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La rencontre de Marius Dewilde (1954)
Un habitant du Nord affirme avoir vu les deux passagers d'une soucoupe volante!

Marius Dewilde est à cette époque ouvrier métallurgiste aux aciéries de Blanc-Misseron. Il habite avec sa femme et son fils dans une petite maison isolée au milieu des bois et des champs, à 2 km du petit village de Quarouble, situé près de la frontière belge, dans le Nord, à l'Est de Valenciennes. Devant sa maison, un petit jardin entouré d'une palissade. La voie ferrée des houillères nationales, qui va de Saint-Amand à Blanc-Misseron, longe ce jardin, et à côté se trouve le passage à niveau n° 79 de la voie des Houillères Nationales.
La Rencontre
Le 10 septembre 1954 Marius Dewilde est témoin de l'atterrissage d'un vaisseau (et de ses occupants) posé sur la voie ferrée près de sa maison de garde-barrière. Son histoire a défrayé la chronique à l'époque, et plus tard il a raconte son histoire dans un livre: "Ne résistez pas aux extra-terrestres".
Nous sommes le vendredi 10 septembre 1954, il est environ 22 h 30. J'habite une petite maison à Quarouble, dans le nord de la France. C'est une maison de garde-barrière, donc très proche de la voie ferrée. Les "soucoupes volantes"? Connais pas ou plutôt, j'en entends parler comme tout le monde, mais pour moi, c'est de la foutaise.
Je suis un homme simple, un ouvrier métallurgiste qui ne pense qu'a améliorer son confort. J'ai pu acheter une télévision: en 1954, ce n'est d éjà pas si mal. Ce soir là, ma femme regardait le petit écran tandis que moi, je préférait lire mon journal, car en tant qu'ancien marin un article me passionnait, il s'agissait du drame de l'Abeille.
Soudain, Kiki, mon chien, se met a aboyer d'une facon anormale depuis sa niche qui est a l'exterieur de la maison. - Qu'est-ce qui lui prend ? questionne ma femme. - Je n'en sais rien, je vais aller voir. Je pose mon journal, prends une torche electrique et sors de la maison ou ma femme demeure assise devant le poste de télévision
Le témoignage se poursuit :
En arrivant dans le jardin, j'apperçus sur la voie ferrée, à moins de 6 m de ma porte, à gauche, une sorte de masse sombre. "C'est un paysan qui aura dételé là sa charette", pensais-je d'abord. "Il faudra que j'avertisse les agents de la gare demain dès la première heure pour qu'ils l'enlèvent, sinon il y aura un accident" (les paysans utilisent parfois le ballast de la voie ferrée pour rentrer leurs récoltes, car les chemins, dans ce terrain marécageux, sont assez médiocres).
A ce moment, mon chien arriva vers moi en rampant, et tout à coup, sur ma droite, j'entendis un bruit de pas précipités. Il y a là un sentier que l'on appelle "le sentier des contrebandiers", car ceux-ci l'emprutent parfois, la nuit [pour franchir la frontière franco-belge]. Mon chien s'était de nouveau tourné vers cette direction et avait recommencé à aboyer. J'allumai ma lampe électrique et projetai son faisceau lumineux vers le sentier.
Ce que je découvris n'avait rien de commun avec des contrebandiers : 2 "êtres" comme je n'en avais jamais vu, à 3 ou 4 m de moi à peine, tout juste derrière la pallisade, qui seule me séparait d'eux, marchaient l'un derrière l'autre en direction de la masse sombre que j'avais remarquée sur la voie ferrée.
L'un d'eux, celui qui marchait en tête, se tourna vers moi. Le faisceau de ma lampe accrocha, à l'endroit de son visage, un reflet de verre ou de métal. J'eus nettement l'impression qu'il avait la tête enfermée dans un casque de scaphandre. Les 2 êtres étaient d'ailleurs vêtus de combinaisons analogues à celles des scaphandriers. Ils étaient de très petite taille, probablement moins de 1 m, mais extrêmement larges d'épaules, et le casque protégeant la "tête" me parut énorme. Je vis leurs jambes, petites, proportionnées à leur taille, me sembla-t-il, mais par contre je n'aperçus pas de bras. J'ignore s'ils en avaient.
 
Description des aliens
Les premières secondes de stupeur passées, je me précipitai vers la porte du jardin avec l'intention de contourner la palissade et de leur couper le sentier pour capturer au moins l'un deux. Je n'étais plus qu'à 2 m des 2 silhouettes quand, jaillissant soudain à travers une espèce de carré de la masse sombre que j'avais d'abord aperçue sur les rails, une illumination extrêment puissante, comme une lueur de magnésium [aux reflets verts ?], m'aveugla. Je fermai les yeux et voulus crier, mais je ne le pus pas. J'étais comme paralysé. Je tentai de bouger, mais mes jambes ne m'obéissaient plus.Seul mon cerveau fonctionne d'une manière on ne peut plus lucide. Je ressens des picotements dans tout le corps tandis que je vois et entends parfaitement.
Affolé, j'entendis comme dans un rêve, à 1 m de moi, un bruit de pas sur la dalle de ciment qui est posée devant la porte de mon jardin. C'étaient les 2 êtres qui se dirigeaient vers la voie ferrée.
Enfin, le projecteur s'éteignit. Je retrouvai le contrôle de mes muscles et courus vers la voie ferrée. Mais déjà la masse sombre qui y était posée s'élevait du sol en se balançant légèrement à la façon d'un hélicoptère. J'avais pu toutefois voir une sorte de porte se fermer. Une épaisse vapeur sombre jaillissait par-dessous avec un léger sifflement [en émettant un vent chaud et une odeur d'ozone ?].
L'engin monta à la verticale jusqu'à 30 m environ, puis, sans cesser de prendre de l'altitude, piqua vers l'Ouest en direction d'Anzin. A partir d'une certaine distance, il prit une luminosité rougeâtre. Une minute plus tard, tout avait disparu .
Après avoir un peu repris ses esprits, Dewilde va réveiller sa femme, puis un voisin. Il court ensuite à la gendarmerie la plus proche de la petite localité de Onnaing, à 2 km de là. Il est si ému et ses propos semblent si décousus qu'on le prend pour un fou et le prie de rentrer chez lui sans l'entendre.
Dewilde se rend alors au commissariat de police, où il arrive vers minuit. Le commissaire Gouchet accepte de l'entendre. Dewilde tremble de tous ses membres et est pris de contractions intestinales. Gouchet écarte l'hypothèse d'une comédie ou simulation, et son rapport va déclencher une triple enquête.
Marius Dewilde et son fils le long de la voie ferrée
Enquête
 Le lendemain matin (quelques heures après la déposition à la police) Dewilde reçoit la visite d'un journaliste de La Voix du Nord, qui vient l'interviewer.
Cela commence par une voix d'homme derrière moi. - Monsieur Dewilde? Je me retourne - Oui, c'est moi - C'est pour la Voix du Nord. Pourriez-vous m'accorder une interview, s'il vous plaît? Apres avoir pris des notes sur son carnet, le journaliste me scrute - Vous devriez rentrer chez vous, monsieur Dewilde, il y a beaucoup de monde... Beaucoup de monde: bel euphémisme!
Rapidement dans la journée, c'est une foule qui vient voir Dewilde. Tandis qu'un cordon de police empeche des curieux d'envahir le terrain qui entoure la maison, la femme de Dewilde est interrogée par Couchet, et débarquent la Gendarmerie de l'Air et la DST pour prendre à leur tour la déposition de Dewilde.
Dans celle-ci ma femme reçoit le commissaire Gouchet tandis que, dans le même instant, arrivent la gendarmerie de l'Air et la D.S.T.
Les Polices de l'Air de Lille et de Paris arrivent aussi, munies d'appareillages. Les ordres fusent de toutes parts, et chacun réclame une priorité d'action : a cet égard, ce sont des militaires revetus d'une combinaison antiradiations qui s'imposent en tout premier lieu : le locataire de Dewilde, toute sa famille, lui-même, les animaux et le terrain sont soumis à la detection des compteurs Geiger. Résultat de l'opération: La radioactivité est supportable pour l'etre humain et les animaux.
La preuve est faite: L'ENDROIT OU L'ENGIN S'EST POSE EST RADIOACTIF!
"Je ne devrais pas trop me réjouir de cette "preuve", elle va entraîner des conséquences
désastreuses pour moi. "
Dewilde répond aux enquêteurs

