Paul Von Ward est véritablement une personnalité hors norme. Diplomate, vétéran du Viêt-nam, chercheur en théologie, passionné d’anomalies, cet ancien pasteur a sans aucun doute effectué un changement intérieur et spirituel radical au fil de ses études, de ses expériences et de sa vie professionnelle ainsi que de ses recherches. Le profil de cette personnalité est dans la lignée traditionnelle de la classe dite dirigeante, à savoir que la formation reçue par Von Ward est typique de ce que l’on attend de l’élite gouvernementale de ce pays : un mélange de sciences humaines (psychologie), de sciences politiques (diplomatie), de sciences militaires (officier de réserve, guerre du Viêt-nam) et de religion (pasteur protestant). Cette dernière caractéristique est peut-être étonnante aux yeux d’un européen mais guère surprenante aux Etats-Unis, un pays qui est en définitive une théocratie radicale, surtout depuis l’arrivée au pouvoir des nouveaux conservateurs. Il convient donc d’imaginer le tour de force que cela a pu représenter pour une personne qui reçoit ce qu’il y a de plus «performant» dans un système éducatif tout en étant soumis à un intense bombardement de valeurs religieuses et idéologique. Une personne qui au cours de son existence va changer fondamentalement sa vision du monde, en dépit de la pression de son entourage (ses condisciples à l’université et ses collègues). En effet, Von Ward construit sa perception de l’univers sur deux constats: Dieu n’existe pas, du moins pas sous la forme anthropomorphique que les religions veulent nous vendre. Ensuite, les extraterrestres existent et ont influencé profondément et durablement nos sociétés. Mieux encore : nos structures étatiques, religieuses, sociales et économiques sont directement et négativement influencées par l’héritage qu’a représenté l’implantation d’entités extraterrestres dans les temps anciens. Et pourtant, le plus étonnant, c’est que ce renversement des valeurs vécu par Paul Von Ward s’est opéré sans violence ni traumatiques révélations et épiphanies. Aucun être de lumière ne lui est apparu pour lui transmettre une quelconque vérité et finalement, les choses ont fini par s’imposer par elles-mêmes, avec logique et douceur. Durant cet entretien Von Ward s'est attaché à démontrer que notre société est manipulée et perméable à un système de valeurs fondé sur une conception très particulière des rapports de l’homme avec l’autorité et le clergé, ce quelle que soit la religion.
Karma One: Quel est votre profil et votre carrière? Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser aux Ovnis et aux extraterrestres ou êtres avancés (E.A.) comme vous les appelez?
Von Ward : J’ai un parcours assez polyvalent à la fois en terme d’instruction, d’études et d’expériences professionnelles. Une telle diversité dans l’éducation m’a amené à assumer un rôle dans une cosmologie, une vision du monde interdisciplinaire dans laquelle j’ai essayé d’intégrer des connaissances et des données provenant de tous les domaines de recherche, de tout les champs et disciplines d’étude. J’ai obtenu une licence (Phi Beta Kappa) à l’Université d’état de Floride en sciences sociales et une maîtrise en psychologie et sciences de l’éducation. J’ai également obtenu une maîtrise en sciences politiques et psychologiques à l’université de Harvard. J’ai aussi effectué des études de post graduat à l’American University, l’université de Californie du Sud (University of Southern California), l’US Foreign Service Institute (NDTR : équivalent d’une école supérieure d’administration dans le secteur diplomatique) et enfin, à l’Ecole Supérieure d’Administration Internationale à Paris.
Mon parcours professionnel a commencé comme pasteur protestant et psychologue. Durant la guerre du Viêt-nam, j’ai servi dans la réserve des officiers de la Marine américaine (US Naval Reserve Officer). J’ai été en poste comme diplomate pendant 15 ans à Paris, en Martinique, en Sierra Leone, en République Dominicaine, auprès de l’Otan, et à Washington DC. J’ai été à la tête d’ONG internationales caritatives en tant que fondateur ou membre du conseil d’administration dans le cadre de projets de terrain dans plus de 100 pays. Au cours de cette longue carrière, j’ai également mené des recherches historiques et multiculturelles sur les “anomalies”. Depuis ces 10 dernières années, je suis un chercheur indépendant.
Le concept d’Etres Avancés (E.A) m’a intéressé quand, pasteur, j’étudiais les indices démontrant leur ingérence dans la création de diverses religions. Ma famille a vécu certaines expériences en relation avec le phénomène Ovni mais je m’y suis vraiment intéressé lorsque j’étais diplomate. J’ai appris à cette époque que mon gouvernement rassemblait des données sur ce sujet dans de nombreux pays. Depuis, j’essaye de mettre en lumière les relations qui existent entre les mythes, les légendes et les événements contemporains.
Karma One: Quelle crédibilité accordez-vous aux sources contemporaines, comme les adeptes du ‘channeling’ et du ‘remote viewing’ (vision à distance), qui diffusent des informations sur la nature des E.A. ? Faites-vous une distinction entre les contactés et ceux qui pensent être victimes d’enlèvements par des extraterrestres ?
Paul Von Ward: Des éléments, des preuves et des indices présentés dans mon livre démontrent que des êtres humains ont eu des communications avec des êtres avancés (avec des dieux, des anges, des esprits, etc.) par le biais de transes et de rêves tout au long de l’histoire. Certaines de ces communications s’avèrent être des tentatives de prise de contrôle d’êtres humains alors que d’autres ont donné aux hommes des informations très utiles. Selon moi, les E.A sont simplement d’autres espèces d’êtres conscients qui se manifestent sous une forme physique ou énergétique. Même s’ils sont mieux informés que les humains, les êtres avancés n’ont qu’une compréhension limitée de notre univers complexe. Donc, même s’il est bien intentionné, un E.A. ne peut livrer qu’une connaissance partielle à un ‘channel’ ou à un contacté. Les êtres humains doivent donc faire preuve de discernement à propos de ce genre de communications et les corroborer par une démarche épistémologique, d’autant plus que certains E.A peuvent délibérément nous donner de fausses informations. Les messages transmis par ces moyens doivent être testés et éprouvés avant de s’y conformer.
Un abducté est une personne enlevée contre sa volonté par un E.A (ou par un agent du gouvernement) et emmenée vers un autre lieu sur la terre ou au-delà. Un contacté a reçu, volontairement ou contre son gré, certains messages provenant d’êtres avancés.
Karma One : Comment expliquez-vous que la plupart des mythes et légendes décrivant nos origines racontent le même genre d’histoire, le même scénario ?
Paul Von Ward : Premièrement, toutes les histoires ne sont pas identiques. Il y a de nombreuses théories mais je crois que de nombreux indices (les fossiles, la génétique, l’archéologie, l’anthropologie) suggèrent que l’Homo Sapiens est apparu en Afrique suite à une manipulation génétique de l’Homo Erectus par des E.A. et que l’histoire de cette manipulation s’est propagée dans le monde par les migrations aborigènes. Il semble qu’il y ait eu une succession de manipulations génétiques (décrites dans les textes sumériens et dans la Bible), ce qui explique les variations entre les différentes histoires. Les chercheurs occidentaux doivent prendre garde à ne pas interpréter les autres traditions culturelles en fonction de leurs préjugés linguistiques et religieux. Le fait que la plupart des traditions possèdent des récits sur l’implication d’êtres avancés dans la création des premiers êtres humains ou de leurs cultures crédite la thèse de leur intervention.
Karma One: Indépendamment des similarités existant entre les mythes de différentes civilisations, quelle crédibilité pouvons-nous accorder à ces histoires anciennes? Pensez-vous qu’elles aient pu êtres manipulées par des E.A. Est-il possible que ces E.A nous trompent sur notre nature réelle, nos origines et masquent leur vraie identité et leur provenance ?
Paul Von Ward : Selon moi, la diversité des histoires sur la création (de l’homme et de l’univers) est davantage à mettre au compte de nos différences culturelles et linguistiques. Je préfère passer en revue les données historiques en notre possession sur nos origines et sur les interventions des E.A. de manière à développer notre propre interprétation du passé. Le but de ce livre est de tester l’hypothèse selon laquelle des Etres “naturels” (ndtr: dans la conception de Von Ward, il s’agit d’entités certes différentes, peut-être supérieures à certains égards mais en aucun cas divines) originaires d’autres parties de l’univers auraient pu influencer notre développement. Je confronte cette théorie aux archives historiques, aux fossiles, aux données de l’arbre phylogénétique (ndtr : histoire des modifications génétique des espèces animales et végétales), à l’histoire des langues, des alphabets et des institutions comme le clergé et la royauté. J’emploie pour cela d’anciens documents ainsi que d’anciennes œuvres d’art et créations artisanales.
A mon sens, cela nous donne une version de l’histoire qui nous permet de vérifier les récits des E.A. transmis aux différents êtres humains. Comme tous les interprètes, les hommes déforment, dans une certaine mesure, les récits que leurs livrent les E.A. Nous devons donc faire très attention à ne pas considérer les informations obtenues par channeling qui nous parlent de l’intervention des êtres avancés comme des renseignements totalement fiables et exhaustifs. Ces informations peuvent avoir été transmises par des êtres avancés pour manipuler les êtres humains ou encore, le «channel» a pu altérer le matériel transmis par les E.A. dans un but personnel (La publicité, la richesse et le contrôle d’un groupe humain particulier comme l’ont fait les premiers prêtres lorsqu’ils ont établi les cultes dédiés aux extraterrestres).
Karma One : Ces E.A seraient-ils bienveillants ou malveillants?
Paul Von Ward : Comme pour les êtres humains et probablement toutes les autres espèces, je pense que certains d’entres eux sont bienveillants et d’autres malintentionnés. Parfois, ce qui semble cruel à nos yeux ne l’est pas pour un E.A (que pensent les animaux des expériences que nous pratiquons sur eux au nom de la science et de notre santé?). Quelle que soit la façon dont nous considérons les E.A., positivement ou négativement, nous devons chercher à savoir si leur intention est de nous aider ou de nous exploiter, tout comme nous le faisons entre nous. Nous saurons ensuite s’il faut accepter ou non leur aide.
