
L'idée, centrale dans le paradoxe de Fermi, que nous devrions soit voir un peu partout sur notre planète des petits hommes verts se taper dans le dos, soit considérer qu'il n'y a pas de vie intelligente ailleurs que sur la Terre est une idée simpliste qui ne correspond pas à la complexité de la question, et laisse de côté un très grand nombre de possibilités qui méritent réflexion, parmi lesquelles:
Tout ce qui à trait aux ovnis et aux extraterrestres a été systématiquement dissimulé par différents services secrets aux Etats Unis, qui se sont attachés à rendre le sujet ridicule, de sorte que les témoins sont embarassés, les journalistes évitent de publier quoi que ce soit de sérieux, et les scientifiques qui souhaiteraient se pencher sur le sujet risquent leur réputation.
Toute théorie qui attribue un comportement ou des intentions à des visiteurs extraterrestres a autant de chance d'être juste que l'étaient les idées des Aztèques à propos du débarquement de Cortez. L'idée que nous serions capable de reconnaître ou simplement percevoir correctement des visiteurs extraterrestres tellement en avance qu'ils pourraient effectuer des voyages interstellaires est aussi sérieuse que les perceptions qu'une fourmi pourrait avoir à propos des humains lorsqu'un humain remue sa fourmilière avec un bâton.
http://www.ufologie.net/htm/fermif.htm
liens:
http://www.w3perl.com/astro/seti/fermi/index.html
http://www.cieletespaceradio.fr/index.php/2007/04/30/117-le-paradoxe-de-fermi |