Ci-dessus, Monsieur Dewilde essayant de dessiner les gens qu'il a vus devant les caméras de télevisions. Cette image est tirée du film fait en 1954 par "Pathé".
L'enquête sur les lieux est brusquement interrompue par un grincement strident, suivi d'un grondement sourd : un train, passant lentement pour ne pas provoquer d'accident parmi l'attroupement, a provoqué un affaissement de la voie tandis que ses roues patinaient sur les rails. L'affaissement s'est produit a l'endroit même ou se trouvait l'objet vu par Dewilde. Le machiniste immobilise sa locomotive, met pied à terre pour aller utiliser le téléphone de la cour de la maison, tandis que les enquêteurs, stupéfaits, constatent une friabilite anormale de la voie et du ballast. Quelques instants plus tard, le machiniste s'écrie : - Le téléphone ne fonctionne pas.- Je sais, répond Dewilde, il ne fonctionne plus depuis l'atterrissage. - Qu'est-ce que c'est encore que cette histoire ? gronde la voix d'un militaire. En effet les piles, d'apparence neuves, sont vidées. Dewilde montre alors sa torche éléctrique et son poste transistors, déchargés également. Près de la voie, un officier attire l'attention de tous : - Venez voir ici ! Il y a un creux, une sorte de cuvette sur une longueur d'au moins 6 m, il y a également des traces sur le travers du ballast et des entailles sur les traverses des rails.
Comme Gouchet, ils prennent l'histoire au sérieux. Le Lundi 13 Septembre, tous trois se rendent à nouveau sur les lieux pour tenter d'éclaircir le mystère.
 Dewilde répond aux gendarmes venus mener l'enquête
 La 1ère hypothèse envisagée est celle d'un hélicoptère clandestin faisant de la contrebande. Elle est cependant rejetée, à la vu des fils télégraphiques empêchant tout atterrissage sur le lieu.
On examine alors mètre par mètre le terrain contigu à la voie ferrée ou les 2 êtres auraient pu laisser des empreintes de leurs pas. Aucune empreinte n'est trouvée, mais le terrain, dur, y semble peu propice. Sur la voie ferrée, 3 traverses de bois portent les mêmes marques, fraîches et propres, 5 enfoncements de 4 cm2 disposés de manière symétrique. Elles correspondent à un poids de 30 t environ selon l'estimation des ingénieurs des chemins de fer qui sont consultés.
De plus, les pierres du balast sont devenues friables comme si on les avait calcinées à haute température. Par ailleurs, l'enquête révèle plusieurs témoins dans les environs qui confirment le passage de l'ovni ce soir-là dans le ciel de la région.
Les enquêteurs civils (dont Marc Thirouin) qui étudient le cas Dewilde coopérèrent de très près avec la police locale, mais il y a aussi d'autres personnes sur les lieux, notamment des représentants de la police de l'air venus de Paris. Quand on procède à une enquête concernant les pierres trouvées calcinées à l'endroit où Dewilde a vu la soucoupe, il s'avére que la police elle-même ne peut obtenir de renseignements sur les résultats de ces analyses. Le chef de la police locale déclare : L'organisme officiel qui travaille en liaison avec la police de l'air appartient au ministère de la Défense nationale. Le seul nom de ce ministère exclut quelque communication que ce soit.
Le magazine Radar relate l'histoire de Dewilde
Par la suite Dewilde souffre de coliques et d'une perte de souffle. Son chien restera désormais nerveux, jusqu'à sa mort 6 mois plus tard.
Autres phénomènes et des temoins
2 ou 3 jours plus tard, on découvrira 3 vaches mortes dans une pâture. Une autopsie révèlera que les bêtes étaient évidées de leur sang (comme dans la plupart des cas de mutilation de bétail).
Une semaine plus tard, un agriculteur rencontrera une créature identique et sera immobilisé de la même manière près de Cenon (Gironde). Ce sont les également vraissemblablement les mêmes créatures que, le 26 septembre, Lucette Leboeuf observera.
En 1991, lors d'une conférence sur les Ovnis à Arras, une dame entre 50 et 60 ans prit la parole pour nous faire part de son témoignage : le jour où Marius Dewilde fit sa rencontre avec les ET ( je ne sais s'il s'agit de la 1ère ou de la 2ème ), cette dame était présente à Quarouble ( pas loin de la frontière belge ), pas très loin de l'habitation du précédent, et a vu le vaisseau s'envoler dans le ciel dans un halos de lumière rouge. Je sais bien, on peut dire ce qu'on veut sur le témoignage et sa fragilité, mais je peux vous assurer que nous étions une paire dans le public à croire en son authenticité.
Détention
Quelques jours plus tard, Dewilde se retrouve dans un hopital où l'on enferme, indifféremment, aussi bien les fous, "les individus dangereux" que les lepreux. Pendant plusieurs jours il est emené en fourgon pendant 1 h de route, sans ceinture ni lacets, dans un camp militaire (une ancienne prison civile), où il retrouve médecin (un commandant qui officie dans le service du professeur Merle d'Aubigne), piqûres qui le maintiennent dans un état semi-comateux, et interrogatoires répétés où on lui pose sempiternellement la même question : Vous n'avez pas tout dit, n'est-ce pas ? Suivant le conseil d'un infirmier, il se fait doux comme un agneau, et il ne rajoute rien a ses dépositions précédentes. Un manège qui dure 3 jours.
Dewilde parle au savant Georges Claude, lui aussi détenu classé "dangereux" ou "fou". Il converse avec lui longuement, et ne lui semble ni dangereux, ni fou. Claude avait voulu vendre son invention a la France, laquelle avait refusé parce qu'elle la jugeait aussi inutile que coûteuse, et Claude avait alors trouvé acquereur en Allemagne. Les nazis en avaient attribué la paternité à von Braun. On m'accuse, maintenant de trahison! lui dit Georges Claude. Mais si j'ai trahi, pourquoi n'informe-t-on pas l'opinion publique ? Parce que j'aurais mon mot a dire !
Violences et brutalités de la Police de l'Air et la D.S.T.
Electrochocs, penthotal, séances d'hypnose... Finalement, Dewilde se demande si, à son insu, il a craqué : J'ai probablement parlé. Un soir on l'éveille, l'emmène dans un fourgon qui, à l'aube, arrive au bord de la mer (laquelle, il n'en sais rien). Encore sous l'effet des "calmants", il entend tout de même le bruit des vagues dans l'obscurité de la nuit et respire, à pleins poumons, l'air salin. On le pousse vers des marches qu'il descend, et le voici devant un blockhaus, gardé par des fusiliers marins. L'officier qui l'accompagne désigne des meurtrières dans la masse de béton : - Regardez a l'intérieur.
Dewilde obtempère et, tétanisé, n'en crois pas ses yeux. L'officier lui murmure à l'oreille : - Est-ce bien cela que vous avez vu ? Dans une grande pièce, à l'interieur de l'édifice, il voit un énorme engin de forme lenticulaire, long d'environ 10 m et parfaitement éclairé. Il l'observe tandis qu'il se situe en contrebas par rapport à son angle de vue. - Est-ce que l'engin que vous avez vu ressemble à celui-ci ? insiste l'officier. Dewilde déglutit difficilement. - Il m'est impossible de répondre affirmativement, car je n'ai vu aucun detail lors de la nuit du 10 Septembre, sinon la forme approximative de l'engin. A la grande surprise de Dewilde, l'officier semble se contenter de cette réponse. Il le laisse tout à son observation, qui ne durera pas moins de 30 mn, après quoi, on le ramène chez lui, à Quarouble.
A peine 15 mn après son retour, une Jeep de l'Armée de Terre s'arrête devant sa maison. A son bord 1 commandant, 1 capitaine et 2 hommes de troupe en armes. Suivi de près par le capitaine, le commandant s'approche : - Monsieur Dewilde, donnez-nous la boîte. - La boîte ? Quelle boîte ? - Allons... vous savez bien la boîte ! - Je ne sais pas de quoi vous parlez. - Nous savons ou elle se trouve, monsieur Dewilde. - Eh bien, dans ce cas, vous n'avez qu'a la prendre. Le commandant a un sourire circonspect. - C'est ce que nous allons faire. Dewilde voit alors, à son grand étonnement, les 2 officiers et les 2 soldats se diriger vers la cave, et réapparaître quelques instants plus tard avec une boîte. - Monsieur Dewilde, declare le commandant, on vous paiera cet objet. On vous le paiera très cher. La somme que vous recevrez sera vraiment très importante. Mais Dewilde n'entendra plus jamais parler de cette boîte, ni de l'argent promis par le commandant.
------FIN DE CITATION------------
Les pressions, incarcérations, violences et brutalités que Marius Dewilde a enduré par la Police de l'Air et la D.S.T. montrent que l'armée et les services secrets ont accordé la plus haute importance à cette affaire.
Ma femme est d'ailleurs en train de la regarder tandis que moi, je préfère lire mon journal : en tant qu'ancien marin un article me passionne, il s'agit du drame de l'Abeille.
Des Traces des preuves..
C'est évidemment parce que cet "incident" a laissé des traces, inexplicables en termes de phénomènes connus, naturels ou artificiels, que nous l'avons choisi. Les enquêteurs découvrirent :
1. Aucune empreinte de pas sur le terrain dur environnant.
2. Sur les traverses de la voie ferrée en cinq endroits, des empreintes sur une surface de 4 cm2 chacune, réparties sur trois traverses; il s'agit d'indentations provoquées par des corps à section rectangulaire et comportant un biseau de pénétration, et ayant exercé sur le bois des traverses une pression de 30 tonnes. Ces marques révèlent une certaine symétrie.
Nota : Les traverses, en cet endroit, ont été remplacées depuis, sur une cinquantaine de mètres; le reste était pourtant dans le même état de vétusté; où ont-elles été emportées, et à quelles fins ? ("Ouranos", Anno IX, N° 25, p. 21).
3. Des traces noirâtres ont été relevées sur l'empierrement du ballast; elles correspondraient au jet de vapeur ou de fumée, sortant de la partie inférieure de l'OVNI, et observé par M. Dewilde.
4. Des prélèvements de ballast ont été opérés par les enquêteurs de la D.S.T., à l'endroit de l'attérissage présumé, c'est à dire entre les traverses portant les empreintes; ces pierres dures étaient devenues friables, comme si elles avaient été calcinées au four électrique à haute température, le reste du ballast étant demeuré normal. Ces prélèvements ont été analysés... mais les résultats n'ont jamais été publiés.
5. Après des années, M. Dewilde ne s'est jamais coupé au cours des nombreux contre-interrogatoires auxquels il a bien voulu se soumettre de bonne grâce.
6. Le témoignage visuel de M. Dewilde, d'un OVNI en vol, a été confirmé par deux autres témoignages visuels d'engins rougeoyants, se déplaçant dans le ciel vers 22 h 30 :
a) A Vicq, à 2 kilomètres au N.-O de Quarouble, par plusieurs personnes.
b) A Onnaing; à 2 kilomètres au S.-O de Quarouble, par deux personnes.
Pour plus de détails sur ce cas aujourd'hui classique, reportez-vous ) : Aimé Michel, op. cit. 1, pp. 58 à 65; Michel Carrouges, op. cit., pp. 109 à 115; Jimmy Guieu, op. cit. II. pp. 130 à 133; Ouranos, IX/24, pp. 11 et suiv.; ibidem, IX/25, pp. 20 et suiv. C'est le cas n°144 de J. Vallée, Un siècle d'atterrissages.
Une seconde rencontre
Le 19 Novembre, la police confirme que Dewilde a fait une 2nde déclaration, concernant un objet qu'il avait vu auprès de sa maison. Toutefois, dit la police :
Dewilde et sa famille ont décidé, par crainte de mauvaise publicité, de ne mettre personne dans la confidence en ce qui concerne ce second événement. C'est pourquoi aucun des journaux locaux n'en fera mention. De plus elle fait savoir aux enquêteurs civils — poliment mais fermement — qu'elle tiendra dorénavant confidentiels tous autres renseignements se rapportant à de tels incidents.
Autant sa première rencontre avec des Ouraniens, le 10 Septembre 1954, a reçu de la part de la presse une large publicité, autant sa seconde rencontre, le 10 Octobre 1954, a été passé sous silence; on n'en trouve trace que dans les quelques lignes publiées par "Nord-Matin" (20-10-1954) et "France Soir" (30-10-1954) et lors d'une interview au poste Parisien... 16 mois plus tard. Des consignes ont-elles été données ? Qui les a données ? Pour quelles raisons ?
 Voici donc le témoignage de Marius Dewilde, recueilli par M. Marc Thirouin, fondateur de la C.I.E.S. "Ouranos" :
Quarouble (Nord), France, 10 octobre 1954 (11 h 30 - 12 heures, heure locale) : "Il était entre 11 h 30 et midi lorsque mon fils âgé de trois ans et demi, est venu m'avertir qu'il y avait "une auto sur la voie". Je suis sorti. J'ai vu à 50 mètres, un engin de mêmes forme et dimensions qu'un mois plus tôt. Il ne se trouvait pas sur la même voie, mais sur celle qui passe de l'autre coté de la maison. Il y avait une ouverture rectangulaire à la base de la coupole de l'engin. Tout autour de cette base se trouvait une série de bosses dont je ne compris pas la signification. Il y avait aussi, au-dessus de l'ouverture, comme une rangée horizontale de hublots; j'en distinguai trois ou quatre mais ne vis rien au travers.
Des êtres d'apparence humaine, vêtus d'une combinaison gris foncé les enveloppant entièrement, s'affairaient autour de l'appareil; ils étaient deux sur le plateau du disque (un de chaque coté de l'ouverture rectangulaire); plus tard j'en vis sortir deux autres de derrière le disque ou - plus exactement peut-être- de dessous. Un cinquième sortit de l'ouverture, descendit à terre, parla aux autres; il me parut être le chef. Il vint à moi. Je n'avais moi-même cessé d'avancer vers l'engin en faisant ces observations, de sorte que nous nous sommes rencontrés à environ 3 mètres de l'appareil.
L'être a flatté mon fils que je tenais dans mes bras, m'a tapé sur l'épaule, en souriant, et s'est mis à parler dans une langue que je ne connaissais pas. Je l'entendais très bien, ce qui est assez curieux puisqu'il me parlait à travers son casque. Je vis qu'il avait les dents très blanches, impeccables. Dans l'ensemble son visage était régulier et vraiment beau. Son sourire était tout à fait humain, ainsi que ses jeux de physionomie et ses gestes. Les êtres, semblables à lui, que j'aperçus autour de l'engin, souriaient, eux aussi, par instants.
J'étais à 3 mètres de l'appareil et percevais des plaintes sourdes à l'intérieur. Il me sembla entendre répéter : boukak... boukak... En regardant par l'ouverture, je vis deux autres êtres, l'un allongé par terre - je supposai que c'était lui qui gémissait- l'autre debout auprès de lui. Comme je me trouvais presque dans l'axe de la porte, je pus apercevoir à l'intérieur un matériel "briqué" et réellement étrange, des petites choses très nombreuses - des boutons de couleurs différentes, des sortes de manomètres, etc. - en métal (?) sombre, gris, impeccables de propreté.
La langue dans laquelle l'être me parlait n'était apparemment ni du chinois, ni une langue indochinoise, ni du siamois (le témoin fit cette déclaration à la suite de quelques imitations que je lui fis entendre tant bien que mal); l'enchaînement des sons me semblait plutôt européen, mais ça n'était, à mon sens, ni de l'anglais, ni de l'allemand, ni une langue latine. Je suis vraiment incapable de préciser d'avantage, n'étant pas du tout familiarisé avec les langues étrangères. L'être fit quelques pas vers ma volaille, qui picorait non loin de nous, se baissa, saisit une poule. Au lieu de s'enfuir en criant comme le font ces animaux quand j'essaie de les attraper, celle-ci "sabounit" et se laissa prendre docilement; j'en fus stupéfait. Il la montra dans ses mains puis la donna aux deux êtres qui étaient restés près de la porte. Ils la prirent en se baissant un peu.
Enfin l'être a caressé de nouveau mon enfant, sur la tête, et m'a encore tapé sur l'épaule, gentiment, puis m'a fait signe de m'écarter. Il est monté dans l'engin, précédé des deux personnages auxquels il avait remis la poule et suivi des deux autres qui se trouvaient derrière ou sous l'engin un moment auparavant. Deux d'entre eux l'aidèrent à monter en lui donnant la main. Le personnage debout à l'intérieur s'était baissé pour déplacer celui qui était allongé, afin de laisser l'entrée libre. En les voyant se mouvoir ainsi, je remarquai qu'ils étaient bien proportionnés, qu'ils avaient une allure dégagée, que tout en restant soumis à la pesanteur ils ne semblaient pas, en quelque sorte, en sentir le poids ni en éprouver de fatigue.
Un panneau obtura la porte, en glissant de haut en bas, assez vite mais sans brusquerie. Puis l'engin décolla verticalement, sans bruit et sans fumée, et disparut vers l'est. J'eus le temps d'apercevoir le dessous du disque : il y avait une partie centrale en relief, entourée de petits cercles et de lignes disposées en rayons. Je ne fus pas très enclin à révéler cette observation, me souvenant des tracas que m'avait valus la première. Ma femme en parla et l'affaire s'ébruita, ce qui amena encore sur les lieux un flot d'enquêteurs. "
Traces (enquête de M. Marc Thirouin)
"Sur la seconde voie l'herbe est drue et je m'attends à ne retrouver aucun vestige (...). J'en compte dix (empreintes) réparties sur quatre traverses; il est difficile de les dénombrer et d'en relever l'emplacement (...). Je dois donc me borner à noter sur mon bloc la position des traces les plus reconnaissables et à mesurer leur écartèlement. Quand, de retour à l'hôtel, je reproduirai mon shéma à l'échelle, je m'apercevrai que j'ai devant les yeux une image dotée d'une approximative symétrie (...).
Commentaires (de M. Marc Thirouin)
"Les ingénieurs de la S.N.C.F. venus examiner ces empreintes ont déclaré que "la pression qu'elles révèlent correspond à un poids de 30 tonnes ". Je me demande comment de tels experts ont pu sérieusement parler de pression sur les traverses, alors que de toute évidence ce que j'ai devant les yeux à cet instant est au contraire la trace d'un arrachement ! Le creux de 5 a 10 millimètres est dû non pas à un impact et à un enfoncement du bois mais à une perte de matière. Sur chaque empreinte on distingue nettement une coupure à 45° environ à une extrémité, une autre verticale à l'autre bout. Entre les deux, le bois s'est écaillé en suivant le plan de clivage de ses différentes couches, et - lorsque celles-ci s'enfoncent en oblique dans la traverse- en laissant dans la zone de rupture des imbrications, des décollements et des dentelures caractéristiques. Certaines de ces écailles de bois adhèrent encore faiblement à la traverse, dont elles affleurent exactement exactement la surface, preuve que celle-ci n'a pas été enfoncée par la pression du disque (...). La forme et l'orientation des coupures terminales semblent suggérer l'action de deux appendices tranchants s'enfonçant dans le bois, l'un verticalement pour assurer l'immobilisation latérale de l'engin, l'autre oblique, en direction du premier, pour l'empêcher de s'élever. S'il en est ainsi, l'engin devait, quelles que fussent ses dimensions, être très léger puisqu'il suffisait pour l'amarrer d'un "verrou" de quelques millimètres tous les 40 à 80 centimètres environ.
En Décembre 1979, Dewilde téléphone à Jimmy Guieu et lui dit : J'ai des révélations extraordinaires à vous livrer, j'habite Tours et ne peux me déplacer. L'année suivante sort son livre de révélations co-écrit avec Roger-Luc Mary.

Ne résistez pas aux extra-terrestres
Le livre de Marius Dewilde
En 1954, et dans les années qui suivirent, l'Affaire Dewilde défraya la chronique des journaux du monde entier : Allan Hynek lui-même vint en France pour rencontrer l'ouvrier métallurgiste qui disait avoir vu « des choses extraordinaires » sur une voie ferrée, à Quarouble, dans le nord de la France : en effet, Marius Dewilde possédait une preuve matérielle à sa déclaration, un mystérieux objet qui, visiblement, intéressait toutes les polices, la Police de l'Air notamment. Un mois plus tard, après bien des tracas que M. Dewilde rapporte dans ce livre, un deuxième atterrissage a lieu au même endroit : cette fois, Dewilde et son fils montent à bord de l'engin, et Dewilde obtient une seconde preuve matérielle qu'il détient toujours. Or, durant presque trente ans, Marius Dewilde semble avoir été contraint au silence. Puis, en décembre 1979, il téléphone à l'ufologue Jimmy Guieu pour lui dire : « J'ai des révélations extraordinaires à vous livrer, j'habite Tours et ne peux me déplacer ».
À l'instar de Franck Fontaine, de Cergy-Pontoise, Marius Dewilde prévoit un proche contact extra-terrestre à l'échelle planétaire, et il lance un avertissement qui peut paraître bizarre : NE RÉSISTEZ PAS AUX EXTRA-TERRESTRES.
Références :
· Guieu, J., Black-out sur les Soucoupes Volantes, chapitre 5, 1956 · Michel. A., A propos des soucoupes volantes - Mystérieux Objets Célestes, 1958 · Lefeuvre, A. & Zurcher, E., Les apparitions d'humanoïdes, 1979 · Dewilde, Marius et Mary, R.-L., Ne resistez pas aux extra-terrestres, Editions du Rocher 1980, ISBN 2-268-00085-0 · Vallée, J., cas n° 10, "Rapport sur l'analyse de 200 observations documentées faites en 1954" Home
liens:
http://ufo_logique.site.voila.fr/Dewilde.html
http://www.ufologie.net/1954/10sep1954quaroublef.htm
http://www.ovni007.com/id85.html
http://rr0.org/enquete/dossier/Quarouble/index.html
 

La rencontre de Cussac (1967)

L'année 1967 a été très fructueuse en ce qui concerne les cas de rencontres rapprochées. Outre Marliens et Evillers, aussi très documentés, le cas de Cussac reste sans nul doute une des observations françaises les plus étonnantes. Ce cas en particulier, comporte bien des caractéristiques propres au phénomène OVNI, bien qu'il s'agisse d'une apparition avec présence d'êtres humanoïdes plutôt hors du commun. nous allons ainsi voir combien il faut attacher d'importance à certains détails à priori incongrus ou anodins.
Deux enfants virent une sphère de deux mètres de diamètre, et "quatre petits diables". L'un d'eux était courbé, apparemment occupé par un objet sur le sol et un autre tenait un instrument ressemblant à un miroir. Ils planèrent et volèrent autour de la sphère, ensuite plongèrent à l'intérieur comme elle s'élevait avec un sifflement doux. Une odeur de souffre commençait à se répandre, et l'objet s'éloigna.
Dans le livre de Jacques Vallée "Chronique des apparitions extraterrestres" éditions J'ai Lu, 1974 d'après LDLN n°90 et Flying Saucer Review n°68.

CUSSAC, 29 Août 1967, 10h30, 2 témoins
RENCONTRE "DIABOLIQUE" SUR LE PLATEAU DE CUSSAC,
par Joël Mesnard et Claude Pavy, dans "PHENOMENES SPATIAUX" N°16 JUIN 1968 - p. 27-30.
 Claude Pavy et les enfants sur les lieux de l'atterrissage. photo publiée dans la revue "Phénomènes Spatiaux" n°16 - juin 1968.
Le matin du 29 août 1967, au village de Cussac (282 habitants dans 70 maisons, dépourvu de télévision et de radio [Poher], ne recevant qu'un journal local [Pinvidic 1983], situé sur un plateau à 1045 m d'altitude dans le Cantal, massif central) il fait beau, mais un peu frais (12 à 16 °C). Le vent est faible, < 3 m/s, ou nul (dans 2 vallées, à 10 km de Cussac il y a du brouillard matinal, donc pas de vent. Le vent très faible éventuel vient du secteur ouest ou nord-ouest).
Ce matin-là, François Delpeuch, 13 ans et demi, et sa soeur Anne-Marie, 9 ans, accompagnés de leur petit chien Médor sont partis depuis 8 heures du matin conduire une dizaine de vaches, dans la pâture à environ 800 mètres à l'ouest du village de Cussac, au lieu-dit Les Tuiles, dans un pré situé en bordure de la départementale 57 qui relie les Ternes à Pont-Farin.
Le temps est beau, le ciel clair, un léger vent souffle de l'ouest. Pour passer le temps, ils jouent aux cartes mais doivent cesser leur partie quand les vaches s'apprêtent à franchir un muret qui les sépare d'une pâture dans laquelle se trouve une trentaine de vaches appartenant à un voisin.François se lève pour appeler son chien pour les faire revenir.
Ce faisant il aperçoit, de l'autre côté de la route, ce qu'il croit tout d'abord être quatre enfants, derrière une haie, à une quarantaine de mètres de lui. Il escalade quelques pierres pour mieux distinguer ces enfants qu'il ne reconnaît pas. Ils sont étranges : tout noirs de vêtement et de visage. François et Anne-Marie distinguent derrière eux, à moitié cachée par la haie, une sphère extrêmement brillante, de 2 m 50 de diamètre environ, pénible à regarder tant elle étincelle. Aucune ouverture n'est visible.

François dit : Oh, il y a des enfants noirs ! Sans se retourner, sa soeur répond : Tu les appelles. Mais lui répond : Regarde, regarde. Et il monte sur le muret contigu pour mieux voir “les enfants noirs”. Sa soeur se lève et observe à son tour. 1 des “enfants noirs” est baissé et semble s'affairer à terre, 2 autres sont vus de profil, le 4ème, un peu plus grand, tient un objet rectangulaire reflétant le Soleil situé derrière les témoins (que François compare à un miroir) agite ses mains semblant faire des signes à ses compagnons :
François s'écrie alors : "Vous venez jouer avec nous ?"(1)
 
Dessin de Joël Mesnard représentant les petits êtres autour de la sphère, publié dans "Phénomènes Spatiaux" n°16
A ce moment, les petits êtres qui ne paraissaient pas s'intéresser aux enfants, prennent conscience qu'ils sont observés. Le premier ( voir dessin ) s'envole à la verticale et plonge, la tête la première, dans le haut de la sphère. Le second le suit de la même manière et le troisième, après s'être relevé, fait de même. Quant au quatrième, il s'élève mais, avant de plonger dans l'appareil, il redescend et fait mine de ramasser quelque chose (son "miroir" pense François), puis s'envole de nouveau et rattrape la sphère qui, pendant ce temps, avait commencé à monter en décrivant de petits cercles et se trouvait déjà à une quinzaine de mètres de hauteur.
Ce dernier occupant disparaît alors à l'intérieur de la même manière que ses prédécesseurs, c'est à dire la tête la première(2). En s'élevant, la sphère émettait un sifflement doux et assez aigu, mêlé au bruit d'un souffle qu'aucun des enfants n'a ressenti.