Karma One : Certains, comme David Jacob ou David Icke, pensent qu’une race extraterrestre manipule la race humaine. Croyez-vous en cette hypothèse ?
Paul Von Ward : Je crois que la première manipulation (une amélioration du patrimoine génétique des primates) a été l’acte le plus invasif. Cette intrusion a considérablement accéléré le développement des hominidés sur notre planète. Ce que les E.A ont fait à l’homo erectus ressemble à nos expériences génétiques contemporaines sur des espèces moins évoluées pour améliorer notre alimentation, la vente de biens et de services ou encore pour des pratiques sportives. Depuis lors, toutes les manipulations m’apparaissent comme le reflet de luttes intestines entre E.A pour le contrôle des ressources et des matières premières de la Terre, ce qui, de leur point de vue, inclut les êtres humains. Certains E.A. peuvent entretenir des liens occultes avec des sociétés secrètes humaines mais je pense que c’est au sein de ces officines occultes, bien plus que chez les E.A., qu’il faille chercher la responsabilité des programmes de désinformations visant, entre autres, à terroriser le public. Les témoignages de contacts avec des E.A. et d’enlèvements par ces entités semblent indiquer des intentions neutres.
De toute façon, notre seul recours est de partager l’information et de nous engager dans un débat ouvert sur les options à notre disposition. J’explique par le menu ce processus dans le dernier chapitre de mon livre. Les groupes de recherches sur les Ovnis et la présence extraterrestre se comportent davantage comme des sectes quand ils ne partagent pas leurs informations et refusent de coopérer avec les autres. C’est un obstacle pour arriver à aller au-delà de notre conscience fragmentée et des conflits sociaux légués par les E.A.
Karma One : Existe t’il une relation entre les annunakis qui peuplent les récits sumériens de l’histoire de la création du monde et les archontes des textes gnostiques ? Pour les Gnostiques, les archontes seraient des entités malveillantes provenant des étoiles et qui auraient provoqué notre chute. Pensez-vous que les Archontes et les annunakis sont les mêmes créatures?
Paul Von Ward : Souvenez-vous que les textes gnostiques sont bien plus récents que les textes sumériens. Les auteurs gnostiques étaient le produit d’une époque marquée par des cultes religieux (de 3500 avant JC à 500 après JC) qui avaient déjà déformés l’histoire originale des E.A en Mésopotamie, en Egypte et en Méditerranée orientale. Dans les derniers siècles de ces cultes voués à des “dieux/extraterrestres”, les êtres humains ont imaginé que les annunakis et les E.A qui leurs obéissaient étaient des êtres surnaturels (et pas simplement des êtres “naturels” plus avancés que les hommes). De ce fait, les histoires gnostiques de la création ont cette orientation surnaturelle. La Torah des Hébreux et les rouleaux de la Mer Morte (qui ont tous environ 2000 ans) décrivaient les E.A comme des êtres naturels mais, plus tard, le clergé réinterpréta ces textes pour redéfinir ces entités comme des êtres surnaturels. (Le développement de la pensée magique qui prévaut dans les cultes voués aux « dieux extraterrestres » et l’invention du surnaturel ou supranaturalisme pendant l’ère moderne sont décrits respectivement dans les chapitres 20 et 22).
A mon sens, les archontes des gnostiques sont similaires aux Gi-Gi et aux neter des textes sumériens et égyptiens et aux Gris d’aujourd’hui. En d’autres termes, il s’agissait de “conscrits” qui suivaient les ordres de leur corps d’officiers. Depuis qu’ils ont obéis aux ordres malsains des E.A.(comme le fait de forcer des humains à obéir et même à en tuer d’autres), ils sont perçus par les hommes comme des entités démoniaques.
Karma One: L’humanité aurait-elle été conçue par des E.A ? Ces entités nous auraient-elles créés pour la beauté du geste, juste pour le plaisir d’engendrer une vie intelligente ou bien, comme l’affirment certains auteurs, parce qu’ils avaient besoin de main d’œuvre, d’esclaves ?
Paul Von Ward: Relisez la question relative à Jacobs et Icke. Il semble évident que la plupart des espèces agit en fonction de ses propres intérêts (ce qui doit être encore défini). L’histoire sumérienne de la “création” de homme par les annunakis semble donc plausible. Ils avaient besoin d’assistants à la fois robustes et dépendants (comme les esclaves des êtres humains). De ce fait, ils ont génétiquement domestiqué certains hominidés pour tenir ce rôle (tout comme nous élèverions une mule un peu « stupide »). Avec l’aide de certains E.A, de grands progrès ont pu êtres réalisés par les humains, tout particulièrement après le cataclysme mondial (en 11.500 avant JC). Nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-même pour avoir déformé l’histoire sur le rôle des E.A. dans notre évolution et pour avoir créé des institutions religieuses et politiques orientées vers le surnaturel qui ont étouffé le développement naturel de l’homme et l’expansion de sa conscience.
Karma One: Vous proposez au lecteur une autre façon de voir les religions principales (chrétienne, islamique, juive et bouddhiste) : Les religions ne seraient pas nées du contact entre le créateur de toute chose et nous-mêmes mais plutôt par l’entremise d’hommes manipulés par des êtres avancés provenant de civilisations plus sophistiquées. Voulez-vous dire que ces êtres seraient technologiquement plus avancés mais ne le seraient pas nécessairement sur un plan spirituel? Est-il possible que nous soyons victimes d’une manipulation culturelle, que nous soyons en quelque sorte piégés dans une sorte de culte du cargo et que nous aurions pris ces E.A. pour des dieux ?
Paul Von Ward : Je dirais que le contenu de votre question comporte des éléments de conclusion de mes recherches. Alors que les E.A étaient étroitement liés aux êtres humains sur terre, ces derniers les percevaient comme des êtres plus puissants mais également comme des êtres en partie naturels, à cheval entre le surnaturel et le naturel. Quand les dieux/êtres avancés se sont détournés du pouvoir temporel sur les humains qui devinrent des rois, les humains qui servaient d’interprètes pour les EA commencèrent à former un clergé indépendant. Ils prirent avantage de thèmes comme les divers E.A régnant (comme Ishtar, Mardouk, YHVH, Toth etc.) pour en faire des cultes qui les accommodaient, prenant leur désir pour la réalité. Les cultes ont été pensés et conçus pour faire croire aux hommes que s'ils se conformaient aux rituels créés par les prêtres, en faisant des offrandes et en priant les êtres avancés en exil, ils reviendraient sur la terre pour y gouverner une seconde fois (le mythe du retour, le mythe de la seconde arrivée). Comme je l'ai déjà dit, ces cultes devinrent des bases pour la religion. Ils agirent de la même manière que le culte du Cargo lorsque les indigènes des îles du Pacifique virent pour la première fois la technologie avancées des forces armées américaines leur parachuter des biens et des marchandises et qu’ils en conclurent que les avions étaient des Dieux.
Rappelons-nous que le Christianisme est une déformation des premiers cultes de YHVH (ou Yahvé) et dénature la vie de l’homme et de l’enseignant qu’était Jésus. C’est un concept supranaturaliste qui s’est cristallisé au sein de l’église catholique romaine. L’ISLAM provient de messages venant d’un être avancé appelé Gabriel et transmis par channeling à Mohammed. Une fois de plus, c’est un point de vue obtenu par une communication indirecte et dénaturé pour le seul bénéfice d’un être humain et de ses disciples. Les religions modernes, comme celle des Mormons, proviennent d’expériences similaires. Le Bouddhisme n’est pas une religion mais une philosophie et pourtant de nombreux penseurs occidentaux influencés par le supranaturalisme considèrent la considèrent comme une religion avec une assise surnaturelle.
Lorsque j’emploie le terme E.A ou êtres avancés, je désire seulement signifier qu’ils sont plus avancés sur un plan technologique ou sur le plan des échanges interdimentionnels et qu’ils peuvent prendre l’initiative de nous contacter alors que nous ne pouvons les contraindre à venir à notre rencontre ou à communiquer avec nous. L’univers est probablement habité par des espèces avancées qui ont atteint différents degrés de développement intellectuel, moral et éthique.
A mon sens, seules les philosophies naturelles des cultures traditionnelles ont une vision appropriée de la source ultime et créatrice de l’univers. Les cultes et les religions qui vénèrent des E.A. vénèrent en réalité leurs propres projections.
Karma One : Qui sont les imposteurs ? Les E.A. qui affirment êtres des dieux ou les hommes qui utilisent leurs contacts avec des E.A comme un outil pour s’approprier le pouvoir?
Paul Von Ward: A ma connaissance, aucun E.A n’a jamais affirmé être le créateur de l’univers ou du cosmos. Certains E.A ont prétendu être les gouvernants de la terre et des hommes mais cela ne reflète que leur désir de nous asservir (tout comme nos rois et reines dominent et régentent des colonies humaines plus primitives). Seuls, ceux d’entre nous qui raisonnent en termes simplistes considèrent que des êtres avancés tels que YHVH ou ses autres visages comme Allah ou le dieu des chrétiens constituent la source ultime de toutes choses. Ces croyants font une confusion entre des représentants d’espèces plus avancées issues d’autres planètes avec l’énergie et la conscience qui sous-tend le centre de toute la création. Freud appelait ça une projection anthropomorphique d’idées humaines sur l’inconnu.
Après le déluge, les êtres humains devinrent très dépendants de la connaissance et de la technologie des annunakis qui à cette époque gouvernaient ce que l’on appelle aujourd’hui le Moyen-Orient (lire les chapitres 11 et 13 du livre). Les humains perdirent progressivement leur autonomie et cherchèrent à être dirigés et guidés par des entités plus « évoluées ». Quand les E.A. cessèrent leur régence directe, il y a 4000 ans, les humains se sentirent abandonnés et perdus. Ils devinrent psychologiquement fragile et facilement manipulables par ceux qui reçurent l’autorité, comme les rois et les prêtres. La plupart des humains de cette région s’adonnèrent aisément à des cultes dédiés à des dieux/E.A d’un genre ou d’un autre. Ces cultes étaient les prémisses de nos institutions royales et religieuses qui représentent le fondement de la plupart des gouvernements européens. De nos jour, le gouvernement révolutionnaire américain a également évolué dans une direction de type théocratique et développe des programmes secrets et occultes.
Karma One: Dans votre livre, vous démontrez clairement que dans les temps anciens, les guerres entre les hommes étaient en réalité le résultat de guerres entre des dieux et leurs disciples, que ces mêmes « dieux » enseignèrent à l’homme de se « détester pour des raisons superficielles ». Aujourd’hui, malgré le fait que ces «dieux» ou E.A ne se montrent pas physiquement au cœur de nos sociétés “modernes”, pensez-vous que la situation soit toujours identique : des guerres entre êtres humains seraient la conséquence de guerres silencieuses entre E.A ?
Paul Von Ward : Dans le chapitre 19 de mon livre j’explique comment les êtres avancés ont, entre 8.000 et 2.000 avant JC, recruté ou influencé psychologiquement des êtres humains pour les impliquer dans leurs conflits. Néanmoins, je ne sais pas si, de nos jours, les E.A influencent encore secrètement nos conflits et nos guerres pour gagner leurs propres combats. Je ne vois pas ce qui pourrait les y pousser. Je pense que la plupart des guerres contemporaines trouvent leur source dans les vieux conflits qui ont émaillé l’histoire des cultes voués aux extraterrestres et de leurs produits dérivés que sont les religions surnaturelles. En jetant un coup d’œil sur les conflits des Etats que furent Sumer, l’Akkadie, Babylone, Israël, l’Egypte, la Phénicie, etc., nous pouvons constater qu’ils étaient dirigés par des souverains de substitution qui perpétuaient des guerres menées par les « dieux des temps anciens ».
Durant cette époque de cultes voués aux êtres avancés, les rois croyaient qu’ils jouissaient de la protection de leurs dieux extraterrestres. Le supranaturalisme commençait à prendre corps dans la conscience de l’homme et il était devenu facile pour les dirigeants d’invoquer les noms de leurs “dieux” afin de galvaniser leurs disciples crédules et les plonger dans la frénésie nécessaire pour la bataille. Aujourd’hui encore, des soldats et des terroristes meurent en croyant que Dieu est de leur côté.
Karma One: Certains auteurs comme David Ash disent que les êtres avancés bienveillants ne sont pas ceux que l’on croit. Lucifer, le porteur de lumière ou Satan serait faussement décrit comme le «mauvais» tandis que YHVH et ses anges sont désignés comme les «bons». Ash soutient que Lucifer, parce qu’il voulait libérer l’homme, a été diabolisé par les cultes judéo-chrétiens et leurs religions. Qu’en pensez-vous ?
Paul Von Ward: Je suis d’accord avec lui. Dans le chapitre 4 de mon livre, je raconte cette histoire (que l’on retrouve dans le livre d’Enoch) selon laquelle les E.A., dirigés par un certain Sin (de la famille d’Enki), qui voulaient donner aux humains une plus grande aide technique en ont été empêchés (suite à un vote) par d’autres E.A, plus âgés, dirigés par Ninurta (que l’on connaît également sous le nom de YHVH). Les E.A qui avaient remporté le vote punirent ceux qui avaient donné aux hommes certaines connaissances scientifiques en les éloignant de certains postes de pouvoir (comme un limogeage d’un cabinet ministériel moderne). Ils les ont appelé “pécheurs”. Le clan qui avait remporté la mise voulait limiter l’accès aux connaissances scientifiques aux êtres humains et leur cacher la vérité sur les objectifs des annunakis. Ils ont diabolisé les E.A qui avaient favorisé le développement de l’homme, comme Enki dont le symbole était le caducée (deux serpents entrelacés). C’est la raison pour laquelle l’E.A qui désirait donner la connaissance à Eve dans la Bible a été associé au serpent.
Karma One: Pour compliquer l’histoire, il semble que les “bons”, ceux qui ont voulu amener la connaissance au genre humain soient reliés au serpent (le rôle du bon serpent contre les archontes que l’on trouve dans les écrits gnostiques). Un symbole reptilien qui s’avère aussi très important dans le chamanisme. D’un autre côté, certains auteurs pensent que les reptiliens (les Gris seraient des sortes d’entités reptiliennes) sont les “mauvais”, des entités extraterrestres qui manipulent ce monde, provoquent les conflits et les guerres, enlèvent des hommes, des femmes et des enfants et seraient à l’origine de sociétés secrètes comme les illuminatis. Que pensez-vous de cette apparente contradiction ? Deux espèces d’entités reptiliennes coexisteraient-elles ou est-ce une simple spéculation ?
Paul Von Ward : La confusion des symboles par les auteurs humains, moi y compris, est compréhensible. Nous avons tant de sources contradictoires censées représenter les faits qu’il est sage de s’armer de prudence avant de tirer des conclusions hâtives. Ce que j’explique à propos du renversement des valeurs dans votre question sur David Ash est historiquement assez proche de ce qui se dit dans les textes gnostiques. Il semble donc logique que des auteurs puissent associer les êtres avancés au symbole reptilien d’Enki et ses disciples. Mais diaboliser tous les E.A. de type reptilien ou au contraire les assimiler (ndtr : positivement) au symbole du serpent d’Enki revient à commettre une double erreur.
Tout d’abord, le symbole d’Enki fait référence à la double hélice de l’ADN, pas au reptile du royaume animal. Ensuite, les êtres avancés qualifiés de reptiliens ne correspondent pas aux espèces reptiliennes terrestres. Utiliser le terme « reptile » pour un groupe d’êtres avancés ne veut pas dire que l’on associe une apparence corporelle à un être avancé. Nous ce terme pour caractériser un aspect particulier d’un groupe d’E.A, un peu comme les formes animales sculptées sur les totems des sociétés plus anciennes. Dans la plupart des traditions, le totem du reptile avait des significations très positives (par exemple dans les cultures chinoises et celtes). En fait, la culture chrétienne est la plus encline à accorder une signification négative au symbole reptilien. Il semble évident que c’était une diversion du clergé qui a voulu effrayer les croyants pour leur dissimuler la véritable histoire de Ninurta/YHVH et son désir de nous contrôler.
Karma One : Possédons-nous des éléments matériels qui prouveraient que les églises et les autorités religieuses ont caché la vraie nature de ces E.A, que les églises des religions du livre ont transformé la réalité charnelle des êtres avancés en nous parlant d’anges, de démons ou d’êtres éthériques.
Paul Von Ward : Oui, en fait je crois que des documents historiques montrent le moment où la vraie nature des êtres avancés a commencé à changer. Les chapitres 20 et 22 expliquent cette transformation graduelle des descriptions sur la nature des E.A. -et sur leurs relations avec nous- qui, de naturelle, devient progressivement magique et surnaturelle. Dans le chapitre 7 j’explique la vision initiale qu’avaient les premiers êtres humains de la présence des êtres avancés et de leurs interactions avec d’autres dimensions.
La plupart des chercheurs ne perçoivent pas cette évidence qui leur pend au nez parce qu’ils interprètent les textes anciens en s’appuyant sur des postulats contemporains sur le surnaturel. Par exemple, lorsqu’ils lisent des textes évoquant des êtres avancés déambulant, parlant, mangeant ou ayant des rapports sexuels avec des êtres humains, ils pensent que ces récits sont des allégories parce qu’ils se basent sur leur interprétation moderne de la réalité. Cependant, si on lit les anciens récits dans leur contexte, il est très facile de trouver des descriptions concrètes de la vie des êtres avancés/dieux.
Les récits védiques, sumériens, persans, égyptiens, hébreux, grecs et d’autres textes datant de l’époque où les êtres avancés dominaient la terre abondent de faits historiques qui méritent d’être lus et compris tels que les auteurs les ont rédigés : c’est à dire comme des histoires parlant d’êtres qu’ils ont croisés et connus. Ce n’est que depuis 2000 ans que l’on assiste au glissement du débat dans des discussions sur l’éventualité que des êtres avancés ou des humains puissent êtres des entités éthériques ou spirituelles et les uniques représentants d’un royaume divin situé au-delà de la compréhension humaine.
Karma One: Vous semblez employer les probabilités mathématiques et la génétique pour corroborer l’existence des E.A. !?
Paul Von Ward : Les anciens manuscrits comme les sources métaphysiques suggèrent une certaine chronologie de l’intervention des êtres avancés dans notre histoire. Si ces chronologies sont exactes, nous pourrions les corroborer à l’aide de diverses disciplines scientifiques. Par exemple, actuellement nous pouvons être certains que les événements décrits dans “le Déluge” de la Torah des Hébreux et d’autres histoires à travers le monde se sont déroulés en réalité il y a 11.500 ans. Certaines dates associées avec la dissolution et la chute d’Atlantide peuvent être confirmées par des recherches en géophysique.
Par conséquent, si des dates se réfèrent à des interventions génétiques (qui ont accéléré) le développement humain, nous pourrions les corroborer par la technologie des “arbres phylogénétiques”. Il s’agit d’une technique employée par les généticiens (qui comptabilisent certains marqueurs dans le génome d’un groupe particulier) afin d’estimer l’âge et le lieu géographique des variations génétiques marquantes d’un modèle évolutif standard. Ces pics de variations sont les branches de notre arbre évolutif. Je l’explique dans le chapitre 9.
Diverses études suggèrent que les groupes humains les plus anciens (les africains) viennent d’un petit groupe de gènes mâles et femelles au moment où les sources historiques mettent en évidence la première intervention génétique qui a eu pour conséquence l’apparition de l’Homo Sapiens (il y a environ 300.000 ans). Des études génétiques similaires et l’archivage des fossiles dont il est question dans le chapitre 8 tendent aussi à confirmer les récits des anciens écrits sur la divergence entre les races blanches et orientales. Ces études ne prouvent pas directement l’hypothèse de l’intervention d’E.A mais elles les corroborent de façon très surprenante. De plus amples recherches sont nécessaires sur cette période.
Karma One: Selon vous nous aurions hérité d’un stress post traumatique suite au grand cataclysme, au Déluge qui est rapporté par la plupart des textes religieux. Quelles sont les influences de cet héritage sur notre comportement ? Pensez-vous que ce traumatisme, cette pathologie nous a été volontairement implantée par certains E.A pour pouvoir nous contrôler par la peur ?