Patrick Claeys © Témoignages OVNI - Atelier 786
Elle décrit encore quelques cercles, (4 à 6 tours dans le sens horaire vu de dessous, de rayon croissant sur 10/50/100 m, à raison de 1 tour/s environ) en s'élevant toujours, tandis que l'intensité lumineuse qu'elle irradie s'accroît fortement. Puis, le bruit disparaît et la sphère s'éloigne à toute allure en direction du nord-ouest. En même temps, une odeur de souffre (le souffre n'ayant pas d'odeur, peut-être plutôt SO2 ou ozone) se répand et vient jusqu'aux enfants. Les vaches se mettent à beugler et à s'agiter. Vingt-cinq vaches situées dans un pré voisin, à environ trois cents mètres de là, beuglent aussi et viennent se rassembler près de celles de François et d'Anne-Marie. Le chien Médor aboie après l'objet et voudrait le suivre.
Les enfants ne voient pas l'objet disparaître, car ils sont obligés de s'occuper des vaches, qui sont très agitées et qu'ils rentrent une demi-heure avant l'heure prévue. Les détails concernant l'objet sont pauvres. C'est une sphère parfaitement lisse, de 2 m à 2 m 50 de diamètre, d'une couleur argent lumineux très brillant. François, qui porte des lunette et doit avoir les yeux fragiles, aura les yeux larmoyants pendant le quart d'heure qui suivra l'apparition, et le matin au réveil, pendant plusieurs jours de suite.
Sa soeur, qui ne porte pas de lunettes, ne ressentira rien. Les petits êtres semblent passer au travers de la paroi. Le seul détail remarqué concerne un train d'atterrissage de 3 ou 4 béquilles droites aperçues par Anne-Marie alors que la sphère se trouvait encore au sol. François, lui, n'a rien vu du tout.
C'est d'ailleurs, un des deux points sur lequel les récits des enfants divergent.(3) L'odeur de souffre s'est répandue lorsque l'objet a commencé à monter en spirale ou, plus exactement, en hélice. le léger vent d'ouest correspondait à la direction objet-enfants. les vaches se sont mises à beugler dès le départ de l'appareil.
Les petits êtres:
Les détails concernant les petits êtres observés sont plus nombreux et intéressants. Ils mesurent approximativement 1 m à 1 m 20 de haut mais n'ont pas tous la même taille. Deux sont plus petits, le plus grand étant le dernier à regagner la sphère. Ils sont "tout noirs" mais d'un aspect brillant que François compare à de la soie. Aucun signe visible ne permet toutefois de préciser toutefois s'il s'agit de la couleur de la peau des personnages ou d'une combinaison quelconque qui pourrait alors être parfaitement moulante.
Les bras sont longs et fins et les jambes courtes et fines. Si aucun des deux enfants n'a pu distinguer de détails concernant les mains, ils ont vu les pieds palmés du quatrième personnage quand il était en l'air. la tête paraît avoir des proportions normales mais le crâne et le menton semblent plus accentués. Anne-Marie a par ailleurs, remarqué le nez pointu du dernier être. Enfin, autre point très important est la "barbe" que portent ces personnages d'après le témoignage des deux enfants.
Quelques précisions:
- (1) On peut toutefois lire dans le pavé de Michel Figuet et Louis Ruchon à propos de ce cas, ce qui suit: Luc Bourdin, enquêteur L.D.L.N à Clermont, rencontra François Delpeuch étudiant à la faculté de Clermont en 1977 et refit une contre-enquête complète de ce cas 10 ans après.
C'est ainsi qu'il apprit que la phrase attribuée à Anne-Marie ("Vous venez jouer avec nous ?") est une pure invention journalistique car tout de suite les témoins se rendirent compte qu'ils n'avaient pas affaire à d'autres enfants. D'autre part, Anne-Marie eut l'impression que la sphère reposait sur des pieds mais François ne vit rien de tel.
- (2) On retrouve dans le livre "La nouvelle vague des soucoupes volantes" de Jean-Claude Bourret, les traces d'un témoignage très similaire survenu le 20 décembre 1971, à 21 h 30 (près de la base aérienne d'Itaperuna dans l'Etat de Rio au Brésil) à Manuel Silva E Souza.
En s'approchant d'une lueur éblouissante émise par une forme ovale, il a vu lui aussi un être d'un mètre environ intégré son appareil en levant les bras à l'horizontale de la même façon que le firent les êtres observés par nos deux petits bergers du Cantal. L'analogie entre ces deux récits est plus que troublante.
(3) Les enquêteurs, Joël Mesnard et Claude Pavy, précisent dans le rapport publié dans la revue "Phénomènes Spatiaux" n°16 de juin 1968, que "jamais les deux enfants ne parurent embarrassés par leurs questions. Soit ils avaient vu le détail demandé, soit ils ne l'avaient pas vu. Par exemple, François nous a dit: "Depuis le premier jour, Anne-Marie dit qu'elle a vu des béquilles sous l'objet, mais moi non, alors je ne peux rien vous dire !"
A ce propos d'ailleurs, il pense qu'elle a pris des branches des buissons de la haie pour des béquilles.
NDLR: Prenons également en considération le fait que François qui porte des lunettes puisse avoir une moins bonne vue que sa soeur.
Enquête Gendarmerie
Le maire de Cussac, père des enfants, voit arriver le chien Médor, puis ses enfants choqués (ordre d'arrivée qu'il décrira comme inhabituel). Il décide d'appeler les gendarmes de Saint Flour, à 19 km de là. Le maire les connaît bien, ce sont eux qui s'occupent des accidents de la route, et de bien d'autres problèmes, comme lui-même le fait pour ses administrés. Les gendarmes arrivent à 16 h, constatent l'odeur et une trace d'herbe légèrement jaunie (Pantone 379, d'un contraste de moins en moins faible après le 1er jour), de 4 à 5 m derrière la haie, recueillent les témoignages, et informent leur hiérarchie par radio. Cependant on ne trouvera nul rapport.
Anne Marie n'arrive pas à dormir les 2 jours qui suivent. Les enfants resterons choqué près d'1 semaine.
GEPA (1967)
Claude Pavy enquêtant pour le GEPA lors de l'Hiver 1967, avec les enfants sur les lieux de l'observation [Phénomènes Spatiaux n° 16, Juin 1968]
Au début de l'Hiver, Joël Mesnard et avec Claude Pavy commence une enquête pour le GEPA. Elle est publiée dans le numéro de Phénomène Spatiaux de Juin 1968.
[LDLN n° 90, Septembre-Octobre 1967] La presse se fait l'écho de l'observation.
LDLNLDLN également, mène ses enquêtes via Claude de Saint Etienne (Hebdo de Toulouse du 12 Octobre 1968) puis B. Pulvin et J.-C. Ameil (Clermont-Ferrand).
En 1977, Luc Bourdin, enquêteur de LDLN rencontre François , alors étudiant à la faculté de Clermont, et refait une contre-enquête complète sur le cas. Il apprend qu'une phrase attribuée à Anne-Marie (Vous venez jouer avec nous ?) est une pure invention journalistique, les témoins s'étant rendu compte compte qu'ils n'avaient pas affaire à d'autres enfants. François confirme en outre n'avoir pas vu de "pieds" sur lesquels aurait reposé la sphère [Figuet].
GEPAN (1978)
En avril 1978 le GEPAN dépèche sur les lieux une équipe de 4 enquêteurs :
Claude Poher
un magistrat, membre du Conseil Supérieur de la Magistrature, sans connaissance préalable des ovnis [Poher] un ingénieur opticien du CNES (pas Vélasco), spécialiste de haut niveau (qui deviendra plus tard l'un des responsables de l'instrumentation de la famille des satellites d'observation SPOT), sans connaissance préalable des ovnis [Poher] la documentaliste et secrétaire du GEPAN
Ils recueillent des données auprès des 2 témoins principaux, devenu adultes, ainsi que de 3 autres témoins, dont l'un des gendarmes ayant participé à l'enquête sur les lieux, dans les heures qui ont suivi les faits.
Un garde champêtre, qui se trouvait dans son grenier au moment de l'observation, à 500 mètres du lieu d'observation, confirme avoir entendu le sifflement de départ de la sphère.
Le magistrat enquêteur indique : les divers éléments sont tous dans le sens de la réalité des dires des enfants : leur frayeur, effectivement observée par des tiers, la constatation, par d'autres témoins adultes et dignes de foi, de l'odeur, du bruit, et de l'agitation des animaux. Il n'existe, dans ces divers éléments, aucune faille, aucune discordance qui permette de douter de la sincérité des témoignages.
Cette année-là Poher présente l'analyse des témoignages de Cussac au Comité scientifique du GEPAN.
Pinvindic/Méheust/Grangeon (1983, 1985)
François dit ne pas croire aux extraterrestres. Il pense plutôt avoir vecu une "distorsion" du temps dont il se sent incapable de donner le modèle physique, et s'interroge toujours sur la nature exacte de son expérience. Il dit que cette observation le culpabilise sans en comprendre les raisons.
Eric Maillot et Robert Alessandri rappeleront les similitudes de cette observation avec celle de Arc-sous-Cicon (Doubs), 1 mois et demi auparavant, à 340 km de là.
Références bibliographiques:
- "Témoignages OVNI" Jean-Claude Bourret & Patrick Claeys, édition Atelier 786, 1981 p.46-49 - Catalogue Vallée dans "Visa pour la Magonie" Robert Laffont, 1978 p.280 et "Chroniques des apparitions extra-terrestres" J'ai Lu, 1974 p. 302 - "Lumières Dans La Nuit" n°90 p. 6 - "Phénomènes Spatiaux" (GEPA) n°16 - juin 1968 p.27-30 (rapport d'enquête de Joël Mesnard & Claude Pavy) - "Mystérieuses Soucoupes Volantes", groupement LDLN, éditions Albatros, 1976 p.127-132 - "Hebdo" édition de Toulouse du 12 Octobre 1968 - "OVNI: Le premier dossier complet des rencontres rapprochées en France" Michel Figuet & Jean-Louis Ruchon, éditions Alain Lefeuvre, 1979 p.285-287 - "Face aux Extra-Terrestres" Charles Garreau & Raymond Lavier, éditions Mame, 1975, p.198-201 - article de presse paru dans le journal "Paris-Jour" du 2-3 Septembre 1967 - "La nouvelle vague des soucoupes volantes" Jean-Claude Bourret, éditions France Empire, 1975 p.136.
http://www.rr0.org/Dossier/1967-08-29_Cussac/index.html
La rencontre de Valensole (1965)

C'est un des cas les plus connu d'une rencontre du troisième type (RR3). le 1er juillet 1965, Maurice Masse observa d'assez près un objet de forme ovoide posé dans son champ ainsi que ses occupants. le récit de Maurice Masse est considéré comme l'un des plus solides accumulés par les ufologues. A l'endroit où se trouvaient des traces au sol, rien ne poussera pendant 2 ans!

Maurice Masse, cultivateur de lavande de 41 ans réputé pour son sérieux, vit avec sa femme et ses 2 enfants sur le plateau de Valensole (Alpes de Haute-Provence).

Maurice Masse ( pour les scéptiques sur cette photo il boit de l'orangina )
Depuis une semaine, lui et son père travaillent quotidiennement dans leur champ et remarquent chaque matin, des dégâts causés aux lavandins, comme si quelqu'un avait pris, chaque nuit, des échantillons de ces plantes. Les plants ne sont pas arrachés, mais des pousses sont coupées ou plutôt cassées et emportées.

Au petit matin du 1er juillet 1965, Masse quitte son domicile vers 5 h. Il arrive dans son champ situé à 1600 m de sa maison. A 5 h 45, s'apprêtant à démarrer son tracteur qui stationne derrière un clapier (tas de pierrailles de 2 m de haut), Masse entend un bruit comme un sifflement qui remplissait toute la campagne. De là où il se trouve, il ne peut en localiser l'origine mais, pensantà un hélicoptère militaire, se dirige vers l'origine du bruit. Sortant de derrière le clapier, il constate effectivement qu'un engin est posé dans son champ au milieu de ses buissons de lavande, à 90 m. Cependant sa forme rappelle plutôt celle d'un ballon de rugby.
Masse s'approche en longeant une vigne située le long de son terrain, marchant parmi les rochers tout en observant la "machine". L'objet, du volume d'une Renault Dauphine (de 3 à 3,50 m de large, pour environ 2,50 m de hauteur) et de couleur neutre et mate. Il possède une coupole supérieure transparente, et 6 pieds montés sur un pivot central s'enfonçant dans le sol, le faisant penser à une énorme araignée.
Je me trouvais le 1er Juillet 1965 vers 5 h 30 du matin, comme j'en ai l'habitude, dans mon champ de lavande un peu au Nord de Valensole près de la route d'Oraison. Je n'avais pas encore mis en marche mon tracteur, arrêté derrière un clapier (tas de pierrailles de 2 m de haut environ). J'allais le faire et j'allumais une cigarette quand j'entendis un sifflement dont je ne localisais pas l'origine.

Masse contourne le clapier avec précaution, pensant prendre des gens la main dans le sac. Mais c'est un tout autre spectacle qui l'attend :
Je sortis alors derrière le clapier qui me dissimulait et vis à 90 m de moi environ un engin de forme bizarre qui s'était posé dans mon champ. J'avais d'abord pensé à un hélicoptère, mais je me suis rendu compte que ce ne pouvais en être un. J'avais trop l'habitude de ces machines de l'armée qui, en difficulté ou non, atterrissent souvent sur mon champ ou à côté. Je ne manque pas, chaque fois, d'aller m'entretenir avec les pilotes lesquels, bien souvent, sont des chasseurs comme moi. Mais cet engin ressemblant à un gros ballon de rugby, gros comme une Dauphine, surmonté d'une coupole, reposant sur 6 béquilles, qu'est-ce que ça pouvait être ? Peut-être, pensais-je, un engin expérimental ?
Mais l'objet n'est pas seul. 2 petits humanoïdes se trouvent à ses pieds, accroupis :
Je m'avance néanmoins d'un pas tranquille, rien dans les mains, à travers les jeunes plants de lavande qui couvrent mon champ. Et j'apperçois tout près de l'engin 2 petits êtres ayant apparence humaine, penchés sur un pied de lavande.

Un lui tourne le dos, l'autre lui fait face.
Sans trop d'inquiétude, je m'approche avec l'intention d'entrer en contact avec eux. J'arrive ainsi à 5 ou 6 m des étranges visiteurs, mais ceux-ci m'aperçoivent, se redressent et l'un d'eux braque aussitôt sur moi une sorte de tube, ou de "pistolet". Je suis alors instatanément figé sur place au point de ne pouvoir faire un seul mouvement.