Paul Von Ward: L’existence d’un désordre post traumatique parmi les survivants de ce grand cataclysme peut se déduire à partir des descriptions que nous avons de leurs réactions face à l’assistance technique offerte par des êtres avancés. Les êtres humains n’ont pas compris l’importance de la calamité qui leur était tombée dessus. Ils avaient besoin d’une aide immédiate. Les textes sumériens et hébreux rapportent à quel point les êtres humains étaient reconnaissants de l’aide apportée par les dieux. Les hommes ont vu les E.A. comme des sauveurs parce que ces derniers possédaient une technologie supérieure, des semences et des animaux domestiques. (Des études de l’ADN montrent que notre patrimoine génétique moderne du vivant a été formé des milliers d’années avant le cataclysme). Les êtres humains se sont se sont soumis aux E.A et leurs ont offert un vaste choix de fruits et de viandes. Les êtres humains se sentaient inférieurs et dépendants des E.A.. Bien entendu, de nombreux êtres avancés prirent avantage de ce “syndrome de dépendance” afin d’obtenir l’allégeance des hommes dans le cadre des luttes intestines entre E.A.
Cette époque a renforcé la croyance selon laquelle notre espèce était très inférieure aux dieux célestes. Certains se sont considérés comme des êtres déchus, indignes de toucher ne fut-ce que l’ourlet de la toge d’un être avancé et cherchaient leur bénédiction. Nombre d’entre nous se sont mis à révérer toutes les espèces qui provenaient d’une autre partie de l’univers (ce qui s’observe encore de nos jours au sein de groupes ufologiques et religieux). Les êtres humains voulaient désespérément ressembler à ces êtres avancés afin d’être emmenés dans les cieux à bord de leurs vaisseaux. Les hommes enviaient la longue durée de vie des E.A. dont les planètes possédaient des orbites différentes par rapport à leurs soleils et ils commencèrent à convoiter une demeure dans les cieux.
Toutes ces conditions psychologiques ont permis aux hommes de prétendre qu’ils avaient une relation spéciale avec les dieux afin de créer des cultes et des religions promettant le retour des êtres avancés et peut-être, la possibilité d’une vie dans les cieux à leurs côtés. Ces promesses ont été faites par des êtres humains à des fins personnelles. C’est un mythe entretenu par les rois, les papes, les imams, les rabbins et d’autres afin de contrôler l’humanité. Ce qui est triste dans cette histoire, c’est que la plupart de ceux qui occupent aujourd’hui ces positions ne connaissent même plus la vérité. En perpétuant ce mensonge, ils sont tout aussi crédules que leurs disciples.
Karma One : Les E.A. seraient-ils à l’origine de ces cataclysmes « bibliques » qui éradiquèrent la quasi totalité de l’humanité (comme semble le postuler Sitchin avec le contrôle de l’arme nucléaire ou météorologique) ?
Paul Von Ward : Non, je ne crois pas que des êtres avancés soient responsables de ces cataclysmes. A certaines époques, les interactions de notre système solaire turbulent avec le reste de la galaxie et de l’univers a rendu la vie plus fragile sur toutes les planètes. Ce qui est plus probable, c’est que dans certains cas des êtres avancés plus capables que nous de prédire l’arrivée de ces événements catastrophiques se soient servis de cet avantage pour nous manipuler. Certaines prédictions (comme celles du calendrier Maya) semblent indiquer que nous avons pu apprendre des choses sur les influences cosmiques grâce aux connaissances des E.A.

Karma One; Selon vous, des êtres avancés auraient aidé l’humanité à restaurer la civilisation après le temps du Déluge. Pour quelle raison ?
Paul Von Ward : Comme je l’ai déjà dit, certains E.A. semblent avoir toujours été très positifs avec les êtres humains et leur ont apporté aide et connaissance. La Bible et les textes sumériens suggèrent que des E.A. (certains parmi les élohim et les annunakis) ont averti des êtres humains en Mésopotamie de l’imminence d’un cataclysme et leur ont donné des explications spécifiques afin de construire un bâtiment submersible qui pourrait faire surface après avoir été submergé par les flots du déluge. Ces extraterrestres auraient entendus les prières des êtres humains pour ouvrir l’«arche» et les auraient pris en pitié. Après tout, c’est eux qui avaient contribué à créer génétiquement ces êtres humains «à leur image». Si l’on se fie aux témoignages des premiers accouplements entre des êtres avancés et des humains – qui auraient même générés une descendance hybride (les fameux “Géants” des temps anciens)- des liens familiaux auraient très bien pu motiver une aide de la part de certains E.A. Il est également raisonnable de penser que les E.A auraient pu être déçus de voir le fruit de leurs expérimentations périr à cause d’une “simple” catastrophe naturelle. Nous aussi, sommes également motivés par le fait d’aider des espèces moins évoluées victimes de catastrophes (sans compter le fait que les liens de sang entre les êtres avancés et les survivants étaient très puissants).
Karma One: Certains auteurs affirment que nous sommes pris dans un cycle sans fin d’évolution et de dévolution. Notre civilisation actuelle existe depuis environ 7000 ans. Ce n’est rien en comparaison de cycles de millions d’années. Pensez-vous qu’il est possible qu’une civilisation étendue, très avancée technologiquement, qui ressemble à la nôtre a pu exister il y a très longtemps, bien avant l’ère sumérienne et disparaître sans laisser de traces ?
Paul Von Ward. Je pense également que toutes les espèces connaissent des cycles de progrès et de déclins. Une espèce peut décliner jusqu’à l’extinction ou arriver à une renaissance. Etant donné l’âge de la Terre et les informations d’ordre métaphysique que nous possédons à propos des premières civilisations humaines (sans oublier les informations plus traditionnelles sur les civilisations perdues de l’Atlantide ou de la Lémurie), je pense qu’il est plus que vraisemblable que des races avancées ont vécu bien avant nous. Leur existence pourrait expliquer certaines découvertes archéologiques, jusqu’ici inexpliquées, d’artéfacts très anciens profilés avec une technologie sophistiquée. Des objets trouvés un peu partout sur le globe et qui sont décrits dans des livres comme Forbidden Archaeology (ndtr: de Michael Cremo, uniquement disponible en anglais).
Karmapolis: De nombreux chercheurs semblent créditer les travaux de Zecharia Sitchin sur les textes sumériens. Ces textes donnent des détails incroyables et importants sur l’origine de notre civilisation mais aussi à propos de nos liens et de nos relations avec les êtres avancés, ceux que nous avons considéré comme des Dieux dans les livres sacrés. Ce type d’information peut changer de façon radicale la perspective que nous avons de l’histoire et de la religion. Pourquoi les autorités académiques, les médias importants et les autres chercheurs universitaires n’accordent-ils pas plus d’importance à l’étude des textes sumériens ?
Paul Von Ward : Comme l’explique mon livre “God, Genes & Consciousness” dans le détail, la pierre angulaire de l’autorité par laquelle ces institutions justifient leur existence se fonde sur leur affirmation selon laquelle ils représentent la vérité “naturelle” ou celle “donnée par Dieu”. Ces autorités ont fait partie d’une opération de dissimulation à l’époque de l’Empire romain et dont le but était de discréditer l’histoire de l’implication des êtres avancés dans le développement de l’être humain. Admettre que leur version des origines de la science et des religions (et par conséquent de la civilisation occidentale) n’est peut-être pas fondée pourrait gravement porter atteinte à leur crédibilité et leur autorité. Toutes les structures de pouvoir qui les ont entretenues pour les renforcer pourraient retirer leur soutien financier. C’est tout l’édifice de notre société moderne qui pourrait s’écrouler. Les individus appartenant à ces institutions n’ont pas vraiment envie de se suicider et détruire tout ce qui a contribué à faire d’eux ce qu’ils sont.
Karma One: Pensez-vous que des êtres avancés comme YHVH ou les lignées sanguines héréditaires des annunakis influencent encore secrètement l’histoire de nos civilisations? Par exemple, que pensez-vous de l’assertion selon laquelle les illuminatis représenteraient les intérêts des descendants des annunakis sur terre ? S’agit-t‘il d’une thèse excentrique issue de la frange radicale conspirationniste?
Paul Von Ward : Tout d’abord, apportons un éclaircissement à propos des « lignées sanguines héréditaires ». Si les manipulations génétiques des E.A. que je décris dans le livre sont correctes, alors, tous les Homo Sapiens Sapiens font partie de la lignée générale des annunakis. Les “sangs bleus” ou les “lignées royales ou saintes” auxquelles certains auteurs font référence sont les descendants directs des accouplements entre des êtres avancés et des êtres humains. (Principalement des femmes mais pas exclusivement). Ces descendants étaient perçus comme des “demi-dieux” au Moyen-Orient et sont vraisemblablement les premiers à avoir été “sacrés” rois par les E.A, des souverains régnant sur des Etats de la taille d’une cité.
Tous les enfants et descendants de ces accouplements entre E.A et humains n’ont pas terminé dans les palais royaux en tant que Rois ou Pharaons. Certains d’entre eux sont apparemment devenus des enseignants pour les êtres humains, essayant de les aider à comprendre leurs origines extraterrestres et terrestres. Ils furent les fondateurs de ce que je nomme les “traditions naturelles non déistes” (ces traditions qui furent éradiquées par les prêtres des religions surnaturelles et des cultes aux êtres avancés).
En ce qui concerne le dernier point de votre question, je crois qu’il y a un certain nombre de groupes qui manipulent secrètement les évènements à des fins personnelles quand l’opportunité se présente. Cela peut inclure des organisations comme les illuminatis mais en réalité la plupart d’entre elles ne sont pas connues. Habituellement, je me réfère à ces groupes sous les appellations Oligarques ou Synarques. Je crois qu’ils cherchent plutôt à préserver le pouvoir qu’ils ont obtenus grâce aux liens étroits qui les unissaient aux annunakis et qu’ils se dissimulent derrière les rois et le clergé qui ont hérité de façon plus visible du pouvoir des êtres avancés).
Karma One: Vous considérez YHVH comme un être avancé qui a voulu imposer au cours du règne de Moïse une société utopique centralisée. Pourquoi avez-vous employé le terme “utopie” ? Quelle genre d’utopie et de société ont-ils été imposées par ce dieu et pourquoi ? Est-ce une vision caractéristique d’un annunaki ? Ne serait-ce pas plutôt les comportements de ce dieu qui seraient révélateurs de son origine extraterrestre?
Paul Von Ward : Oui, comme je le décris dans le chapitre 12 de mon livre, je crois que YHVH était l’un des Annunaki de second niveau basés sur terre (sans doute celui qui est connu par les Sumériens sous le nom de Ninurta) (ndtr: les Annunaki seraient très hiérarchisé. YHVH ferait partie du deuxième niveau, de la seconde génération, fils de An). Comme Ishtar, Baal et d’autres, il voulait développer un groupe distinct d’humains sous son propre fief afin d’obtenir un statut plus élevé auprès de ses pairs. Il provenait d’un groupe d’êtres avancés plus autoritaires et plus directifs avec les êtres humains, sans pour autant leur apporter de l’aide ou des connaissances. J’ai employé le terme “utopie” pour parler d’un concept idéalisé par un être avancé mais qui est loin d’être parfait aux yeux d’un être humain. YHVH voulait une société disciplinée, contrôlée par des prêtres choisis par lui et qui l’honoraient exclusivement à l’exclusion de tous les autres êtres avancés. Il imposait des règles strictes de comportements, d’alimentation, d’usages vestimentaires et exigeait des guerres sous sa bannière. C’était un tyran absolu, menaçant les hommes des châtiments les plus durs; ce qui incluait la mort pour avoir désobéi. Tous les attributs de sa société idéale peuvent être trouvés dans le Livre des Nombres et le Lévitique du Pentateuque des Hébreux. Son but était d’avoir la main mise sur les hommes plutôt que de susciter leur créativité et développer leur potentiel.
Karma One: On peut postuler que le langage et l’art de l’écriture serait un “cadeau” des E.A. au genre humain. Mais dans votre livre vous semblez ambigu à propos de ce don. D’un côté, vous semblez dire que les E.A. nous ont donné un langage et une écriture très sophistiqués, une forme de communication parfaite et ésotérique par laquelle le son aurait des propriétés magiques. De l’autre, vous affirmez que le langage, depuis le Sanskrit jusqu’aux langues contemporaines, a perdu ses “pouvoirs” magiques. Vous évoquez aussi l’histoire de la Tour de Babel où l’homme aurait perdu son lien avec la langue de E.A. Selon-vous, d’où vient cette perte de pouvoir du verbe ?
Paul Von Ward : Oui, je crois comme certaines traditions le suggèrent que certaines formes de langages nous ont étés donnés par des E.A., du moins à certains groupes humains. Je pense qu’il y avait aussi des langues totalement humaines et d’autres qui ne l’étaient que partiellement. Des langues vieilles de plus de 100.000 ans, aujourd’hui inconnues et qui sont d’origine extraterrestre et humaine. Actuellement, je pense que la plupart des langues parlées sur notre planète viennent probablement des premières manipulations extraterrestres parce qu’elles ont survécu grâce à l’écriture (un autre cadeau des E.A si l’on en croit les récits des traditions occidentales et orientales). Selon moi, le Sanskrit est la plus développée des langues modernes fondées sur l’héritage des E.A.
Le mot “Sanskrit” signifie “parfait” (samskrita) et son écriture s’appelle “devanagari”, ce qui veut dire, “issu des Dieux”. Ses 50 lettres et 15 voyelles sont techniquement plus développées que celles des autres alphabets plus récents, par la façon dont elles reflètent les mécanismes vocaux de la parole. Lorsque j’évoque la “dévolution” de l’alphabet et des langages qui y sont associés, je me réfère aux alphabets plus simplistes de l’hébreu, du grec, du latin et de l’arabe. Ces langues ont dévolués car la compréhension de la puissance énergétique du son de chaque lettre s’est perdue. Initialement, ces langues furent conçues pour être employées avec des mots qui correspondaient aux fréquences énergétiques de l’objet ou de l’action symbolisés. En dépit des quelques tentatives ésotériques pour comprendre ce concept, cet aspect a été essentiellement effacé de notre mémoire collective (la numérologie nous montre aujourd’hui cette régression).
Les dons des langues et des alphabets provenaient d’un groupe d’E.A. intéressé par le développement de l’homme. L’histoire de la tour de Babel est peut-être révélatrice des différentes tentatives de contrôle venant d’êtres avancés d’un groupe ou d’un autre. Tout comme dans l’histoire moderne, lorsque des conquérants ont contraint des peuples à parler de nouvelles langues, certains E.A. ont divisés les êtres humains par une technique similaire. Quelques soient les époques de notre histoire et ce depuis près de 3.500 ans, je crois que ce sont hommes qui ont manipulé l’évolution et l’utilisation du langage pour satisfaire leurs ambitions personnelles.
Karma One: Dans le cadre du phénomène des abus rituels, les victimes mais également les psychiatres qui les examinent, ont démontré que la plupart d’entre elles souffrent de désordres de personnalités multiples (MPD). Ces thérapeutes ont noté dans les récits de certaines de ces victimes la présence d’entités «extraterrestres», «démoniaques» (Daniel Ryder) ou «reptiliennes» (lire le témoignage de Karla Turner). Un nombre croissant de spécialistes des abus rituels et des MPD prennent cette situation au sérieux. Certains auteurs évoquent les annunakis. Pensez-vous que des êtres avancés puissent êtres impliqués dans de ces abus rituels et, dans l’affirmative, qu’elle pourrait en être la raison? De la même manière, la programmation Monarch et les abus rituels constituent un phénomène à part entière que certains psychologues et spécialistes de la santé mentale n’hésitent pas à relier au phénomène des enlèvements extraterrestres. Selon certains auteurs, la programmation Monarch, le contrôle mental et les abus rituels feraient partie d’un plan plus général dont le but serait d’enlever des enfants pour en faire des sortes d’esclaves contrôlables en prévision de la venue de l’Antéchrist (cfr: Daniel Ryder, “Cover-Up of the Century) et d’imposer une nouvelle religion unique et mondiale. Que pensez-vous de ces théories?
Paul Von Ward: Tout d’abord, je ne suis pas au courant des faits que vous évoquez dans votre question. Je ne peux que spéculer. Le syndrome MPD est un phénomène psychologique naturel qui survient lorsqu’une conscience incarnée est sujette à un stress intenable. Pour quelque raison que ce soit, lorsque la personnalité est incapable de faire face à la réalité d’une existence particulière, elle se dissocie en fragments de personnalités (ou personnalités multiples) car il s’agit d’un mécanisme de protection, un phénomène qui existe à des degrés divers chez tous les êtres humains. Ceci étant dit, laissez-moi spéculer sur votre question.
Un esprit humain particulièrement fort peut permettre à une autre entité de s’exprimer par l’intermédiaire de son champ de conscience (ce que nous appelons des médiums ou channels volontaires). Le champ de conscience d’un être humain faible peut être envahi par d’autres consciences, que celles-ci soient humaines ou extraterrestres. Je suis certain que ces derniers se sont manifestés dans de nombreuses circonstances différentes. Il s’agit juste d’un des moyens employés par des êtres puissants pour prendre le contrôle d’êtres humains fragilisés, que cela soit des enfants ou des adultes.
La réponse à votre question est que, si les projets de programmation et de contrôle des esprits dont vous parlez sont une réalité, l’une des techniques employées implique très certainement l’exposition d’un individu à un grand stress (par le biais de drogues, d’abus physiques, psychiques et de rituels) afin de briser les limites “normales” de sa personnalité et d’ y insérer une conscience extérieure, “étrangère” (humaine ou extraterrestre).
Karma One: Pensez-vous que les “dictatures modernes”, ces cultes de la personnalité comme le régime nazi, le stalinisme ou le gouvernement nord coréen puisent leurs racines dans les relations qu’entretenaient nos ancêtres avec des E.A. Sans cette influence étrangère, croyez-vous que nous aurions pu développer une autre forme de gouvernement basée sur un développement autonome de notre conscience avec la nature ?
Paul Von Ward : Je crois que l’ensemble des institutions gouvernementales (en ce compris les démocraties qui ont permis la prise de contrôle par des groupes locaux autonomes par des moyens autoritaires mais également des individus et des organisations) prennent leurs racines dans l’héritage légué par les E.A et constitué par la royauté et du clergé. Dans cette situation, les dirigeants soutenus par l’acceptation de leur hiérarchie croient dans la notion que les puissances au pouvoir sont là pour gouverner grâce à la conception d’un pouvoir de Droit divin ou par une conception darwinienne (ndtr; la loi du plus fort).
Oui, sans l’héritage de ce modèle des E.A; je suis convaincu que les gouvernements du monde seraient très différents de ce qu’ils sont en réalité aujourd’hui. Si nous examinons les modèles des quelques sociétés traditionnelles qui ont échappées à l’influence colonisatrice directe ou indirecte de l’hégémonie des E.A depuis 11.500 ans, nous observons qu’il existe une forme de gouvernement plus égalitaire, plus équilibré entre hommes et femmes et plus participatives. Il y a habituellement bien plus de respect pour les droits et différences individuelles. Les dirigeants sont généralement des volontaires qui accomplissent leur service publique pour une période puis retourne à leurs anciennes occupations. Ils peuvent être choisis par un tirage au sort afin de créer une rotation aléatoire de l’autorité et de la responsabilité au sein de la communauté. De telles sociétés reflètent un respect pour la nature et montre qu’elles ont leur importance pour la survie des humains. Malheureusement, toutes les sociétés importantes aujourd’hui ont été prises en main par l’une des lignées ancestrales régnantes ou par les élites économiques qui ont gagné du pouvoir par le biais des anciens systèmes « royaux ». (Ce qui inclut la plus grande partie du continent européen, les Etats-Unis, la majorité des nations arabes, la Chine, le Japon et bien d’autres pays).