Dessin d'un humanoide tel qu'observé à Valensole
Lorsque je suis arrivé à 7 m d'eux, celui qui était tourné dans ma direction m'a alors aperçu. Il a dû faire un signe à l'autre, tous 2 se sont redressés, celui qui avait le dos tourné a fait volte-face et a pointé un tube dans ma direction qu'il prit dans un étui sur son côté droit; à ce moment-là, j'ai été totalement immobilisé. Je ne ressentais rien, je n'étais pas engourdi ni contracté mais je ne pouvais pas faire un seul geste. J'ai très bien distingué que celui qui m'avait paralysé remettait de la main droite, dans l'étui qu'il portait à gauche, ce fameux tube.
Ces 2 êtres sont ensuite restés quelques minutes discuter en me regardant la plupart du temps. J'ai remarqué que leurs yeux bougeaient et j'entendis une sorte de gargouillement provenant certainement de leur gorge. Ils n'avaient presque pas de cou tant leur tête était rentrée dans les épaules. Ils semblaient se moquer de moi, pourtant leurs regards n'étaient pas méchants, tout au contraire.
Au bout de 4 à 5 mn, ils retournèrent, avec une agilité surprenante, dans leur appareil en s'aidant de la main droite, puis de la main gauche. Une fois montés à bord, une porte à glissière se referma d'une façon qui m'a semblé automatique, de bas en haut, de la même manière qu'une porte de meuble.
Je les ai distingués derrière le dôme, j'ai entendu un bruit sourd qui a duré 2 à 3 s, tandis que leur appareil se soulevait de 10 cm à 1 m. Le tube qui se trouvait sous l'appareil est sorti de terre et les 6 pieds se sont mis à tourner. Il n'y a eu ni fumée, ni poussière soulevée par cet engin. Les 6 pattes tournaient dans le sens des aiguilles d'une montre.
Tandis que les visiteurs me faisaient face, l'appareil est parti en arrière, dans la direction opposée à leur orientation. Il s'est élevé en oblique plus vite qu'un avion à réaction. Je l'ai suivi pendant 15 à 30 m, puis il a disparu subitement de ma vue, pire qu'un éclair.
Je suis resté immobilisé encore 15 mn, puis j'ai remué mes mains, puis tous le corps et les membres. Je suis alors parti vers mon tracteur.
J'ai allumé une cigarette et j'ai continué mon travail jusqu'à 7 h et demi/huit heures. Monté sur mon engin, j'ai biné ma vigne qui n'est pas celle que j'ai traversé lors de mon approche puis je suis rentré chez moi vers 9 h.
C'est en mettant au courant de son aventure M. Moisson, patron du Café des Sports que la gendarmerie a vent de la nouvelle.
Il racontera ensuite avoir vu également de petits êtres (1 m environ) dont la morphologie générale est proche de la nôtre mais qui sont manifestement étrangers à notre planète. En s'approchant d'eux, il note leur tête anormalement grosse par rapport au corps (3 fois celle d'un humain), chauve, peau blanche, longues oreilles, pommettes saillantes et charnues, avec une petite bouche circulaire. Ils portent des costumes gris-vert d'une seule pièce. Jusqu'alors penchés sur un buisson de lavande, ils semblent enfin remarquer sa présence lorsqu'il est à 8 m d'eux, et l'un deux braque alors vers Masse un petit tube qui le paralyse, mais apparemment sans lui faire perdre conscience. Il se souvient qu'il y a eu alors une sorte de communication télépathique avec ces êtres, dont il garde une impression de bienveillance. Les 2 êtres retournent ensuite à leur engin, y pénêtrent par une porte coulissante. Le bruit de sifflement recommence et l'engin plane brievement tandis que ses pieds commencent à tourner, puis il file vers l'Ouest à vive alure.
Masse ne recouvre sa capacité de mouvement que 15 mn plus tard. A ce moment, il va immédiatement examiner l'endroit où l'ovni s'est posé et remarque diverses marques au sol, ainsi qu'un trou central d'environ 30 cm de profondeur là où il avait stationné le pylône central de l'engin. La terre tout autour est détrempée. Plus tard, dans la journée, il note qu'elle s'est rapidement durcie jusqu'à avoir la consistance du ciment.
C'est en mettant au courant de son aventure M. Moisson, patron du Café des Sports que la gendarmerie a vent de la nouvelle.
L'enquête révèleras la présence, a l'endroit ou l'appareil se trouvait, d'une empreinte nette ainsi que le fait que la terre a cet endroit était desséchée et durcie, alors que partout alentour, elle était humide et meuble.
Un autre point intéressant est que cette observation ressemble fortement a une autre effectuée aux état unis et connu comme " la rencontre de socorro " dont voici un bref exposé :
Le 24 avril 1964 à 17 h 50, Lonnie Zamora, sergent de police de Soccorro (Nouveau-Mexique), pourchasse un chauffard. Il entend soudain un rugissement et voit une flamme bleu-orange derrière une colline. Il abandonne donc sa poursuite et se dirige vers le lieu en question. Au sommet il lui semble voir à 200 m une voiture accidentée et 2 hommes en combinaison blanche.
Tout en s'approchant, il fait un appel radio signalant un accident. Il voit maintenant l'objet à 30 m de distance, ovoïde, posé sur des échasses dans un ravin. A côté, 2 petits êtres humanoïdes vêtus de blanc, voyant Lonnie, ils remontent dans l'appareil. Le vaisseau décolle aussitôt dans un vacarme assourdissant, en émettant une flamme bleue.
Dans ce cas on trouva également des traces laissées par l'appareil lors de son décollage
Dans les quelques semaines suivantes, Masse a eu son cycle de sommeil sévèrement perturbé par de l'hypersomnie, ce dont il n'avait jamais souffert avant. Dans le champ de lavande, des traces ont été trouvées là où l'objet avait atterri et la lavande est morte. Ont également été mentionnés des effets du type poltergeist à son domicile après sa rencontre rapprochée. Bien que tous à Valensole aient indiqué que Mr. Masse n'aurait jamais inventé une histoire pareille, ce qui était également la conclusion de tous les enquêteurs qui lui ont parlé, les sceptiques français purs et durs ont fini par dire qu'il a du inventer toute l'histoire et doit avoir créé la trace d'atterrissage lui-même, se basant sur l'argument qu'il ne peut y avoir aucune visite extraterrestre. D'autres sceptiques tels que Claude Maugé ont suggéré que cela devait avoir été juste un hélicoptère, et se sont livrés à la spéculation que cela devait avoir été un "hélicoptère américain espionnant secrètement en France" - ce qui ferait de Maurice Masse un fabulateur - puisque les officiels avaient précisé qu'aucun atterrissage d'hélicoptère n'a été noté là.

Enquête Maurice Masse sur la trace dans son champ
Le lieutenant-colonel (capitaine ?) Valnet, commandant de la compagnie de gendarmerie des Alpes de Haute Provence contrôle le déroulement de l'enquête des gendarmes Azias et Santoni. Ceux-ci s'attèlent à leur tâche êtent dès le lendemain, recueillant un 1er témoignage de Masse, d'abord réticent par peur du ridicule.
Masse ne parle pas tout de suite des petits êtres.

La trace laissée sur le champ de Maurice Masse
A partir du 3 Juillet, les journaux parlent de la "soucoupe volante de Valensole". La plupart émettent l'hypothèse d'un hélicoptère Alouette II ou III : en effet, cet été-là, des exercices militaires sont en cours sous le nom de "Provence 65". Le général Chassin ne confirme pas l'hypothèse de manoeuvres militaires et demande que les autorités fassent dans le plus bref délai, une déclaration à l'effet de dire si, oui ou non, un hélicoptère en mission s'est posé un moment dans le champ de M. Masse.
Les ufologues sont très sollicités : l'un des plus célèbres, Aimé Michel, déclare : si le témoin a inventé la chose, il a inventé quelque chose de tout à fait conforme à ce que l'on sait déjà, en particulier de tout fait conforme à une observation faite l'année dernière aux Etats-Unis dans un endroit qui s'appelle Soccoro.

De gauche à droite, Guy TARADE et Maurice MASSE
Masse s'est réfugié sur la côte pour éviter la presse et les curieux. Le 4 Juillet, les journalistes le retrouvent et il répond aux questions d'Europe 1 : il reste sur ses déclarations jusqu'au 18 Août, où il est interrogé pendant 8 h par le capitaine de gendarmerie Valnet. Au cours de cet entretien éprouvant, il donne une nouvelle version des faits. Cette fois, les 2 êtres étaient hors de leur engin et semblaient contempler, accroupis, un plan de lavandin. Ils ne mesuraient pas plus de 1 m, leur crâne disproportionné, chauves, un trou à la place de la bouche. Il n'avait pas osé tout dire de peur d'être enfermé à l'asile ; il ne l'avait raconté qu'à son père et au gendarme, le maréchal des logis Oliva.
Références :
[Bourret 1976] La Nouvelle Vague des Soucoupes Volantes de Jean-Claude Bourret (Presses Pocket 1976) Enquête sur la trace de Juin 89 à Valensole - un autre cas de trace à Valensole. Le cas de Valensole, 1er Juillet 1965... (UFOmania n°22 © Décembre 1998) L'énigme de Valensole Inforespace : n°53, septembre 1980, pp.2-17 (Texte de Pierre Guérin, Maître de recherche au CNRS) Inforespace : n°54, novembre 1980, pp.4-11 (Texte du Dr Beaudouard, médecin psychiatre) OVNI : Le premier dossier complet des rencontres rapprochées en France, par Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon (Ed. Alain Lefeuvre, 1979, pp.253-256
Analyse de la trace

l'écrivain Jimmy Guieu se rend sur les lieux, il est alors chef du service d'enquête du groupement OURANOS (fondé en 1953). En voulant recueillir un peu de terre à l'endroit où l'engin s'est posé, il brise la lame de son canif tant le sol est dur.La trace couvre une superficie d'environ 500 m2, les distances exactes sont notées sur le graphe en annexe. Les empreintes hémisphériques ont une profondeur moyenne de 8 cm pour un diamètre apparent de 40 cm.

Etude pH-métrique du sol.

Le pH est une grandeur qui rend compte du degré d'acidité ou de basicité d'une solution. Par définition un pH égal à 7 est dit neutre, si le pH est inférieur à 7 cela caractérise un milieu acide, au contraire si le pH est supérieur à 7 c'est d'un milieu basique qu'il s'agit.
Déroulement de la mesure des pH:
Celle ci s'effectue en mélangeant dans une éprouvette stérile, clos hermétiquement, la terre prélevée avec une solution de pH connue. Après 24 H, on mesure le pH de la nouvelle solution au moyen d'un papier pH donnant sur une échelle de 1 à 11 une précision de 0.5.
Date des prélèvements :
8 juillet 1989,
19 juillet 1989,
12 août 1989,

Conclusion:
En surface de la trace et jusqu'à une profondeur de 5 cm nous trouvons un pH compris entre 5.5 et 6, tandis qu'à 20 cm celui-ci à pour valeur 8. Hors de la trace nous retrouvons ce pH de 8 indépendamment de la profondeur (profondeur maximale de mesure: 20 cm). Il est à noter que les échantillons de terre des trois empreintes, furent prélevés à une profondeur de 5 cm à partir du fond de celles-ci soit à environ 13 cm du niveau du sol.
De l'analyse de ces différents échantillons, il apparaît que le phénomène, quel qu'il soit, à modifié le pH du sol rendant la surface de celui-ci plus acide, et cela indépendamment des chutes de pluies tombées sur la région. Ce phénomène à perduré pendant une période d'au moins un mois car dans la dernière série de prélèvements il n'apparaît plus de différence entre les différentes parties du champ.

Mesure de la résistivité du sol.
La résistivité du sol fut mesurée par la méthode des 3 terres. Les différents points explorés se situent de la manière suivante:
1er point:
Dans le champ à une distance de 30 M de la trace vers l'Ouest. La valeur mesurée est de 0.40 Ohm.cm.
2eme point:
En bordure Nord de la trace. La valeur mesurée est de 0.26 Ohm.cm.
3eme point:
Dans la trace, au milieu de l'empreinte no 2. La valeur mesurée est de 0.20 Ohm.cm.
Conclusion:
On s'aperçoit que la résistivité du sol décroît à mesure que l'on approche de l'intérieur de la trace et qu'elle est deux fois moins importante qu'à l'extérieur de la trace.
Le phénomène quel qu'il soit à donc influé sur les propriétés électriques du sol.
Cela est à mettre en relation avec les modifications chimiques (pH) du sol.
Calcul de la conduction d'une solution connaissant son pH.
La conduction d'une solution dont on connaît le pH s'établit suivant une loi en logarithme base 10.
Ainsi si on veut connaître la différence de conduction entre deux solutions de pH quelconque, le logarithme en base 10 de celle-ci est égal à la différence des pH ramenés à leur écart par rapport au pH neutre, soit la relation suivante:
pH1=pH surface - 7 avec pH surface=5.5 ==> pH1=1.5
pH2=7 - pH profondeur avec pH profondeur=8 ==> pH2=1
Log 10 C = (pH1 - pH2) ==> Log 10 C = 0.5
de cette relation nous tirons la valeur de C, soit:
C = 10 0.5 ==> C = 3.1
Cette valeur est à mettre en relation avec la mesure de résistivité du sol, nous trouvions un rapport de 2 entre la mesure à l'extérieur de la trace et la mesure dans celle ci.
Cet écart ne contredit en aucune façon l'accord entre ces deux valeurs, car la relation utilisée pour le calcul précédent de C est celle d'une solution ne contenant que de l'eau, hors la conduction dans le sol s'effectue aussi par les sels minéraux dissociés dans l'eau.
De plus une erreur de seulement 4% sur la détermination du pH conduit à une erreur de 37% sur la détermination de la conduction.
Calcul de la masse estimée de l'objet.
La première hypothèse à faire est que les trois empreintes dessinées dans la terre résultent de l'appui physique sur le sol d'un quelconque objet, est quelles ne sont pas les traces d'un forage ou autre.
Nous prenons pour hypothèse que la consistance du sol au moment de l'enquête était la même que celle lors du phénomène.
Dans cette hypothèse, prenons pour référence une personne de masse connue m = 65 Kg, dont la surface d'appui sur le sol est S = 4.2 10-² m². Son poids s'établit alors suivant la loi suivante :
P = m . g
avec g = 9.81 m/s2 (accélération de la pesanteur),
P = 637.65 Newton
On en déduit la force F de pression exercée sur le sol :
F = Poids/Surface ==> F = 15 300 N/m²
Cette force de pression F produit un enfoncement dans le sol de X = 2.5 10-3 m.
Calculons maintenant quelle devrait être la valeur de la force F' pour produire un enfoncement X' de 8 10-² m (profondeur moyenne dans les trois empreintes).
F' = ( F . X') / X ==> F' = 489 600 N/m²
On connait la surface moyenne S' des empreintes S'=0.18 m², on peut donc en déduire la masse m' ayant produit l'une des empreintes:
m' = (F' . S')/g ==> m' = 8980 Kg
Si le centre de gravité de l'objet était aligné avec le centre géométrique du triangle formé par les trois empreintes, la masse totale de l'objet est donc m'totale = 3 * m'.
m'totale = 26 900 Kg +- 500 Kg
Conclusion:
Cette masse d'environ 27 tonnes est celle théorique qui permet de décrire le phénomène sur lequel nous avons enquêté, mais elle peut ne pas correspondre à la masse réelle de l'objet si ce dernier, par un moyen quelconque, influait sur sa masse véritable ou sur le facteur d'accélération de la pesanteur.

Remarques générales:
Il résulte des nombreuses analyses effectuées que le phénomène ayant pris place à Valensole au lieu dit de Saint-Jean, a altéré le sol du champ de plusieurs manières différentes:
- modifications des propriétés chimiques du sol:
A l'intérieur de la trace le pH est plus faible en surface qu'en profondeur, ce qui n'est pas le cas pour le restant du champ où le pH est uniforme. Cela peut être du à une ionisation des molécules d'eau contenues dans le sol.
- modifications des propriétés électriques du sol:
La résistivité est deux fois plus faible à l'intérieur de la trace qu'en dehors. Ceci découle du phénomène d'ionisation précédent.
- modification dans la coloration du sol:
Décoloration de celui-ci, identique à celle obtenue par une augmentation de la température du sol entraînant une dessiccation de celui ci.
- modification dans la structure physique du sol:
Résistance à l'enfoncement des électrodes permettant la mesure de la résistivité, plus faible à l'intérieur de la trace qu'à l'extérieur.
- modification dans les végétaux:
A l'intérieur des limites de la trace de nombreux plans de lavandins sont morts ou le deviendront. De plus les fleurs de lavandins pointent vers le sol alors qu'à l'extérieur ces dernières pointent vers le ciel. Les plants de lavandins morts semblent avoir subit un vieillissement accéléré ce qui a entraîné le phénomène de dessiccation par la perte de l'eau les constituants.
Très peu d'abeilles traversent la trace et viennent butiner les fleurs, alors qu'à l'extérieur tout est normal. Peut être sont elles plus sensibles que nous à certaines radiations ou bien est-ce à cause des lavandins qui meurent et ainsi ne produisent plus d'essence pour les attirer. Par contre nous rencontrons beaucoup de grosses mouches, ce qui peut étayer la thèse des radiations, car il a été scientifiquement prouvé que les mouches pouvaient supporter de très forte dose de radiation sans en être incommodées.
- perturbation magnétique et radiative:
Il n'a été observé aucun de ces phénomènes à la date de notre enquête, mais cela n'écarte en aucune façon la possible existence de ces deux types de perturbations dans les jours qui ont suivis le phénomène. Celui-ci se serait déroulé entre le 12 et le 18 Juin 1989, or notre enquête n'eut lieu que le 8 Juillet 1989 soit au moins trois semaines plus tard.
Hypothèse sur la nature du phénomène.