Karma One : Certains auteurs comme Clive Prince et Lynn Pincket (auteurs de « La Porte des Etoiles, Editions du Rocher, 2001) pensent qu'il y a une conspiration afin de créer une religion mondiale et unique, une nouvelle manière de vénérer des entités avancées par le biais d’un syncrétisme associant l’ancienne religion égyptienne, les rituels de l’école des Mystères et des éléments des religions judéo-chrétiennes, c’est à dire la création d’un nouveau sens du « surnaturel » ou « supernaturalisme » afin de vénérer un Dieu anthropocentrique. Croyez-vous que la spéculation de ces auteurs soit fondée ? Est-ce que les E.A constituent un autre genre de menace ?
Paul Von Ward : Non, je ne crois pas qu’une conspiration existe afin de créer une nouvelle religion mondiale fondée sur une conception surnaturelle d’un Dieu anthropocentrique. Les religions « surnaturelles » existantes sont d’un usage bien assez commodes pour dissimuler les forces qui veulent les manipuler. Nous pouvons voir ce phénomène dans le mouvement théocratique courant qui est à l’œuvre aux Etats-Unis (NDTR : les néo-conservateurs américains très axés sur la religion), l’emploi de conflits religieux «surnaturels » en Inde (NDTR : guerre entre Hindous et Musulmans) qui est un état séculier et bien entendu, les conflits entre les sociétés islamiques, chrétiennes ou juives à chaque fois que des intérêts financiers veulent diviser ou conquérir des nations ou des régions. La nature profondément invérifiable de la validité du degré surnaturel (de ces religions) a fait des croyants de ces religions, des êtres que l’on peut facilement manipuler avec des mots codés et des symboles, et ce, quel que soit le Dieu qu’ils vénèrent. Une autre forme de psychose n’est pas nécessaire. La pensée magique des mouvements new age et la posture défensive de la science matérialiste n’offrent aucune solution à la fragmentation en cours de la société.
Je crois qu’il existe un faible espoir de voir une résurgence de la tradition naturelle de la science et de la philosophie (dont on peut trouver des exemples dans la Grèce classique, la Renaissance européenne et les Lumières). Une telle tendance peut doter l’espèce humaine d’une compréhension plus précise de son passé et de ses relations réelles avec les E.A. Le chapitre final de mon livre permet l’ouverture d’un débat public sur base de ces concepts.
Karma One : Avez-vous rencontré certains problèmes avec les lecteurs ou des autorités religieuses à cause de vos conceptions sur la nature des E.A ? Comment votre livre a-t-il été accueilli par la presse, par les ufologues et les théoriciens de la conspiration ?
Paul Von Ward : Je n’ai pas subi d’attaques directes des autorités religieuses ou de lecteurs à cause de ce livre. Ils ont sans doute compris que la meilleure façon de contrer de telles conceptions hérétiques était de les ignorer. Leurs revues et périodiques n’ont généralement pas d’articles critiques sur les livres. La grande presse en général et les institutions académiques dédaignent également de telles critiques proférées contre leurs postulats bien établis. Cependant, il existe un nombre très appréciable de groupes et d’associations qui estiment que la vision du monde « officielle » à propos du gouvernement, de la religion et de la science comporte de sérieuses lacunes dans leurs appréciations de ce que l’être humain est réellement. Ces gens s’engagent dans des débats enthousiastes avec moi sur les mérites de mes recherches. Des journaux et des périodiques moins importants et certains présentateurs radio ou télé ont vraiment aimé le livre. Mon héros, Giordano Bruno (philosophe italien du 16ième siècle qui a eu une conception de l’univers en rupture totale avec l’église et qui fut brûlé pour hérésie sur Ordre du Saint-office) a été brûlé sur un bûcher le 19 février 1600 et sa cosmologie fondée sur une vision naturelle du monde est toujours censurée de la même manière.
Karmaone
http://www.karmapolis.be/pipeline/von_ward.htm
Karmaone - © Karmapolis - décembre 2005
L'imposture des dieux

Les religions seraient-elles des cultes voués aux extraterrestres ? Un dossier qui résume la thèse de Paul Von Ward ainsi que celles d’autres chercheurs qui se sont penchés sur cette thèse que plus d’un pourraient considérer comme trop provocatrice à l’heure où on lance des fatwas et des anathèmes pour pas grand chose. Une position assez isolée en cette époque du retour du sentiment religieux et défendue par un ancien diplomate américain qui fut dans sa jeunesse pasteur protestant, multi diplômé de prestigieuses universités, vétéran du Viêt-Nam et aujourd’hui chercheur indépendant.
Avons-nous créé l’image que nous nous faisons de Dieu sur base d’informations données par des imposteurs, des entités qui se seraient présentées comme des dieux ? Bref, Dieu, les dieux, ceux que nous avons pris pour des dieux seraient-ils des imposteurs ? Les autorités religieuses se seraient-elles servies de ce quiproquo, de cette ambiguïté pour encore mieux instaurer leur pouvoir sur nos consciences ? Voici des questions que le lecteur se posera à la lecture du livre de Paul Von Ward, un chercheur américain, auteur d’un ouvrage passionnant, en anglais seulement : Gods, Genes and Consiousness - Non human intervention in human history - Hampton Roads Edition). Un livre où Paul Von Ward nous invite à reconsidérer le problème extraterrestre mais aussi l’histoire de nos civilisations et des religions. L’auteur, qui est à la fois un exégète et une sorte d’encyclopédiste en matière ufologique, nous offre une véritable mine d’informations sur les extraterrestres et l’histoire des civilisations. En poussant le raisonnement de Von Ward à l’extrême, un extrême qu’il n’approuvera peut-être pas, nous pourrions rejoindre la pensée de l’écrivain américain John Lash : l’irruption des “dieux” des religions monothéistes a mis un terme violent aux cultes chamaniques sur l’ensemble de la planète et nous a plongé dans une sorte d’âge des ténèbres. Ce sera par ailleurs le sujet du prochain livre de Lash qui s’inspirera des connaissances des gnostiques et des écoles des mystères pour étayer son propos. Pour Paul Von Ward, nous sommes piégés dans une civilisation «supranaturaliste», une civilisation «surnaturelle» qui a dénaturé la transcendance, la magie et l’ésotérisme.
La naissance furieuse des religions du Livre
Comment expliquer l’apparition de nos principaux dogmes religieux monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’ISLAM, ces fameuses religions du livre qui toutes nous imposent un rapport de soumission? Comment se fait-il que nous avons accepté si facilement les commandements parfois violents, les appels aux meurtres des infidèles (ceux des autres religions), les règles culinaires, cosmétiques et vestimentaires étranges et absurdes, mais également les comportements tyranniques et les crises de jalousie de cette entité divine qui se manifeste dans le corpus de textes des religions du livre ? Pour paraphraser la pensée de Michel Onfray, auteur d’un «traité d’athéologie» paru chez Grasset, comment expliquer qu’un catholique regardera avec mépris, amusement ou haine les règles particulières d’un musulman ou d’un juif et vice et versa sans remettre en question ce qui se passe dans sa propre chapelle ? Pourquoi cette guerre entre trois religions qui boivent à la même source ? Pourquoi tant de soumission à un dieu qui affirme être le créateur de toute chose, qui déclare être le siège d’un amour infini, qui fait reposer sur ses créatures un fardeau aussi lourd que celui du péché originel et qui voue aux enfers le croyant pour la plus infime transgression. Il y a là un paradoxe qui semble insoluble sauf si l’on considère que ce “dieu”, ces “dieux”, sont plus matériels, plus charnels, moins métaphysiques et trouvent leur origine dans notre univers matériel ou dans un univers parallèle. Une origine extraterrestre, cosmique, spatiale. Une origine moins spirituelle et plus engagée dans notre monde de “matière”. Une thèse très difficile à admettre spontanément malgré les contradictions avérées, la violence et l’intolérance qui transpirent dans nombre de textes et doctrines des trois religions monothéistes. Et pourtant, en dépit de ce conditionnement millénaire de l’homme qui consiste à considérer la manifestation de Yahvé, Jéhovah, Allah comme le témoignage du principe créateur de toute chose, il est important de se donner la possibilité de reconsidérer le problème et d’envisager l’hypothèse selon laquelle ces “dieux” soient simplement des entités extraterrestres. C’est ce que propose Von Ward, sans doute avec des termes moins radicaux que ceux employés dans cet article mais avec une grande richesse d’exemples.
Etres avancés
Une mise au point étymologique d’abord : plutôt que de parler d’extraterrestres, d’aliens et d’autres visiteurs des étoiles, nous utiliserons l’abréviation E.A. ou êtres avancés (en anglais : advanced beeings ou AB’s) utilisée par Von Ward pour les désigner. Cette abréviation a le mérite de mettre en évidence quelques unes de leurs caractéristiques fondamentales : ces entités seraient le plus souvent charnelles (comme nous), appartiendraient, en partie au moins, à notre univers dimensionnel et seraient plus “avancées” que nous. Plus avancées technologiquement, c’est une certitude. Mais spirituellement, le sont-elles vraiment ? C’est sans doute la question la plus problématique.
Von Ward nous propose de revisiter les textes sacrés de la bible, les textes sumériens, les évangiles gnostiques, la mythologie grecque, les récits védiques de l’Inde ancienne, les textes tibétains, égyptiens mais aussi les légendes et traditions orales d’Amérique du Sud, du Mexique, des ethnies, des civilisations et empires qui se sont développés en Afrique ainsi que des légendes polynésiennes sur la création du monde. Et de constater que ces récits ont beaucoup de choses en commun : ils évoquent tous à leur manière l’intervention très matérielle d’entités qualifiées sans doute à tort de divines parce que capables de faire des “miracles” comme voler dans les airs, guérir des gens, faire la démonstration d’une puissance incroyable à l’aide d’armes de destruction massive, voyager dans les étoiles, etc. Ces mêmes entités nous auraient enseigné le BaBA de la civilisation : l’agriculture, le commerce, le droit, l’art militaire, l’astronomie, les mathématiques. Une thèse défendue à longueur de livres par Zecharia Sitchin qui met en lumière, à l’aide de nombreux textes sumériens, le rôle des Annunaki, ces entités extraterrestres qui seraient venues d’une lointaine planète à l’époque de l’émergence et du développement de la civilisation de l’Irak antique.
Le contrepoint gnostique
Un point de vue qui n’est pas partagé par certains auteurs comme John Lash que nous avons déjà cité. Selon ce dernier, ces entités extraterrestres auraient manipulé notre perception de l’histoire et notre conscience pour nous faire croire que des dieux, des êtres extraterrestres sont à l’origine de nos progrès civilisateurs. Pour Lash, nos progrès matériels ainsi que spirituels, nous ne les devons qu’à nous-mêmes. Nous avons accès à toutes les connaissances pour peu que nous pratiquions les disciplines spirituelles pour y parvenir. C’est ce que l’on appelle la gnose. Pour cet auteur, ces entités extraterrestres qui seraient intervenues dans notre histoire sont maléfiques et parasitaires. Ce sont les fameux archontes. Pour les gnostiques, l’homme ne doit en aucune manière son salut à un dieu extérieur très suspect ou à un yahveh dictatorial. Il se «sauvera» lui-même grâce à un chemin intérieur vers l’illumination. On comprend par conséquent pourquoi la religion catholique romaine, qui ne peut supporter la moindre velléité d’indépendance de l’homme, se soit attaquée avec férocité aux Gnostiques en les diabolisant.
Le culte du cargo
Revenons à ces êtres avancés. Des entités certes toutes puissantes mais faites de chair et de sang, faillibles, colériques, dictatoriales, capricieuses, avides de pouvoir et guerroyant entre elles. Ces récits anciens à propos des dieux (annunakis, élohim, etc.) évoquent également l’existence d’un grand cataclysme qui aurait effacé pendant longtemps toute civilisation de la surface du globe. Nous aurions fait les frais des guerres que se seraient livrées ces entités extraterrestres divisées en clans et qui ne semblaient pas d’accord sur la façon d’administrer la terre et les hommes.
L’histoire que nous raconte Von Ward suggère que nous sommes en quelque sorte victimes du syndrome du “culte du cargo” (culte créé par des populations indigènes de Nouvelle-Guinée aux hommes blancs colonisateurs et à leur technologie lors de leurs premières rencontres) et que nous avons pris des entités extraterrestres technologiquement plus avancées que nous pour des dieux. Ces “dieux” seraient les architectes notre civilisation, auraient modelé nos conceptions religieuses, manipulé nos patrimoines génétiques et créé nos différences raciales. Nous serions les fruits d’un grand jeu, d’une gigantesque expérience.
Si nous avions demandé à un papou jamais mis en contact avec la civilisation occidentale de narrer ses premiers contacts avec les hommes blancs, la première fois qu’il a vu un cargo ou un avion, ou encore au moment où il a assisté au conflit entre les Américains et les Japonais pendant la deuxième guerre mondiale, il y a fort à parier qu’il nous pondrait un récit épique mettant en scène des dieux immensément riches, volant sur des dragons d’acier cracheurs de feu, glissant dans l’eau ou sur l’eau dans des monstres de métal vengeurs, crachant des éclairs aussi brillant que le soleil. Les papous avaient construit des fausses pistes d’atterrissage, des fausses tours de contrôles et de faux ports pour s’attirer les bontés des “dieux”. Notre civilisation ne serait-elle pas encore aujourd’hui, victime, à tout le moins religieusement et culturellement, du syndrome du culte du cargo. Bien entendu, cette hypothèse ne revient pas à dire que Dieu n’existe pas, bien au contraire. Ce sont les messages et les textes de nos bibles et autres livres “sacrés” qui ne seraient pas si sacrés que cela.
Piste d'atterrissage factice construite pour un rituel par des indigènes de Nouvelle Guinée - Scène extraite du documentaire Mondo Cane de Gualtiero Jacopetti - 1959
Le jeu n’est pas terminé
Pensez-vous que ce jeu est terminé ? Non. Bien au contraire. Branchez-vous sur le web et regardez par exemple un reportage d’ABC, une des plus importantes chaînes américaines. Une équipe de tournage d’ABC avait rencontré un homme qui se prétendait prophète de Yahweh et qui affirmait pouvoir faire apparaître des ovnis à volonté. Rendez-vous avait donc été pris avec le prophète dans une banlieue de Las Vegas. L’intéressé invoquait alors le ciel en psalmodiant une petite incantation et à la stupéfaction des journalistes, deux ovnis apparaissent très clairement dans le ciel. Un peu plus tard, le «prophète» Yahweh promettait une apparition massive d’ovnis le 15 juillet. De quoi impressionner les foules. En définitive, peu importe qu’il soit capable ou non de faire venir des ovnis, le problème est l’idéologie qui accompagne ce tour de passe-passe : une idéologie extrémiste et apocalyptique, la vengeance d’un dieu en colère contre les péchés de l’humanité, les homosexuels, les infidèles, etc. Bref, un bon discours de l’extrême droite biblique avec des “élus” et des mécréants. Le drame est que ces manifestations habiles pourraient très bien pousser nombre de gens crédules et effrayés par l’irruption de phénomènes étranges à se soumettre corps et âme. Ce fameux culte du cargo donc, qui est une manifestation religieuse très particulière qui reflète bien le comportement de l’homme face à l’inconnu.
Pourquoi s’accrocher aux textes sacrés ?
Pour Paul Von Ward nous avons été conditionnés, que nous soyons croyants ou non, dès le plus jeune âge, à considérer les textes sacrés et les traditions religieuses comme une série d’instructions émanant d’un dieu universel. Il serait tout aussi difficile pour un athée, un agnostique ou un croyant de se détacher de ce conditionnement, de cette soumission au dogme religieux. Chrétien, musulman, juif ou agnostique, nous percevrions les textes religieux comme des récits narrant les relations des hommes avec Dieu ou encore comme des métaphores initiatiques. Et si les comportements divins nous semblent peu compréhensibles ou parfois excessivement violents ou vengeurs (comme c’est le cas dans la Bible par exemple), les exégètes et théologiens s’empressent “d’interpréter” les actes et les paroles de Dieu comme des “images” qu’il faut inscrire dans le contexte social de l’époque, une époque où les gens étaient peut-être un peu “dur d’oreilles” et où il fallait impressionner par des images fortes. Les fondamentalistes de leur côté se font un plaisir de ne rien interpréter du tout et de prendre le message au pied de la lettre, histoire de donner plus d’ampleur, de force et puissance à leurs petites affaires. Par contre, il nous est beaucoup plus difficile d’admettre que ces chroniques et récits bibliques, sumériens et védiques pourraient être des narrations déformées d’événements réels mettant en scène des êtres techniquement plus avancés mais pas forcément plus évolués spirituellement que ne pourrait l’être un homo sapiens sapiens.
Histoires vraies ou légendes?
Bien entendu, certains chercheurs ont certaines réticences à admettre que ces livres “sacrés” et ces récits épiques sur les premiers âges de notre civilisation pourraient relater des faits historiques impliquant des entités matérielles et charnelles. Pour les fondamentalistes, les récits bibliques sont effectivement des récits historiques à prendre totalement au premier degré et à travers lesquels des forces divines transcendantes se manifestent pour appeler à la conversion immédiate. Cette lecture s’est perpétuée même si elle a été adoucie par les théologiens et autorités vaticanes des dernières années. Dans la bible par exemple, pour certains théologiens contemporains, les symboles étaient plus importants que les faits relatés. Jusqu’il y a peu, les théologiens modernes considéraient les élohim et autres anges ainsi que les annunakis des textes sumériens comme des récits mythologiques ou encore comme des incarnations symboliques et archétypales des luttes intérieures de l’âme humaine. Ces sagas se voudraient être des sortes d’exorcismes conçus pour mieux catalyser la violence inhérente au fonctionnement des sociétés anciennes, sortes de contes de fée des premiers temps pour “huiler” les rouages de la mécanique de fonctionnement de ces sociétés. Ou encore, ces histoires auraient été déformées, imagées en paraboles pour mieux parler à l’imaginaire des peuplades des temps jadis. Voici l’interprétation traditionnelle du contenu de la Bible ou d’autres livres anciens.
Les chroniques sumériennes
Mais si l’on relit les textes sumériens et même certains chapitres de la Bible sans présupposés, en partant simplement du principe qu’il s’agit de la narration de faits réels émanant d’êtres humains dépassés culturellement et technologiquement par les activités d’entités issues d’une civilisation infiniment plus sophistiquée, alors tous ces textes prennent un sens nettement plus cohérent. D’autant plus que certains récits sumériens sont vraiment sans équivoque lorsqu’ils évoquent l’utilisation de technologies exotiques en matière de transport (fusées, navettes spatiales, vaisseaux mères, stations orbitales), d’architecture, de banques de données, de communication à distance, etc. Pour vous en savoir plus, lisez les livres de Zecharia Sitchin mais également ceux d’autres chercheurs qui travaillent sur la même hypothèse ainsi que la traduction des nombreux textes sumériens (à lire sur Karmapolis : L’origine de l’homme : les thèses interdites et l’interview d’Anton Parks, l’auteur du livre Le Secret des Etoiles Sombres qui est une oeuvre remarquable et étonnante qui nous donne un aperçu très convainquant du génie génétique des annunakis et de leurs activités colonisatrices).
Des progrès technologiques soudains
Les chercheurs sont incapables d’expliquer pourquoi des civilisations très anciennes ont fait de véritables bons en avant dans le futur, des sortes de sauts quantiques technologiques, un peu comme si des sociétés modernes et sophistiquées étaient apparues soudainement là où tentaient de survivre auparavant des peuplades nomades de chasseurs cueilleurs. A tout le moins, nous aurions du retrouver des traces de “civilisations intermédiaires” montrant que l’évolution technologique a suivi une courbe lente et progressive. Mais il n’en a rien été et l’hypothèse la plus évidente est que l’homme a forcément du recevoir une aide extérieure. Ce que bon nombre d’archéologues refuse de “croire”. Von Ward nous montre que les récits de ces peuplades sont sans ambiguïtés : ils ne revendiquent aucunement les progrès qu’ils ont fait mais les attribuent à des “dieux”, des êtres avancés « spécialisés » en médecine, en agriculture, en droit, dans l’artisanat, etc.