Explorons les différentes hypothèses pouvant expliquer le phénomène de Valensole et les modifications du sol que nous avons mis en évidence.
Première hypothèse: la projection d'acide ou de toute autre substance liquide.
Cela entraînerait les mêmes modifications du sol sauf celle de la couleur et le pH serait beaucoup plus faible, de plus les modifications resteraient localisées à la zone de projection, or la dimension de la trace est très grande et les modifications sont les mêmes sur toute la surface de la trace. La projection d'une substance chimique liquide à une zone donnée, diffuserait partiellement aux alentours or nous ne retrouvons pas cela dans les analyses effectuées. Cela n'expliquerait pas non plus les empreintes hémisphériques trouvées dans la trace, sauf si elles ont été faites intentionnellement, mais alors nous ne connaissons pas les raisons d'effectuer un tel simulacre.
En conclusion, nous pensons que cette hypothèse n'est guère plausible car elle ne répond pas à tous les critères de nos analyses.
Deuxième hypothèse: Survol et atterrissage d'un engin volant de notre technologie (hélicoptère, avion ...).
Cela n'est guère plausible car nous aurions retrouvés les plans de lavandins couchés, aplatis par le souffle des pales pour un hélicoptère et pour un avion nous aurions retrouvés les marques de l'atterrissage. Pour citer le témoignage de pilotes militaires d'hélicoptères qui se sont rendus sur les lieux "les trois empreintes hémisphériques ne correspondent à aucun train d'atterrissage connu dans les dimensions et les formes; de plus la trace n'a pas pu être créée par la perte de kérosène de la part d'un de ces engins aériens."
En conclusion cette hypothèse est aussi à écarter.
Troisième hypothèse: Emission d'un champ magnétique intense engendrant des courants induits.
Certains ont émis l'hypothèse que ces engins développeraient un champ magnétique intense pouvant engendrer des courants induits dans les matériaux l'entourant, dans notre cas la terre constituant le sol et les plants de lavandins. Cette hypothèse n'est pas recevable pour ce cas ci car si cela peut expliquer le dessèchement des végétaux et la décoloration du sol, cela n'explique en aucune façon les variations de pH ni de résistivité. Donc dans ce cas, cette hypothèse est à écarter.
Quatrième hypothèse: Emission d'un rayonnement énergétique électromagnétique par une source inconnu.
C'est l'hypothèse la plus plausible car elle satisfait à toute les analyses que nous avons effectuées.
Car un tel rayonnement peut ioniser les molécules d'eau et ainsi expliquer la variation de pH dont la différence de résistivité découle.
Il explique aussi le vieillissement intervenue sur les végétaux ainsi que la modification physique du sol et sa décoloration en estimant que celui-ci a "brûlé" la surface.
Nous pouvons parvenir à situer une plage d'énergie dans laquelle se situerait cet hypothétique rayonnement. Le détecteur utilisé à une bande passante qui s'étend de 10 KeV (keV = kilo électron-Volts = 1000 eV) à quelques dizaines de MeV (MeV = Méga électron-Volts = 1000 000 eV) (voir en annexe 1 et 2: la courbe de réponse du détecteur et la courbe d'atténuation d'un rayonnement par diverses matières, en annexe 3: un tableau des différentes sources de rayonnements). Nous n'avons détecté aucune émission de radiation rémanente sur le lieu de la trace, soit cette émission existe mais elle se trouve dans une gamme d'énergie en deçà de la limite inférieure de détection donc comprise entre quelques eV et 10 KeV, soit elle n'existe plus car les pluies tombées sur la région l'ont "effacée".
La profondeur de la modification du pH, laquelle correspond à l'ionisation de l'eau, est comprise entre 5 et 10 cm. Cela nous fait pencher pour la mise en œuvre d'un rayonnement énergétique compris entre plusieurs centaines de milliers d'eV et quelques millions d'eV, donc dans la zone du rayonnement X "pénétrant".
ENQUETE DE LA GENDARMERIE NATIONALE SUR LA TRACE D'OVNI A VALENSOLE, 1965: En France, il n'y a toujours aucune liberté d'accès à l'information sur les OVNIS comme c'est pourtant maintenant le cas dans la plupart des autres pays, USA, Royaume-Uni, Espagne, Italie etc., si ce n'est qu'en principe, les informations sont éventuellement accessibles 60 ans après leur rédaction. (Donc 2014 pour des affaires remontant à 1954 etc). Il se trouve tout de même que si vous êtes "Quelqu'un d'Important" comme le journaliste Jean-Claude Bourret dans les années 70, ou si vous avez des "Amis dans le Sérail", ou en quémandant, vous pouvez glaner quelques éléments, dont celui-ci. Ce document a été reproduit dans la littérature ufologique grand public depuis longtemps disponible.
Le document:

Transcription: [...]MENT REGIONAL DE LA GENDARMERIE [...] REGION MILITAIRE
Groupement des [-]
Compagnie de [-]
Brigade de recherche du [-]
--------------------------------------------------------------------------------
PROCES VERBAL
Renseignementa administratifs [.]/[.] aéronef conception inconnue, vu par Mr [X] à [-]
--------------------------------------------------------------------------------
EXPEDITION.
Copie certifiée conforme à l'original. [...] le [X] le M.D.L. Chef [x] [...] la brigade. GENDARMERIE NATIONALE Ce jour, [X]
Nous soussignés:
Capitaine [X] Commandant la Compagnie de Gendarmerie de [X]
Maréchal des Logis Chef [X] Commandant la brigade de Recherches de [X]
Maréchal des Logis Chef [X] Commandant la brigade de [X]
Gendarme [X] de la brigade de Recherches de [X]
rapportons les opérations suivantes, que nous avons effectuées, agissant en uniforme et conformément aux ordres de nos chefs.
- PREAMBULE - Le [X] [X], à [X] et une heures, Nous capitaine [X] et Maréchal des Logis Chef [X] nous sommes rendus à [X] ([X]) à la suite du compte-rendu du Maréchal des Logis Chef [X], commadant la brigade du lieu, sur la déclaration faite par Monsieur [X], à propos d'un aéronef de conception inconnue, bu par lui au début de la matinée du [X] (Procès-verbal n° [X] de la brigade de [X], en date du [X].
- CONSTATATIONS - A notre arrivée, à la brigade, à vingt deux heures, nous avons trouvé le M.D.L Chef [X] et le déclarant. Sous leur conduite, nous nous sommes rendus sur les lieux.
Nous avons constaté, dans un champ de lavande dont la terre était meuble et fraîchement binée, la présence d'une trace insolite plus récente.
Il s'agissait d'une civette peu profonde et d'environ 1m20 de diamètre. Au centre de cette cuvette se trouvait un trou cylindrique de 18 centimètres de diamètre et d'une quarantaine de centimètres de profondeur. L'on apercevait aussi quatre sillons peu profonds, d'une largeur de 8 centimètres et d'une longueur voisine de deux mètres chacun, qui formaient une sorte de croix, ayant pour centre le trou cylindrique. La terre à cet endroit était compacte.
Notes: L'affaire de Valensole est un classique de l'ufologie. Il est rapporté dans des douzaines d'ouvrages d'ufologie en France et à l'étranger; en fait, il est l'un des quelques cas français mondialement connus des ufologues de tous les bouts de la planète.
Le témoin est décédé en 2004. Il n'a jamais fait mystère de son nom, qui est imprimé partout dans la littérature ufologique et la presse. Il a rapidement voulu avoir la paix, mais son identité n'était déjà plus du tout un secret. Tout le village de Valensole connaissait son histoire et s'en souvient encore. Je connais personnellement l'un des enquêteurs ufologue qui a examiné la trace et interrogé le témoin. En 2003 encore, un documentaire sur les OVNIS a été diffusé à une heure de grande écoute sur la chaîne nationale France 2. Le témoin était nommé, filmé, son frère, des habitants du village, le maire, était interviewés, le champ de lavande a été montré.
Des curieux, des ufologues venus du monde entiers venaient et viennent encore à Valensole pour voir "l'endroit" de l'atterrissage.
Cette première page de rapport de la Gendarmerie a été reproduite dans un livre commercial sur les OVNIS.
Au nom de quoi, dans ces circonstances, l'intégrale du rapport des gendarmes, naturellement expurgé de leurs noms, ne pourrait-il pas être accessible à tous? Les autres pages doivent-elles être réservées à quelques privilégiés? Doivent-elles se perdre définitivement au fond d'une cave?
http://ufologie.net/foiafr/g01f.htm#TheTop
Pour de plus ample information sur ce cas :
http://jesse.marcel.free.fr/valensole.htm http://www.rr0.org/1965-07-01_Valensole.html http://ufologie.net/foiafr/g01f.htm http://ufoweb.free.fr/valensole.htm
Le décès de Maurice MASSE touche les ufologues
Annonce de Guy TARADE datant du 21 juillet 2004 sur la liste MAGONIE
Maurice Masse est décédé le 14 mai 2004. La Rencontre du 3ème Type qu'il fit, le 1er juillet 1965, reste un classique du genre. La Brigade de Gendarmerie de Digne rédigea trois rapports sur cet incident. L'objet ovoïde, qui était posé au sol dans son champ de lavandes, ressemblait comme un frère jumeau à un OVNI ayant atterri aux Etats-Unis.
Lorsque Charles Bowen vint sur le site de Valensole, il montra à Maurice Masse le croquis de cet engin. La comparaison entre les deux objets prouva leur similitude. Une des petites entités, qui se trouvait près de l'OVNI posé dans les Alpes de Haute Provence, braqua sur Maurice MASSE un faisceau de lumière qui le paralysa pendant plusieurs minutes. Ce fait est rapporté dans un des rapports de la Gendarmerie Nationale.
Je pense avoir été le seul ufologue de l'époque à pouvoir l'interwiever et à me faire photographier à ses côtés. Comme je l'ai écrit dans mon bouquin « OVNI : Terre, planète sous contrôle », je me suis engagé à ne jamais divulguer les confidences que me fit Maurice Masse. Des faits similaires se sont déroulés dans la même région, mais la prudence des témoins a fait qu'ils n'ont jamais été rendu publics.
Bien amicalement à Tous.
Guy.
NDLR : les photos ci-dessus ont été transmises par Guy TARADE.

Petite-Ile, La Réunion, 14 février 1975
Les Ovnis à La Réunion

La Réunion, morceau de terre perdue au milieu de l'océan indien, véritable montagne montant à plus de 3000 mètres alors que sa superficie n'avoisine que 2500 km². Un point perdu au milieu de l'océan ou l'homme ne s'installa véritablement qu'à partir du 18eme siècle. Mais pourtant, malgré une taille relativement modeste, de nombreuses manifestations d'OVNIS ont eu lieu au cours des dernières décennies.

En fait la première observation signalée remonte à 1925. Sans doute s'agissait-il d'un météore. En tout cas un habitant de Saint Denis vit très clairement au cours d'une nuit une boule rouge d'un fort diamètre qui survola la ville et disparut dans l'océan. Un cas classique difficile à trancher en l'absence de toute autre indication. Le premier cas reconnu comme étant un OVNI date lui de 1968 et reste un cas d'école de l'ufologie. En effet le 31 juillet de cette année là vers 9 heures du matin Luce Fontaine tombe nez à nez avec des " Cosmonautes".
Deux années passent avant qu'un autre objet soit aperçu au-dessus du quartier de la montagne à l'ouest de St Denis .

Puis de 1975 à 1978 on note une recrudescence d'observations. En 1975 tout d'abord les "cosmonautes" sont de retour le 14 février à Petite île et c'est un autre cas d'école avec l'observation traumatisante pour lui de Antoine Séverin ou le témoin va collectionner un nombre impressionnant d'effets sur sa personne . Chose intéressante, quatre jours plus tôt un autre témoin de la même localité avait observé un OVNI sortant de la mer, le 14 février au soir plusieurs témoins observent un objets à St Denis et deux jours après un objet est vu encore à St Benoit. Fin février un autre témoin observait mais cette fois à St Denis trois objet dans le ciel d'un petit matin. En 1976, c'est tout d'abord un gendarme qui se retrouve stoppé en plein St Denis par un nuage étrange. Toujours la même année un crash de rien quand des habitants de l'Etang Salé et de St Louis observent un objet métallique s'abîmer en mer. Bien sur aucun avion ne sera perdu ce jour là et les recherches ne donneront rien. En 1977 en janvier à nouveau un objet s'abîme en mer au large de St Gilles sur la côte ouest, puis trois jours plus tard re belote, mais cette fois au large de St Benoît sur la côte est. En février de cette même année, un photographe de presse prend une photo du décollage d'un Boeing 747 à l'aéroport de Gillot à Ste Marie. Au développement, surprise, il y a un objet au-dessus de l'appareil, tout défaut de pellicule est écarté.
 Antoine Séverin au milieu du champ de son observation (Photo Gendarmerie Nationale)
En 1978 c'est carrément plus de 150 personnes qui assistaient à une représentation au théâtre en plein air de St Gilles qui sont survolées par un objet bleu vert très lumineux qui semble finir sa course dans la mer. Les années passent, les ovnis sont toujours là. En 1981 des malades et du personnel de l'hôpital de Bellepierre observent une boule aux lueurs vives En 1982 un policier en faction devant la préfecture de St Denis observe plusieurs objets, est-ce l'observation dont fait part Alain Lefeuvre à propos de la vie de Jean Miguères, le célèbre contacté du début des années 80 quand il signale que coïncidant avec l'arrivée de ce dernier pour une conférence dans l'île une soucoupe mère et dix engins survolèrent St Denis faisant la une du Quotidien un journal de l'île, sans doute.
En 1984 plusieurs personnes observent un objet à l'Hermitage. 1985, deux observations près du volcan de la Fournaise alors en pleine éruption, une à la Plaine des Sables et l'autre faîte par des gendarmes en faction au pas de Bellecombe. 1986, plusieurs observations dans le même quartier de la Bretagne à St Denis, en juin tout d'abord, puis en juillet. En 1994 le 17 mars, une triple observation eut lieu à Manapany à quelques heures d’intervalles, le premier témoin fut même tellement surpris qu’il faillit perdre le contrôle de son véhicule. En 1997 un livreur de pain à St André est suivi par un objet ayant la forme d'une classique soucoupe avec dôme. En 2001 au moment d'une éclipse partielle de soleil plusieurs lumières sont observées qui ne sont pas des étoiles.
Cela clôture t-il la liste des observations ? Non car il existe aussi des incidents étranges, des crashs de rien notamment qui sont régulièrement relayés par les médias. Le huit mai 2000 par exemple vers 18h30 un lundi férié, les retours vers St Denis venant de l'ouest sont important et la route du littoral est comme souvent dans ce cas là très encombrée dans le sens La Possession St Denis, Soudain au niveau du tunnel du Cap St Bernard, les nombreux automobilistes présents observent un objet de forme triangulaire tomber à l'eau à 200 mètres au large. Des policiers effectuant un contrôle routier observeront aussi cet objet s'écraser en mer. Et voilà que des dizaines d'appel arrivent sur le central des pompiers signalant ce drame disant qu'un ULM est tombé à la mer. Bien sur rien ne sera retrouvé, après vérification aucun appareil de ce type ou d'un autre n'est porté manquant sur l'île.
Autre crash "de rien" dont l'île semble coutumière je n'ai plus l'année en tête, mais j'avais le souvenir vers 2002 d'une autre observation, toujours sur cette fameuse route du littoral d'une boule de feu qui une fois encore s'abîmait en mer. Des militaires furent témoins aussi de ce fait et se rétractèrent par la suite.
J'ai eu la chance de découvrir sur un forum un message d'une jeune fille qui avait assisté à la scène, je vous livre ci-dessous toute l'histoire racontée par elle :
" Il y a d'ici quelques temps, alors que le temps était parfaitement ensoleillé (c'était vers 10h) un phénomène étrange se passa. J'étais à bord de la voiture de mon père et on se dirigeait vers la capitale de la réunion: St Denis. A un certain moment nous sommes arrivés à un bouchon, ce qui est très courant sur la route dite "le littoral". J'étais à l'arrière de la voiture et je regardais l'océan qui se trouvait à ma gauche, quand tout a coup, j'entendis un bruit étrange et je vis une espèce de boule en feu, puis un immense "plouf", je vis à ce moment là de la fumée sortir de l'eau, mes parents avaient vu la même chose que moi. Bien entendu nous n'étions pas les seuls, Et certains automobilistes se rangèrent sur le bas coté pour aller voir ce qui venait de se passer... Mais les voyants revenir déjà je compris qu'ils n'avaient rien vu.
Le soir aux actualités on entendit parler de ce fait... Beaucoup de questions se soulevèrent... Des témoins (dont des militaires) expliquèrent la scène. Le lendemain on envoya une équipe de plongeur sur le lieu de l'incident. Et quand les journalistes interrogèrent cette fameuse équipe, voilà ce qu'ils répondirent: "nous n'avons rien trouvé". Peut convaincus les journalistes ont réinterrogé les militaires, et là qu'elle fût ma surprise quand ils dirent avec conviction "nous n'avons rien vu" alors que la veille ils étaient persuadés comme moi d'avoir vu une chose enflammée se cracher dans l'océan...
Je sais cette histoire peut paraître bizarre, mais comment se fait-il que ces militaires sont revenus sur leur déclaration ? Si c'était une météorite qui s'était brisée en petit morceau lors de la collision avec l'eau, les militaires ne seraient pas revenus sur leur témoignage, et si c'était quelques choses de courant il n'y aurait pas eut tout ce camouflage, car je sais que un peu plus tard des plongeurs sont repartis sur ce lieu, alors pourquoi? ? ? Je pense vraiment qu'il y a eu quelque chose qui s'est craché ici et je ne suis pas la seule à penser cela... "

La réunion et ses observations:
- 1 : St Denis 1925 - 2 : Plaine des Caffres 31/07/1968 - 3 : La Montagne (St Denis) 30/12/1970 - 4 : Petite Ile 10/02/1975 - 5 : Petite Ile 14/02/1975 - 6 : Ste Clotilde (St Denis) les 14/02/1975 et 26/02/1975 - 7 : St Denis 27/03/1976 et 8/10/1981- 8 : Etang Salé 01/04/1976 - 9 : St Louis 01/04/1976 - 10 : St Gilles les Hauts 21/01/1977 - 11 : St Benoît les 16/02/1975 et 24/01/1977 - 12 : Aéroport de Gillot 19/02/1977 - 13 : St Gilles 07/09/1978 - 14 : St Denis 16/06/1982 - 15 : L'Hermitage 11/1984 - 16 : Plaine des Sables 06/08/1985 - 17 : Pas de Bellecombe 13/09/1985 - 18 : La Bretagne (St Denis) 06/1986 - 19 : La Bretagne (St Denis) 14/07/1986 - 20 : Manapany 17/03/1994 - 21 : Route du Littoral 8/05/2000 - 22 : St Paul 21/06/2001 - 23 : St Joseph 25/08/2005 - 24 St André 15/08/1997
Petite-Ile, La Réunion:

L'îlot de Petite-Île.
Petite-Île est une commune française, située dans le département et la région de la Réunion.La commune est limitrophe de Saint-Joseph, à l'est, et de Saint-Pierre, à l'ouest. L'îlot de Petite-Île.Elle tire son nom de l'îlot qui se trouve au large du littoral, le seul de la Réunion Les autres rochers émergeants de la Réunion n'ont pas de végétation terrestre et ne peuvent pas être qualifiés d'îlots.. Sa devise souligne sa vocation rurale : « Une ville à la campagne ». Auparavant une section administrative de Saint-Pierre, la commune a été créée en 1935. Petite-Île est une commune multipolarisée. C'est la seule de l'île avec Bras-Panon et Trois-Bassins.