Les guerres des dieux

La question qui taraude les consciences est de savoir si l’intervention de ces êtres avancés était bénéfique ou non ? Tous les actes « divins » sont à chaque fois empreints d’ambiguïté et il semble évident que leurs dons n’ont jamais été gratuits et toujours été faits avec une arrière pensée “utilitariste”. Comme le souligne Von Ward, les E.A. ne sont pas des philanthropes, loin de là. Surtout si l’on examine les tablettes sumériennes relatant notre histoire commune avec les annunakis : ces derniers nous auraient créés et nous auraient aidés à fonder une civilisation pour avoir de la main d’œuvre qualifiée à disposition. Les annunakis nous auraient donné les notions suffisantes pour l’agriculture, l’élevage, la sidérurgie, le droit, l’art et l’artisanat mais aussi l’écriture et le langage. Lorsque nous avons voulu les égaler dans certains domaines plus “stratégiques”, à savoir construire des vaisseaux et une tour de lancement pour atteindre les étoiles (la Tour de Babel), les choses auraient tourné au vinaigre. Selon les textes sumériens, de nombreux conflits auraient déchiré les “dieux” annunakis pour savoir jusqu’à quel point il fallait faire évoluer notre civilisation ou s’il fallait tout simplement nous effacer de la surface de la terre une fois notre tâche remplie (le travail dans les mines d’or, la production de “matières premières” comme des métaux et des produits dérivés de la naphte, soit du pétrole). Mais le développement de la communication, du langage était sans doute bien plus important que les autres progrès. Le langage représente un enjeu de taille car celui-ci conditionne nos perceptions et donc notre conscience. La langue héritée des dieux pouvait-elle oui ou non subsister telle quelle ou bien, s’agissait-il d’un cadeau bien trop important à nous faire ?
Le «don» des langues
Selon Paul Von Ward, le langage et l’écriture employés à l’époque des “dieux” étaient des outils de communication parfaits. Ces êtres avancés connaissaient le pouvoir “magique” des mots et des sons et nous les auraient sans doute enseignés (la science explore aujourd’hui seulement les propriétés physiques des sons, ultrasons et infra basses qui peuvent, par exemple, s’avérer des armes très efficaces). Le fait de pouvoir repérer et “découper” une langue en un nombre limité de signes “écrits”, qui combinés de façons infinies recouvrent toutes les significations que l’on veut communiquer, était un coup de génie. L’invention des premiers alphabets (le sanskrit), simplifiant les principes d’écritures basés sur les idéogrammes (un signe par mot dont une infinité de signes à apprendre comme c’est le cas en chinois) et les hiéroglyphes, représentaient également un bon créatif incroyable. Mais dans son ouvrage, Von Ward nous montre également que le langage et l’écriture connaissent une véritable “dévolution”, une sorte de décadence dans laquelle la langue a perdu sa force de signification, sa puissance évocatrice mais également magique. Les traditions kabbalistes seraient les vestiges de cette époque où le langage avait une dimension ésotérique aujourd’hui cachée ou disparue. L’enjeu est d’autant plus important quand on sait que le langage est en partie responsable de la formation de la pensée et de la conscience ou plutôt de la manière dont celles-ci se manifestent. Il n’est donc pas étonnant qu’il y ait eu des guerres linguistiques, que des institutions religieuses ou gouvernementales aient parfois voulu imposer certains mots, un bagage terminologique particulier tout en interdisant l’usage d’autres termes. Admirez la puissance des mots sur les consciences en matière de propagande : souvenez-vous comment l’expression “frappes chirurgicales” a réussi à insinuer l’idée qu’une “guerre propre” et précise était humainement acceptable car prétendument économe en pertes civiles masquées qui seront ensuite déshumanisées sous l’appellation “dégâts collatéraux”. De même, jamais l’église n’acceptera de faire rentrer dans son bagage terminologique le concept d’entités avancées pour désigner les “anges”, les “démons” ou “Jéhovah”. Le langage constitue un enjeu de première importance. La façon dont ces êtres avancés ont influencés nos langage et l’écriture pourrait révéler leur objectif. Le sujet est complexe et les conclusions de Von Ward sont ambiguës. Comme l’ont sans doute été les interventions des êtres avancés dans l’histoire humaine. Parce qu’il y avait des dissensions entre individus d’une même race extraterrestre, parce qu’il y avait peut-être plusieurs “races” extraterrestres aux mobiles et aux comportements différents. Ces dissensions auraient provoqué les conflits abondamment décrits tant dans les écrits sumériens que dans les textes védiques (Inde) qui mettent en scène des “dieux” faisant usage d’engins volants surarmés ainsi que d’armes de destruction massive.
Un autre héritage des êtres avancés : le système très centralisé et dictatorial que l’on retrouve dans certains états laïques et théocratiques. Un système qui trouverait sa source dans les cultes de la personnalité des anciennes civilisations sumériennes et égyptiennes qui vénéraient des dieux entités extraterrestres mais aussi des hybrides. Des êtres issus de croisements entre des êtres avancés et des hommes et qui devinrent nos rois et gouvernants quand les êtres avancés disparurent de la surface terrestre. Pour Von Ward, la monarchie absolue de Droit divin n’est finalement qu’une sorte de séquelle de ce type de gouvernement. Dans le même ordre d’idée, les cultes de la personnalité contemporains générés par les systèmes hitlériens, staliniens ou nord-coréens seraient peut-être aussi des réminiscences de ces temps anciens.
Un héritage ambigu
Ces êtres avancés ont-ils joué un rôle positif? Que serions-nous devenus sans leur intervention. Si l’on se fie aux mises en garde gnostiques contenues dans le Nag Hammadi, alors l’irruption des E.A n’était pas une bonne chose. Sans eux, nous aurions pu nous connecter plus efficacement à notre source créatrice –l’entité mère– et notre potentiel aurait peut-être été suffisant pour nous permettre d’arriver à l’épanouissement de notre conscience. La déviation occasionnée par l’intrusion et la manipulation des Archontes, des annunakis sur notre conscience nous aurait donc plongés en «enfer».
Pour Paul Von Ward, l’implication des êtres avancés a pu accélérer le développement technologique de nos civilisations. Par contre, sur le plan spirituel et social, le rôle rempli par ces êtres avancés serait beaucoup plus discutable. Tant le clergé que les premiers rois humains auraient, semble-t-il, été manipulés par des E.A. pas particulièrement enclins à nous léguer un héritage spirituel et des structures sociales harmonieuses. A la lecture du livre de Paul Von Ward, on est finalement étonné de ne pas s’être aperçus plus tôt de l’intervention de ces êtres avancés dans notre histoire.
Un auteur inattendu
C’est surtout le parcours et l’évolution spirituelle de Von Ward qui a retenu toute notre attention. Le contenu de l’ouvrage peut surprendre, voire choquer le croyant qui n’éprouve pas le besoin de remettre en question le dogme religieux. L’ouvrage n’a pourtant pas été rédigé pour heurter la sensibilité du lecteur, nous a confié l’auteur. Il est l’aboutissement d’une lente progression philosophique et intellectuelle qui s’est faite, nous a précisé Von Ward, «sans chocs ni violences». Paul Von Ward a reçu une éducation américaine standard et une formation universitaire de haut vol : un cursus très classique pour les membres de l’élite de Washington travaillant pour le département d’état des affaires étrangères. Cet ancien diplomate a du éprouver une forte attirance pour la transcendance pour devenir pasteur protestant et on ne peut qu’être étonné de la remise en question radicale qui a suivi. Nous lui avons posé des questions à cet égard et c’est sans réserve ni gêne qu’il s’est exprimé : « Ma façon de voir a profondément changé depuis l’époque où j’étais jeune pasteur. Mais même si cela peut vous paraître surprenant, je dois dire que l’évolution de ma pensée s’est déroulée sur plusieurs décennies, sans difficulté émotionnelle particulière et sans douleur. Nombre de mes camarades de faculté se posaient les mêmes questions que moi et tout comme moi, tentaient d’accéder à de nouveaux paradigmes. Ils se sont malgré tout retrouvés psychologiquement incapables de lâcher prise, d’abandonner leurs vieux schémas de pensée. Beaucoup sont revenus aux traditions religieuses que nous avions essayés d’abandonner lorsque nous étions plus jeunes. Des changements variés et croissants se manifestent en douceur chez un individu. La résistance au changement de mes amis était bien plus importante que la mienne durant nos études supérieures en psychologie. En fait, cela a été un travail d’introspection de toute une vie pour finalement comprendre pourquoi mes transformations, mes transitions philosophiques et religieuses ont été aussi «normales».
Je sais que cela ressemble à une excuse, une rationalisation à posteriori pour justifier mon incapacité à donner une explication au processus de transformation intérieur que j’ai traversé. Selon moi cela dépend du niveau d’évolution de la «psyché» qui s’incarne à la naissance de l’être humain. Bien entendu, il y a des histoires d’épiphanies (ndtr : révélations «divines » soudaines) et de conversions, un peu comme si un bras magique vous touchait dans un moment de crise, mais je ne me souviens pas avoir traversé ce genre de crise. En fait, aujourd’hui, je ne crois pas en un Dieu. La source de toute existence est et demeure ineffable. Les différentes espèces d’êtres avancés sont des créatures qui ont un atteint un niveau énergétique incomparable au nôtre mais elles sont aussi des manifestations de la Conscience par lesquelles notre propre auto apprentissage de l’univers peut se faire. Toutes les espèces (les humains, les êtres avancés et les entités moins «avancées») sont engagées dans un processus d’apprentissage et de connaissance sur la manière dont elles peuvent contribuer au «grand Tout». Le Créateur n’a pas de «plan divin». Ce principe créateur ne cherche qu’à découvrir ce que toutes ses manifestations sont capables de créer ensemble. De ce fait, la vie est un processus sans fin, ouvert et qui se guide lui-même, ce qui me permet d’être aussi libre que l’oiseau qui vole».
http://www.karmapolis.be/pipeline/imposture_divine.htm