On trouve sur le territoire communal un collège public, le collège Joseph Suacot. Il n'y a pas de lycée.
Champs de canne à sucre sur les pentes de Petite-Île (vus depuis le piton Montvert).Hormis un peu d'activités de service (enseignement, administration, petits commerces) et d'artisanat, la commune n'accueille pas d'industries ni de grands commerces. L'activité du territoire est essentiellement agricole, comptant une part de production cannière, mais aussi une grande variété de cultures maraîchères ou fruitières : choux, ail, carottes, fraises, agrumes, thym, etc. La commune organise ainsi chaque année en octobre une fête de l'ail.
Sur le plan touristique, le site côtier de Grande Anse attire de nombreux visiteurs et pique-niqueurs, réunionnais ou extérieurs. Dans l'intérieur rural, il existe plusieurs gîtes touristiques.Une partie de la population est simplement résidentielle, attachée au bassin d'emploi de Saint-Pierre, et dans une moindre mesure de Saint-Joseph.
Une enquête de la Gendarmerie Nationale française.
 Voici le procès-verbal de synthèse rédigé par brigade de la Gendarmerie Nationale de Petite-Ile, compagnie de Saint-Pierre, le 3 mars 1975. Ce document est apparu dans la littérature ufologique il y a longtemps.
Exposé des faits:
 Le Carrefour (qui n'a pas beaucoup changé aujourd'hui) ou eut lieu l'observation d'un gendarme à St Denis (Photo Gendarmerie Nationale)
Le 15 février 1975 à 10 heures, au bureau de notre brigade, se présente Mme S[-] Marie, sans profession, domiciliée à Petite-Ile dans la Réunion. Cette personne porte à notre connaissance que le 14 février 1975, vers 13 heures, son fils Antoine âgé de vingt et un ans a été fortement commotionné par un rayon lumineux provenant d'une boule brillante aperçue sur le piton du Calvaire à Petite-Ile. L'intéressé a regagné sa demeure à pied en empruntant le chemin du cratère qui passe près du cimetière. Notre informatrice précise que son fils lui a déclaré avoir vu trois petits bonshommes descendre de l'engin bizarre qui ne touchait pas le sol, les avoir observés puis avoir été projeté à terre par un puissant éclair parti de la partie supérieure de la soucoupe laquelle s'est ensuite élevée en sifflant très fort. Mme S[-] ajoute qu'après lui avoir fait le récit dont il a été témoin, son garçon, très bouleversé et choqué, a perdu l'usage de la parole et que de ce fait le docteur en médecine T[-] de Petite-Ile a été appelé au chevet du patient vers 19 heures.
Sur notre demande, Mme S[-] affirme que son fils Antoine, parfaitement équilibré, n'a jamais été soigné pour maladie mentale. Elle ne croit pas à une hallucination. Nous prenons alors contact avec le docteur T[-] Ce praticien nous déclare verbalement que S[-] Antoine victime d'un choc émotionnel important est sous l'effet d'une crise pithiatique. Qu'il jouit de toutes ses facultés mentales, qu'il n'est pas atteint de blessures et ne porte pas de brûlures. L'intéressé est placé sous contrôle médical et un repos de quarante-huit heures lui est imposé. Sous la direction du maréchal des logis P[-], chef de poste, tout le personnel de la brigade participe à l'enquête administrative.
Mesures prises
Au reçu de ces informations, à 10 h 15 le 15 février 1975, nous rendons compte des faits au commandant de la compagnie de gendarmerie à Saint-Pierre. Suivant les instructions de cet officier, nous procédons au recueil de renseignements complémentaires permettant de concrétiser l'affaire et de localiser si possible le lieu de l'apparition de l'objet volant non identifié. Un message établi à 14 heures le 15 février 1975, est adressé à notre commandant de compagnie et ce message fait état de nos premières investigations et constatations.
Etat des lieux et constatations
Selon les dires de Mme S[-] Marie, l'endroit où l'objet a été observé se situe sur le piton Calvaire, territoire de la commune de Petite-Ile à la Réunion, à 300 mètres à l'ouest de l'agglomération. Ce piton, couvert sur ses versants de bois de filaos, comporte un plateau cultivé, traversé nord-sud par le chemin du cratère qui dessert quelques cases dissimulées dans la verdure. Compte tenu de l'imprécision du lieu et en raison du relief parfois rocailleux et broussailleux au sol, l'exploration du piton s'avère difficile. Nous ne découvrons aucune trace ou indice laissés éventuellement par le passage d'un objet volant non identifié.
Enquête

Le 15 février 1975 à 10 h 30, les gendarmes C[-] et C[-] se transportent au domicile de M. S[-] Maximin où se trouve son fils Antoine. Ils s'entretiennent quelques minutes avec l'observateur, celui-ci est alité. Ils constatent que l'intéressé est dans un état de prostration incontestable, ses yeux grands ouverts fixent l'inconnu. Sa mère présente, lui annonce la visite des enquêteurs, il tressaille. Aux questions qui lui sont posées, S[-] ne peut répondre de vive voix. Avec beaucoup d'acharnement par gestes, il décrit avec ses mains une forme ronde et allongée qui brille. Pour expliquer ce fait, il porte plusieurs fois ses mains horizontalement vers ses yeux.
Il montre ensuite quatre doigts de sa main indiquant ainsi qu'il y avait quatre passagers vêtus de blanc et désigne pour cela le drap de son lit. Sa main se maintient à environ un mètre du plancher indiquant la taille des sujets. Des explications muettes, il apparaît que trois personnages équipés d'antennes étaient au sol groupés près d'une échelle à trois marches, le quatrième se trouvait dans la sphère ou coupole. De sa position allongée, S[-] Antoine fait une esquisse de l'engin qu'il a aperçu. Il termine sa démonstration en portant d'abord ses mains aux oreilles, puis au front et ensuite aux yeux. Sa face est grimaçante, il peut alors émettre un sifflement aigu, de très bas en crescendo tout en faisant tourbillonner l'index de sa main droite pointée vers le plafond, expliquant alors que l'engin s'élevait et disparaissait.
Au préalable en décrivant les trois sujets, S[-] Antoine a élevé verticalement les deux index à 20 centimètres au-dessus de sa tête précisant qu'ils étaient équipés de courtes antennes et que celles du troisième ont bougé. A l'issue de l'entretien, S[-] Antoine, très agité, ne s'aperçoit plus de la présence des deux militaires dans la pièce.
Le 16 février 1975 à 9 heures, le lieutenant-colonel, commandant le groupement de gendarmerie de la Réunion, informé la veille des faits par notre commandant de compagnie nous ordonne d'effectuer une enquête, de rédiger un questionnaire OVNI et de procéder à diverses vérifications, notamment auprès des services de la tour de contrôle de l'aéroport de Gillot Saint-Denis, afin de connaître si des avions ou hélicoptères étaient en vol
le 14 février 1975 entre 12 heures et 14 heures. Les instructions émanant de cette haute autorité sont exécutées dans le courant de la matinée du 16 février 1975. Aucun aéronef n'a survolé le département de la Réunion aux dates et heures indiquées. A noter que le 14 février 1975, à 13 heures, heure de l'apparition de l'OVNI, le temps était clair, le ciel dégagé, le soleil non voilé se trouvait pratiquement au zénith, il n'y avait pas de vent, aucune précipitation de pluie n'a eu lieu depuis le 10 février 1975. Le 16 février 1975 à 15 heures, S[-] Antoine est toujours dans un état second, il n'a pas retrouvé l'usage de la parole et de plus sa vue s'est considérablement affaiblie. Il peut faire quelques pas et toujours par gestes tente quelques explications concernant l'OVNI. Nous comprenons alors que cet engin ne touche pas le sol au moment de l'observation et s'est stabilisé à environ 1,50 mètre de la surface.
S[-] Antoine explique que s'approchant du lieu de l'apparition, il a été attiré par des sons "bip-bip" qu'il peut prononcer une douzaine de fois. Il a cherché à savoir d'où venaient ces bruits et a ainsi découvert la soucoupe au fond d'un champ, sur sa droite à une distance de 15 à 20 mètres. S[-] saute à pieds joints pour nous faire comprendre la démarche de trois petits bonshommes se déplaçant sur la terre. Ceux-ci ont rejoint la passerelle qui s'est escamotée sous l'engin. Il explique avoir été renversé par une décharge lumineuse au moment où le troisième sujet qui lui a fait face a actionné ses antennes, les deux autres étant de profil.
S[-] s'est alors enfui en retroussant son pantalon. Le dialogue avec l'observateur s'avère fastidieux, notamment lorsque nous lui demandons de situer l'endroit de l'apparition. Nous remarquons alors qu'il ouvre plusieurs fois ses mains, sans en comprendre la signification. Un membre de sa famille nous apporte alors un dictionnaire franco-anglais, sur la page de garde vierge, S[-] a tracé au crayon l'objet qu'il a observé mais aussi une sorte de plan des lieux, lequel trop imprécis s'avère inexploitable par nos soins. Le dessin esquissé sur le Larousse, le 14 février 1975, peu après l'observation, est semblable à celui exécuté le 16 février 1975. L'objet volant non identifié a la forme d'un chapeau, type coiffure de la police montée canadienne. Deux hublots rectangulaires apparaissent à la partie supérieure; sous la soucoupe se trouve inclinée une courte échelle comportant trois marches.
Le 17 février 1975 à 8 heures, toujours très agité, encore dépourvu de la parole et de la vue, S[-] Antoine voudrait nous amener sur les lieux de l'observation mais, accompagné d'hommes armés. L'intéressé veut prouver sa bonne foi, mais ce transport est différé en raison du handicap physique du témoin. Avant tout, ce jeune homme doit être remis en confiance. Au début, son histoire a provoqué une certaine hilarité dans son village, puis il a fallu se rendre à l'évidence que les dires de S[-] Antoine pouvaient être pris au sérieux. Les renseignements complémentaires recueillis à son sujet indiquent qu'il est parfaitement équilibré. Plusieurs personnes entendues verbalement, semblent être convaincues de l'existence des soucoupes volantes, ou ne rejettent pas catégoriquement la possibilité de telles apparitions. Le même jour à 9 heures, nous contactons le responsable de la station météorologique de Gillot. il est porté à notre connaissance que dans le département de la Réunion, il n'est pas procédé au lâcher de ballons sondes. En outre, le président de l'aéro-club du Sud nous indique qu'aucun avion n'a décollé de la piste de Pierrefond Saint-Pierre le 14 février 1975 durant la journée.
A 11 h 45, nous rendons compte de la progression de l'enquête à notre chef de corps à Saint-Denis et l'informons de ce que le commandant L[-], directeur de la protection civile, doit se déplacer à Petite-Ile. L'officier supérieur de la gendarmerie nous signale qu'il se rendra à Petite-Ile le 18 février 1975, à 9 h 30.
A 18 heures, le 17 février 1975, téléphoniquement, le docteur H[-], remplaçant de son confrère T[-] nous dit avoir examiné S[-] Antoine dans la journée et que son diagnostic n'est pas alarmant. Le patient est difficile à questionner et peut rester dans l'état d'anxiété actuel, dû à un fort choc émotionnel, de trois jours à trois mois. L'état général est bon, le plus grand repos lui est conseillé sinon l'intéressé devra être confié à un psychiatre. Les autorités annoncées arrivent à Petite-Ile le 18 février 1975 à 9 h 30 et sont conduites auprès de S[-] Antoine. L'intéressé alité, a la tête enfouie dans des coussins et serviettes de toilette. Au bout de quelques minutes et malgré une mise en condition précaire, S[-] Antoine se soumet sans difficulté à l'interrogatoire du lieutenant-colonel commandant le groupement de la gendarmerie.
Les gestes précisant l'OVNI et ceux de l'équipage sont les mêmes que ceux enregistrés les jours précédents. Parallèlement le commandant L[-], muni d'un appareil geiger procède à une détection de radioactivité sur la personne et les vêtements de l'observateur. Le résultat est négatif. S[-] Antoine, plein de bonne volonté, veut conduire les personnes intéressées sur le plateau du Piton-Calvaire, mais doit y renoncer en raison de sa cécité. C'est alors qu'il nous fait comprendre qu'une voisine, Mme F[-] Albert, présente lors du récit initial, serait en mesure de nous emmener dans le champ de maïs où il a aperçu l'OVNI. Cette personne nous rejoint rapidement et nous dit avoir remarqué trois trous dans le sol. Elle nous guide à l'endroit indiqué, qui se situe non loin de son domicile près du chemin cratère, soit dans le périmètre englobant le plan dressé par le témoin quelques heures après l'observation.
En l'absence du témoin principal, nous nous fions aux dires de Mme F[-]. Cette personne se dirige dans un champ d'une superficie de 13 ares environ, propriété de Mme O[-]. Le sol est dénudé, mais quelques souches de maïs subsistent. Dans l'angle nord-ouest, Mme F[-], accompagnée de ses deux filles retrouve finalement l'emplacement des trois trous qu'elle dit avoir remarqués au début de la matinée du 15 février 1975. Ils sont espacés d'un mètre et disposés en triangle isocèle.
Ils n'ont pas de forme bien précise en raison de la friabilité de la terre et se confondent avec d'autres cavités ayant la même grosseur semblables à de petits bols profonds de 2 à 3 centimètres, très évasés. Ces creux répartis sur une grande surface du terrain semblent avoir été occasionnés par des oiseaux cherchant de la nourriture. La recherche d'autres indices s'avère d'autant plus compliquée que le sol a été largement foulé par des pas humains, plus particulièrement durant les journées des 15 et 16 février 1975. Le contrôle de la radioactivité effectué à cet endroit par le commandant L[-] est négatif.
Le 19 février 1975 à 22 h 45, au bureau de notre brigade, sommes avisés par M. S[-] Maximin que son fils Antoine a retrouvé, dans la soirée, l'usage de la parole et a retrouvé la vue.
L'observateur désire que sa déposition soit rapidement enregistrée car il craint de ne pouvoir rester lucide très longtemps. A cet effet, l'audition de l'intéressé est recueillie à 23 h 50. Pendant près d'une heure, le gendarme enquêteur doit écouter le déroulement des faits vécus par S[-] Antoine le 14 février 1975 vers 13 heures. Il ne se souvient pas être resté six jours dans un état comateux et réalise péniblement cette vérité apportée par les siens. Au cours du récit qui reflète parfaitement les explications fournies par gestes, S[-] Antoine a des coupures. C'est-à-dire que pendant quelques secondes il retombe dans un état second. Lorsqu'il reprend ses esprits son corps tressaille. Il dit alors avoir été en communication avec l'objet, il veut nous conduire sur les lieux de l'observation. En raison de la nuit complète et de l'état de fatigue de l'intéressé, ce transport est reporté au début de la matinée du 20 février 1975.
Nous mentionnons qu'au début de notre entretien, S[-] Antoine porte à notre connaissance que deux jours avant l'apparition, il avait déjà entendu, dans un rêve, les sons "bip-bip" et que cela l'avait intrigué et énervé. Cet élément précurseur des faits est vraisemblable car un habitant de la commune de Petite-Ile avait remarqué les 12 et 13 février 1975, l'attitude peu communicative de l'intéressé qui travaillait dans le magasin de son employeur, M. Gabriel A[-] L'observateur précise que l'échelle à trois marches en forme de porte ne touchait pas complètement le sol, que le premier personnage, genre nain Michelin, portait un instrument brillant et le second une sorte de sachet ou cornet également étincelant. Il ne les a pas vus en action de prélèvement d'échantillons de terre. Il a remarqué qu'ils se déplaçaient plus facilement sur l'échelle au contact du métal que sur le sol où leur démarche était gauche.
A 8 h 30, le 20 février 1975, S[-] Antoine, fermement décidé à nous montrer le lieu de l'apparition de l'OVNI, prend place dans la jeep de la brigade de Petite-Ile conduite par le gendarme C[-] M. S[-] Maximin est présent, il accompagne son fils sur le chemin de terre aboutissant au sentier qui conduit aux habitations des S[-] et tape sur l'épaule du chauffeur, lui indiquant ainsi le champ de maïs déjà prospecté par les enquêteurs le 18 février 1975. S[-] Antoine fait quelques pas dans le champ, son regard dirigé vers le fond de la parcelle près du bois de filaos, il s'arrête subitement, porte les mains à ses oreilles en appuyant très fort, puis il vacille s'écroulant sur le sol.
Son pouls retentit faiblement, ses mains sont froides, ses yeux se révulsent. il est immédiatement ramené chez lui et ne reprend partiellement ses esprits que trente minutes plus tard. Il explique alors qu'une force inexplicable l'empêche d'avancer en direction du lieu précis où il a observé l'objet volant non identifié. Sur prescription du docteur L[-], S[-] Antoine doit être examiné par un psychiatre à l'hôpital Saint-Paul. L'intéressé accepte ce contrôle mais veut être accompagné par sa mère. A 8 h 55, le lieutenant-colonel commandant le groupement de gendarmerie de la Réunion est mis au courant des évolutions de l'enquête et plus particulièrement du comportement physiologique de l'observateur. Le même jour nous apprenons que S[-]
Antoine, examiné à l'hôpital psychiatrique de Saint-Paul, a regagné son domicile dans le courant de la matinée.
Un deuxième contrôle de la radioactivité est effectué le 20 février 1975 sur la personne de S[-] Antoine, soit six jours après l'apparition supposée de l'engin non identifié. Le commandant L[-] n'a pas décelé de présence de radioactivité.
Au cours de l'enquête, plusieurs personnes ont été entendues notamment l'employeur, la fiancée, les compagnons de l'observateur ainsi que le maire de la commune de Petite-Ile. Unanimement, elles dépeignent S[-] Antoine comme un garçon sérieux, honnête, sobre et jouissant de l'estime générale. L'audition de Mme S[-] Marie confirme sa déposition verbale du 15 février 1975 ayant motivé l'ouverture d'une enquête. Celle de Mme F[-] Marie précise que l'intéressée a été témoin d'un deuxième malaise survenu à S[-] Antoine le 22 février 1975 alors qu'il s'approchait du lieu où il avait observé la soucoupe volante. Malaise analogue à celui du 20 février mais d'une durée de deux heures. Dans divers témoignages, tant verbaux qu'écrits, il est précisé que S[-] Antoine n'est pas passionné de télévision (il n'en possède pas), ni de lectures à caractère scientifique ou humoristique traitant des soucoupes volantes ou autres phénomènes extra-terrestres.
Enfin le 24 février 1975 à 16 h 30, au cours d'une interview officielle accordée à un journaliste de Saint-Denis de la Réunion, S[-] Antoine accepte de se rendre sur le terrain du Piton-Calvaire. Aucune objection n'est formulée par les membres de sa famille. Arrivés à destination, c'est-à-dire dans le champ décrit plus haut, l'observateur, dès qu'il foule le sol, est victime d'une syncope inexplicable. Comme les deux fois précédentes il est possédé, semble-t-il, par la vision initiale, qui l'a profondément choqué. L'observateur agite ses mains parallèlement au sol, ses yeux se révulsent, son pouls ralentit et les extrémités des membres refroidissent. Ramené à sa demeure, il reprend ses esprits trente minutes plus tard.
Entendu à nouveau le 25 février 1975, S[-] Antoine ne peut expliquer ses pertes de connaissance chaque fois qu'il se rend sur place. Il entend encore les sons "bip bip", l'obligeant à se boucher les oreilles. Il affirme n'avoir jamais entendu parler d'une soucoupe volante aperçue en 1968 dans la plaine des Cafres (île de la Réunion) et déclare ne pas lire ou feuilleter des revues de science fiction.
De l'enquête effectuée, il ressort que S[-] Antoine, de bonne conduite et moralité, normalement équilibré, n'est pas un simulateur. Les personnes entendues ne croient pas à une hallucination de l'observateur et ses dires sont pris au sérieux. D'ailleurs deux personnes dignes de foi ont été témoins de l'observation d'un objet volant non identifié dans le ciel réunionnais. Il s'agit de M. P[-] Guy, déjà entendu, qui a aperçu un objet lumineux le 10 février 1975 vers 22 heures, se déplaçant à vive allure, et de Mu. V[-] Jocelyne, seize ans, domiciliée à Saint-Benoît (Réunion) qui a vu, le 16 février 1975 à 20 heures, une boule lumineuse avançant lentement.
A ce jour, 6 mars 1975, date de clôture du présent procès-verbal, S[-] Antoine a repris, semble-t-il, toutes ses facultés physiques et morales. Toutefois, en raison de trois défaillances ayant affecté l'observateur à l'approche du lieu de l'observation de l'objet volant non identifié, nous n'avons pas cru devoir effectuer une quatrième tentative, ce qui pourrait encore être néfaste pour l'intéressé.
Fait et clos à Petite-Ile, le 6 mars 1975.
Voici le certificat médical par le docteur T[-] de la faculté de médecine de Lyon, 97420 Petite-Ile, Réunion:

Le 6 mars 1975, je soussigné certifie avoir examiné le 14 février 1975 M. S[-] Antoine, domicilié à Petite-Ile, Réunion, qui m'a déclaré avoir été victime d'un phénomène "bizarre". Ai constaté ce qui suit:
Etat de fatigue extrême avec prostration, angoisse, perte partielle du langage, fixité du regard. Il semble s'agir d'une crise d'aspect pithiatique survenue au cours d'un choc émotionnel intense, difficile à préciser, mais réel, car il s'agit d'un sujet qui, antérieurement, n'a manifesté aucun trouble tant neurologique que psychiatrique.
Certificat remis à la gendarmerie sur sa demande.
Voici le procès-verbal d'audition par la Gendarmerie Nationale, compagnie de Saint-Pierre, unité brigade de Petite-Ile.
Ce jour, 23 février 1975, nous entendons S[-] Antoine, né le 28 août 1953 à Petite-Ile, chauffeur-commis, qui nous déclare, à 23 h 50:
Dans la nuit du 11 au 12 février 1975, j'ai rêvé à des raisins. La même nuit, j'ai rêvé sans rien voir mais j'ai entendu des sons, genre bip-bip, qui me parvenaient tantôt près, tantôt très loin. Cela a duré toute la nuit. Le matin, alors que je me brossais les dents, j'entendais toujours les mêmes sons, mais très lointains. Avant de partir au travail, j'ai parlé du rêve de raisin à mon amie Mauricette L[-] Au cours de la matinée, j'en ai également parlé à deux camarades de travail Marc L[-] et Guy P[-] Ces personnes m'ont dit n'avoir jamais rêvé de ces fruits. Je voulais également leur parler de l'autre rêve, mais je ne pouvais pas le faire. J'ignore pourquoi. J'étais énervé, je pouvais travailler, mais j'étais gêné car j'entendais toujours les mêmes sons. Je pensais aller consulter un médecin, mais quelque chose m'en empêchait. Cela a duré jusqu'au vendredi 14 février 1975. Ce jour-là, à 12 h 05, j'ai dit à ma patronne qu'il fallait que je parte. Elle a été étonnée car c'était l'heure de fermeture du magasin, mais cela aurait pu arriver à n'importe quelle heure de la matinée.
Les bip-bip me cassaient les oreilles. Avant de quitter la boutique j'ai pris un paquet de grattons, ensuite je suis parti en courant en passant par le stade, puis près du cimetière, mon itinéraire habituel. Les sons s'accentuaient de plus en plus, parfois je ralentissais mon allure, puis je reprenais la course. J'étais seul. Puis à un moment donné j'ai été obligé de m'arrêter comme retenu par une force surnaturelle. Je me trouvais alors près du sentier menant à ma case et à celle de mes parents, mais encore sur le chemin carrossable. J'avais l'impression que mes tympans allaient éclater. J'ai alors pivoté lentement pour sortir du chemin et avancer quelques mètres dans un champ de maïs. J'ai alors ressenti une chaleur étrange, accompagnée d'un souffle brûlant, j'étais figé, comme paralysé, je ne pouvais faire un geste, c'est alors que j'ai aperçu un engin ayant la forme d'un grand chapeau ou d'une tasse posée sur une soucoupe renversée.
Cet objet brillait intensément. Il avait la couleur aluminium et se trouvait à environ à 1,50 mètre du sol. Il était donc stabilisé et émettait toujours les mêmes sons. Ensuite, une échelle à trois marches est apparue de dessous la soucoupe. Elle s'est inclinée à environ 45 degrés mais ne touchait pas la terre. Il est alors sorti de l'engin un petit bonhomme bizarre de forme boudinée, comme Michelin, également brillant comme la soucoupe. Il portait à la main droite un objet long de 30 centimètres environ toujours brillant. Sur l'escalier il avait l'air d'être à l'aise, mais dès qu'il s'est trouvé à terre, sa démarche est devenue différente, gauche, le sujet se déplaçait à pieds joints. Un deuxième, puis un troisième petit bonhomme ont rejoint le premier. Celui-ci grattait le sol, je ne l'ai pas vu mettre de la terre dans le sachet également brillant que tenait le second. Tous les trois avaient des antennes sur la tête de chaque côté. Je les voyais de profil. A un moment donné, j'ai vu le troisième bonhomme qui pivotait pour me faire face. Ses antennes ont bougé.
A ce même instant, j'ai vraiment réalisé ce que je voyais. Tout de suite mon regard s'est porté vers le haut de la soucoupe, dans la tourelle. A travers le hublot circulaire, j'ai aperçu la tête d'un quatrième robot, portant une sorte de casque, genre scaphandre. Je pense que le troisième bonhomme m'apercevant a dû donner l'alerte. J'ai alors été projeté en arrière par un puissant éclair. J'ai pu voir les petits bonshommes remonter plus vite que pour descendre. L'échelle s'est escamotée faisant un bruit hydraulique. Aussitôt l'engin s'est élevé provoquant un très fort sifflement. Je n'ai pu voir la direction qu'il prenait. J'ignore combien de temps je suis resté à terre. J'ai alors retroussé le pantalon et je suis parti directement chez mes parents en apportant le paquet de grattons. Je ne me souviens pas avoir perdu l'usage de la voix ni être devenu aveugle. Ce soir, j'ai préféré vous faire mon récit qui est réel, car je crains de devenir aveugle et muet. Je pense que demain, au jour, je pourrai vous emmener sur les lieux où j'ai été témoin de l'apparition de l'objet en question.
Le 23 février 1975 à 1 heure, lecture faite par moi, persiste et signe.
Le 25 février 1975, nous avons entendu à nouveau s[-] Antoine, observateur, qui nous déclare à 10 heures:

Champs de canne à sucre sur les pentes de Petite-Île (vus depuis le piton Montvert).
Je n'ai pratiquement rien à ajouter ou à changer à ma précédente déclaration. L'objet que j'ai vu avait la forme d'un chapeau de dame ou d'un oeuf coupé en deux posé sur une soucoupe. Il avait la dimension d'une voiture ordinaire, tout brillait, l'engin, les sujets qui en sont descendus, et les outils qu'ils portaient. Je regrette beaucoup de ne pouvoir vous indiquer l'endroit précis. Effectivement je suis toujours décidé à me rendre sur place, mais chaque fois que j'arrive dans le champ je perds connaissance. Immédiatement, j'entends des bruits et sons lointains "bip-bip". Je suis obligé de me boucher les oreilles et je vous assure que je ne fais pas ça intentionnellement. Chaque fois, je suis surpris de me retrouver allongé sur un lit et je ne me souviens jamais avoir eu un évanouissement. Je suis encore faible, je pense un jour retrouver toute ma lucidité et ma force physique qui me permettront de conserver mon équilibre moral.
Je pourrais alors situer l'endroit exact où j'ai vu l'OVNI. De mon existence, je n'ai jamais ouvert une revue, ou livre de science fiction où figurent des objets tels que soucoupes ou fusées. Je n'avais jamais entendu parler de la soucoupe volante de la plaine des Cafres.
Demain ou après-demain, je dois me rendre à Saint-Pierre consulter un docteur qui doit venir à l'hôpital psychiatrique de Saint-Paul. En tout état de cause, je ne me considère pas comme un malade mental. J'ai été choqué et bouleversé et cela m'a affaibli. Parfois ma tête chavire et je dors debout. Je m'aperçois alors que quelqu'un me passe un mouchoir sur le visage, puis tout redevient normal.
Le 25 février 1975 à 10 h 20, lecture faite par moi de la déclaration ci-dessus, j'y persiste et n'ai rien à y changer, à y ajouter ou à y retrancher. Voici le procès-verbal de l'interrogation de l'employeur témoin le 21 février 1975 par la même brigade de la Gendarmerie Nationale:
Le 21 février 1975, nous entendons M. A[-] Gabriel, âgé de quarante-cinq ans, commerçant, employeur du témoin, qui déclare:
Depuis six mois environ, j'emploie le nommé S[-] Antoine comme garçon de magasin. Parfois il fait également les livraisons avec ma camionnette. Ce garçon est très sérieux, ne boit pas, ne fume pas, ne cherche pas d'histoires à quiconque. J'affirme qu'il me donne entière satisfaction dans son travail, mais je le trouve un peu personnel. Il ne cherche pas à engager la conversation et il est peut-être un peu vif. Mais à aucun moment je ne l'ai vu se mettre en colère chez moi. Le 15 février 1975 par l'intermédiaire de sa soeur, j'ai appris que S[-] a vu) le 14 février 1975, vers 13 heures, alors qu'il regagnait son domicile, un engin non identifié qui pourrait être une soucoupe volante. Connaissant ce jeune homme, je ne pense pas qu'il invente une histoire pour se rendre intéressant. Il m'est difficile de me prononcer mais je pense que les affirmations de S[-] peuvent être prises au sérieux. Je ne l'ai jamais vu lire des livres ou revues scientifiques. Il ne m'a jamais parlé d'une affaire semblable. En ce qui concerne l'affaiTe d'une soucoupe volante à la plaine des Cafres, je crois que S[-] n'était même pas au courant.
Le 21 février 1975 à 18 heures, lecture faite, persiste et signe.
Voici le procès-verbal de l'interrogation de la petite amie du témoin le 21 février 1975 par la même brigade de la Gendarmerie Nationale:
Le 21 février 1975, nous entendons L[-] Marie, nationalité française, qui nous déclare:
Depuis le 28 octobre 1974, je vis en concubinage avec S[-] Antoine; nous allons bientôt nous marier, c'est un garçon sérieux, il ne boit pas, ne fume pas et ne cherche pas d'ennuis à quiconque. Le 14 février 1975, je me trouvais à la maison. Avant de venir déjeuner, mon fiancé s'est rendu chez ses parents. J'ai trouvé anormal qu'à 13 heures il ne soit pas encore rentré. Je me suis rendue moi-même chez mes beaux-parents et j'ai appris qu'Antoine était allongé sur un lit. Il était pâle, et j'ai remarqué qu'il transpirait et ne disait absolument rien. J'ai pensé qu'il avait de la fièvre et je l'ai laissé dormir. Vers 15 heures, je me suis aperçue qu'il pleurait. Je lui ai demandé la raison de cette tristesse. Il a expliqué qu'il avait aperçu un objet en forme de grand chapeau avec trois petits personnages à côté de l'engin, ainsi qu'un autre resté à bord. Il m'a expliqué qu'un petit bonhomme avait un genre de sachet brillant dans ses mains, un autre portait un outil qu'il piquait dans le sol, le troisième se trouvait toujours sur un petit escalier composé de trois marches. Précisément, ce troisième personnage a fait fonctionner les antennes qu'il portait sur sa tête, les autres aussi avaient des antennes. A ce moment-là le personnage qui était resté dans la cabine de l'appareil s'est présenté à un hublot et avait aussi des antennes sur la tête. Mon fiancé attiré par cet objet, s'est avancé discrètement dans cette direction.
Il a alors reçu un éclair provenant de l'appareil, l'aveuglant complètement. Mon fiancé a été projeté à terre en apercevant les trois petits personnages qui montaient dans l'appareil qui a décollé en sifflant. Mon fiancé ne lit absolument pas de livres ou revues scientifiques, il ne se drogue pas. Je pense que les explications qu'il a faites peuvent être prises au sérieux, ce n'est pas un garçon à faire parler de lui. D'ailleurs, il avait perdu l'usage de la parole du 14 février 1975 vers 19 heures au 19 février 1975 vers 21 heures environ. Je n'ai jamais entendu parler de l'affaire qui s'est déroulée dans la commune de la plaine des Cafres.
Antoine ne m'a jamais parlé de cette apparition, je crois qu'il ne le savait même pas. Antoine porte en permanence un chapeau, je ne pense pas qu'il ait été victime d'une insolation. Il n'a jamais été malade, mais parfois il a de la sinusite. En toute sincérité, je crois qu'Antoine a été choqué par cette affaire, je pense moi-même qu'il a réellement aperçu un objet. Je tiens à préciser que le 12 février 1975, Antoine avait fait un rêve, il voyait du raisin et il a appris que cela signifie malheur. Le 13 février 1975, il m'en a parlé et m'a demandé si je n'avais pas fait un rêve semblable.
Le 21 février 1975 à 17 heures, lecture faite par moi, persiste et signe.
Voici le procès-verbal de l'interrogation de la mère du témoin le 22 février 1975 par la même brigade de la Gendarmerie Nationale:

Le 22 février 1975 au bureau de notre brigade, nous entendons H[-] Marie, épouse S[-] qui nous déclare, à 15 h 30:
Le 14 février 1975 en entrant à mon domicile vers 16 h 30 j'ai trouvé mon fils Antoine, âgé de vingt et un ans assis sur un banc dans la cuisine. Il avait les deux coudes sur les genoux, les mains sur le crâne et il pleurait. Je lui ai demandé s'il avait mal à la tête. Il m'a répondu par l'affirmative. Je lui ai demandé s'il avait reçu des coups, s'il avait eu un accident ou s'il était tombé. Sa réponse a été négative. Il a ajouté que s'il racontait ce qu'il avait vu, personne ne le croirait. A ce moment-là, j'ai remarqué qu'il avait peur, il criait et pleurait. J'ai réussi à le faire parler. Il m'a alors fait le récit qu'il a fait plusieurs fois par la suite. Rentrant du travail, se trouvant pas très loin de chez lui sur un chemin de terre, il avait vu une grosse boule très brillante. Il m'a expliqué que trois bonshommes petits et gros étaient descendus de la boule par un escalier composé de trois marches. Le premier qui a touché le sol portait un objet brillant à la main, le second tenait un genre de cornet, également brillant, le troisième ne semblait rien porter. Il voyait ces bonshommes de profil. Tous les trois étaient vêtus de vêtements brillants, ayant l'aspect du bonhomme Michelin.
Ils avaient des antennes sur la tête. Lorsque le troisième a pivoté dans la direction de mon fils, les antennes ont bougé. C'est alors qu'un éclair très puissant est parti de la partie supérieure de la boule, le projetant en arrière. Antoine ne sait pas combien de temps il est resté allongé sur le dos. Il s'est relevé, a retroussé ses pantalons et est parti en courant directement chez nous. Antoine a mis très longtemps pour nous expliquer ce qui était apparu à ses yeux. Il faisait beaucoup de gestes, comme s'il dessinait ce qu'il avait vu. Il tremblait, son regard est devenu fixe et petit à petit sa voix s'est éteinte. Des voisins sont arrivés et l'ont porté dans ma chambre. Nous lui avons donné de la tisane de romarin. Un peu plus tard nous avons fait venir le médecin de Petite-Ile. Le docteur nous a dit que mon enfant avait reçu un mauvais choc, ajoutant qu'il reprendrait bientôt l'usage de la parole. Antoine entendait bien, il a même, à ma demande, dessiné l'engin sur une feuille de dictionnaire. Il comprenait tout ce que nous lui de mandions mais ne pouvait parler.
Il sursautait souvent, au moindre bruit. J'étais très inquiète. Un autre médecin remplaçant le docteur T[-] nous a dit qu'il ne fallait pas se décourager. Il a cependant constaté que mon fils avait été fortement choqué. Le mercredi 19 février 1975, vers 20 heures, Antoine a poussé un cri en levant les mains, puis il a prononcé le mot "maman." Il s'est alors passé la main sur les yeux et nous a dit qu'il y voyait. Nous étions tous soulagés. Il nous a dit qu'il était très fatigué et qu'il sortait d'un long rêve, qu'il ne pouvait expliquer. Nous lui avons dit que ce rêve était connu des gendarmes et que ceux-ci voulaient le réentendre de sa bouche. Un peu plus tard, Antoine a voulu que les enquêteurs viennent à la maison, car il craignait à nouveau de ne plus pouvoir s'expliquer. Il vous a alors raconté son accident en détails, comme il nous l'avait fait le 14 et les jours suivants, par gestes. Actuellement, mon fils est encore faible. Il a été examiné par un docteur psychiatre à Saint-Paul, qui doit le revoir mercredi ou jeudi prochain à Saint-Pierre. Il n'a pas été considéré comme malade mental.
Depuis le premier jour, je n'ai jamais considéré mon enfant comme fou. Antoine est un garçon sain de corps et d'esprit. Il n'a jamais été soigné de la tête. Il est normalement équilibré, il ne s'adonne pas à la boisson, ne fume pas. Il ne fréquente pas les salles de cinéma, ne lit pas beaucoup. Il n'était pas au courant de la soucoupe volante aperçue à la plaine des Cafres il y a quelques années. Mon fils ne ment pas. J'ai tout de suite cru ce qu'il disait. Nous avons parlé de cette apparition en famille et nous sommes à présent convaincus que mon fils a vraiment vu l'engin qu'il décrit toujours de la même façon. Il n'a pas été victime d'une hallucination. Antoine est bien considéré par son employeur, ses camarades de travail, ainsi que dans le voisinage. A deux reprises, Antoine, depuis qu'il a retrouvé la vue s'est rendu sur les lieux afin de montrer l'endroit exact où il a vu l'engin. Chaque fois, en arrivant à proximité, il s'est évanoui. Nous allons le surveiller et lorsqu'il sera complètement rétabli, nous vous en aviserons. Aucun membre de ma famille n'a été soigné pour maladie mentale. Je me tiens à votre entière disposition pour vous fournir d'éventuels renseignements utiles à votre enquête.
Le 22 février 1975
Mystérieux objets dans le ciel réunionnais
Une dizaine d ’observations depuis 1968 :
Depuis 1968 et “l’affaire” de la Plaine-des-Cafres une dizaine d’objets volants non identifiés ont été observés dans le ciel réunionnais. Sans aller jusqu’à penser qu’E.T. a élu domicile dans notre île, ces OVNIS n’en conservent pas moins leur mystère. Voici quelques-unes de ces histoires parmi les plus étonnantes.

31 juillet 1968 : C’est à ce jour la plus étrange histoire d’objet volant non identifié qui ait eu pour cadre la Réunion. Dans notre édition d’hier nous rapportions l’étrange aventure arrivée à un agriculteur de la Plaine-des-Cafres, Luce Fontaine. “J’ai aperçu pendant une quinzaine de secondes un objet de forme ovoïde stationné à quatre ou cinq mètres du sol. Il émettait une lumière crue comme celle d’un arc électrique. Il avait quatre à cinq mètres de diamètre et environ deux mètres et demi de haut. Il était bleu et blanc dans ses parties supérieures et inférieures. Un peu gêné par la forte lumière j’ai pu quand même distinguer derrière un écran bleu deux personnages qui m’ont paru mesurer environ 90 cm. Ils étaient vêtus d’un scaphandre. Ils ressemblaient à deux “babas Michelin” dont l’un me tournait le dos alors que l’autre me faisait face. Lorsque ces deux espèces de cosmonautes m’ont vu il y a eu un éclair blanc et l’appareil s’est envolé.” Lors de l’enquête menée par Léopold Legros, responsable des services de secours du département, on s’était aperçu que le chapeau et le pantalon de Luce Fontaine étaient radioactifs dans des proportions supérieures à la normale. Sur place des traces de radioactivité sont décelées et six points alignés trois par trois sur le sol sont relevés.
14 février 1975 : Antoine Séverin est victime d’une aventure semblable à celle de Luce Fontaine. Elle a pour cadre le Piton Calvaire à Petite-Île (voir notre édition d’hier). “Il a vu des” bibendums “descendant de leur engin et se déplaçant pieds joints par bonds. Quand ils le voient, ils se débarrassent de lui à l’aide d’un puissant éclair parti du haut de la soucoupe”.
1977 : Une habitante des Hauts de Saint-Leu entend un bruit bizarre, sort, voit ce qu’elle décrit comme “un petit avion” filer vers l’océan et plonger dans la mer. Aucune disparition d’avion n’est signalée dans l’île.
Avril 1978 : Les membres de l’équipage du Mascareigne en pêche au large des Seychelles voient s’approcher trois boules lumineuses rouges au ras de l’eau qui disparaissent subitement. 7 septembre 1978 : Plus de 200 personnes réunies au théâtre en plein de Saint-Gilles sont témoins d’un phénomène étrange. “Brusquement au-dessus de nous le ciel s’est embrasé d’une vive lumière bleue, d’un bleu très clair. Au centre de cette illumination un objet d’un vert très clair qui semblait venir de la direction de Saint-Gilles-les-Hauts et se dirigeait vers la mer très vite. Tout s’est passé en quelques secondes mais l’objet donnait l’impression de disparaître dans la mer”.
13 septembre 1985 : Trois gendarmes aperçoivent dans l’enclos du volcan “un objet de couleur blanche, brillant, effectuant des allers et retours avant de s’élever et de se perdre”.
1999 : Étrange vol en patrouille entre un Cessna de l’aéro-club Roland Garros et un objet volant non identifié, rapporté dans notre édition d’hier.
OBSERVATION D'UN OVNI DURANT 45 MINUTES SUR L’ÎLE DE LA REUNION
L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Le Journal de l'Ile, La Réunion, le 15 Octobre 1999. L'auteur est Philippe Le Claire.
Voici un article bien plus factuel et intéressant que ce que publie d'ordinaire la presse francophone sur ce type d'événements. Il n'y est pas question de "fans de X-files pourchassant les petits hommes verts," comme cela est l'usage courant, mais des faits et circonstances de l'observation d'un OVNI entre les îles de Mdagascar et de la Réunion en 199.
Trois pilotes accompagnés par un OVNI
Eric Grignon, instructeur de l’aéro-club Roland Garros, Philippe Cadet, ingénieur à la DDE et Eric Lescaret, commercial, s’en revenaient tranquillement d’un long périple aérien sur Madagascar - Diégo-Suarez, Tamatave, Gillot soit 7 heures de vol - mercredi 13 Octobre 1999, quand, au cours de la dernière étape de leur navigation, au-dessus de l’Océan, entre la Grande Ile et la Réunion, alors qu’ils pratiquaient du VFR de nuit - à savoir du vol à vue nocturne, à la lumière des étoiles - à bord de leur Cessna 172, un appareil monomoteur, une "étoile" plus brillante que les autres attira leur attention. Ils avaient décollé de Tamatave à 12 h 40 temps universel, soit 16 h 40 heure de la Réunion, on dit "temps Zoulou" dans le jargon des pilotes, et il était 15 h 15 T.U. quand la chose s’est produite, à 110 nautiques de la Réunion, radiale 134 de Gillot.
Eric Grignon, l’instructeur explique dans quel contexte: "La nuit était entamée car nous avions le coucher sur notre arrière (Ndlr: à l’Ouest), le ciel était bien sombre. Un point lumineux a attiré notre attention sur notre avant-gauche, à 11 h. On ne l’a pas vu apparaître parce que vraisemblablement il était noyé dans les étoiles. Nous cherchions une lumière qui nous indiquerait la Réunion, et l’un de nous a dit: "À gauche, il y a une lumière”. Mais la Réunion à gauche, ce n’était pas possible, à cause du cap, il ne pouvait y avoir de doute car nous avions un GPS en plus du reste... C’est sa luminosité qui nous a donc amené à le remarquer..." Pour Philippe Cadet, pilote lui aussi, qui était installé en place arrière, "le point lumineux était extrêmement brillant, et sa taille était d’environ trois fois celle de Vénus..."
Les trois hommes commencent alors à s’interroger sur la nature de ce qu’ils voient au travers du Plexiglas de leur cockpit. "Un bâteau? Vous savez, la nuit, en avion, les lumières d’un bâteau sur la mer, avec les illusions d’optique, ça peut tromper. Mais ce n’était pas ça parce que le point lumineux bougeait. On a commencé à gamberger sérieusement!"
Quand les trois hommes ont commencé à constater des déplacements notables, ils se sont réellement inquiétés. Philippe Cadet explique: "Eric a pensé que c’était un "trafic," un avion, il a donc appelé la tour de Gillot..." Eric Grignon contacte donc Gillot sur VHF et signale: "un appareil dans mon avant gauche", à telle distance approximative, "dont la trajectoire paraît convergente..." En l’air, surtout en VFR de nuit, on ne peut se permettre de prendre le moindre risque de collision. La tour de Gillot répond et assure l’équipage d’India Tango qu’il n’y a aucun vol dans leur secteur. Le seul appareil à se déplacer dans l’espace aérien Réunion-Madagascar, à ce moment-là, est un Air Austral dont la route est extrêmement éloignée de la leur...
Modérément rassurés, les trois hommes décident de procéder le plus rationnellement possible et d’éliminer toutes les hypothèses fallacieuses. "C’était peut-être un effet lumineux parasite, un reflet à travers le plexi..."
Eric Grignon prend les commandes et stabilise parfaitement l’avion sur ses trois axes. L’équipage procède à une triangulation manuelle sommaire et constate en un premier temps que le point lumineux ne bouge pas... "Sur le coup, on a été rassurés et puis... hop, ça a commencé... ce n’était pas une illusion d’optique, ni le fruit d’un mouvement relatif! Ça a duré 45 minutes, jusqu’à ce que nous entamions notre descente et que le plafond de nuages nous cache la chose... la première couche était à 5.000 pieds..."
Eric Grignon, certain d’être confronté à un appareil volant non identifié rappelle la tour et confirme son observation initiale. Gillot contrôle et informe à son tour le vol Air Austral de ce qu’il se passe quelque chose d’anormal. Le commandant de bord du 737 confirme qu’il a bien reçu et qu’il ouvre l’oeil...
De ce moment l’équipage d’India Tango va bénéficier d’un spectacle rare, "C’est un peu comme lorsque les dauphins accompagnent un bateau... Dans notre cas c’était ce point lumineux qui nous précédait et qui jouait avec nous!"
Selon Eric Grignon, "on avait du mal à estimer la distance et la taille de l’engin, la nuit, faute de références ; soit l’engin était éloigné et alors la vitesse et l’ampleur des déplacements est remarquable, soit il était petit et tout près, et le caractère extraordinaire de ses déplacements s’explique mieux..."
Ces déplacements constituent le caractère étonnant de l’observation: "Il effectua des changements de trajectoire instantanés, à l’horizontale. Or un virage de cette ampleur, un 180° prend au moins une bonne minute, là, c’était moins d’une seconde! Au début les mouvements s’effectuaient surtout à l’horizontale, puis les déplacements sont devenus verticaux... Des taux de montée hallucinants! Et pareil dans l’autre sens!"
Pour qui connaît un tantinet les réalités liées au déplacement aériens, il est évident qu’une telle voltige n’appartient pas au domaine du possible que nous offre la technologie contemporaine. Les matériaux ne supportent pas les facteurs de charge qu’impliquent de tels changements de trajectoires, quant aux pilotes, n’en parlons pas... En voltige moteur, les meilleurs mondiaux ne s’aventurent que rarement au-delà du + 10, - 10, syncope oblige. En jet, les facteurs de charge encaissés par les pilotes équipés de combinaison anti-G sont encore moindres, rarement plus de 7 G, bien que le temps passé sous effort soit plus long, dans le cas des virages à haute vitesse par exemple.
Les trois hommes du Cessna ont assisté à un spectacle de haute voltige extraordinaire sur 80 nautiques, soit environ 160 km.
Eric Grignon n’a aucun doute sur le caractère "étranger" de l’engin: "Sûr que ce n’était pas un avion de ligne! Ou alors, je vous laisse imaginer l’état des passagers! Un chasseur? Qu’est-ce qu’il ferait par là? Et puis, un chasseur ne s’amuse pas à brûler du pétrole pour le plaisir. Et là, pour faire le centième de ce que nous avons vu, un chasseur se serait rapidement trouvé à sec!
Même témoignage de la part de Philippe Cadet qui de sa place arrière ne perdait pas une miette du spectacle. "Il faisait des évolutions de droite à gauche, assez rapides, puis en biais, sur une trajectoire d’éloignement par rapport à nous... et il revenait. On l’a vu monter à une vitesse pas possible... Il n’y avait pas de trace de propulsion, ni de feux de position ; pas non plus de variation d’intensité de la lumière, une couleur blanche, constante... C’était hallucinant! À un moment donné Eric m’a dit "Regarde!" L’engin plongeait vertigineusement à une vitesse fantastique, et puis hop, il est remonté dans l’autre sens tout aussi vite!"
Au-delà du spectacle qu’ils apprécient, les trois pilotes sont un tantinet inquiets. Seuls au-dessus de l’Océan à bord d’un tout petit monomoteur! "On avait peur qu’il ne s’approche trop... on ne sait jamais, le rayonnement possible de l’engin aurait pu nous priver d’énergie électrique, et alors, c’était le grand bain... Mais il ne s’est rien passé de tel, l’engin paraissait jouer avec nous, tout en se tenant à distance respectueuse... Il était là, il nous observait, et nous le montrait, comme en avion on se signale en battant des ailes..."
Lorsque le Cessna 172 de l’aéro-club de Roland Garros a entamé sa descente, il a percé la couche nuageuse qui s’étalait dans le ciel à 5.300 pieds... "On l’a perdu de vue à 4.500 pieds... J’espérais que la tour puisse le voir et nous confirmer la présence de notre poisson pilote en visuel, mais les nuages l’ont dérobé à l’observation..."
L’équipage d’India Tango racontait hier à Gillot son aventure à qui voulait bien l’entendre. On les comprend, un tel événement n’arrive pas tous les jours. Mais leur "histoire" restera dans les annales de l’aéronautique locale, déclarée officiellement comme incident de vol, et parallèlement explicitée devant les enquêteurs de la gendarmerie nationale.
Dans les états-majors des quatre régions aériennes françaises, la sécurité militaire reçoit régulièrement les enquêtes menées par la gendarmerie sur toutes les observations déclarées. Si l’ufologie n’est pas encore une science exacte, il y a longtemps que ce qui en constitue l’objet est pris au sérieux par l’État et la défense nationale.
http://www.ufologie.net/press/lejournaldelile15oct1999f.htm
Sources:
http://www.ufologie.net/htm/reunion75f.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Petite-%C3%8Ele
http://baseovnifrance.free.fr/run.php |